samedi 17 octobre 2009

Ada Yonath (prix nobel de chimie 2009)veut libérer tous les prisonniers palestiniens

Publié sur le site protection-palestine.org le 16 octobre 2009


La chimiste, qui vient de recevoir le prix Nobel, demande la libération des prisonniers palestiniens, expliquant que leur maintien en détention pouvait pousser au terrorisme.

L’Israélienne Ada Yonath, qui vient d’obtenir le prix Nobel de chimie pour les travaux sur les ribosomes, ces usines à protéines du corps humain, est aussi une citoyenne très engagée et dotée de solides convictions pacifistes. La chercheuse s’est déclarée en effet aussitôt « pour la libération de tous les prisonniers palestiniens » détenus par Israël. Interrogée par la radio militaire, elle a eu le courage d’affirmer sur les ondes : « Il faut libérer tous ceux que nous appelons des terroristes et pas seulement pour obtenir en échange le soldat Gilad Shalit. » Et d’argumenter : « C’est en gardant ces détenus en prison que nous poussons à l’exaspération leurs proches et que nous fabriquons des terroristes. Le meilleur moyen d’empêcher les enlèvements d’Israéliens en vue qu’ils servent de monnaie d’échange, c’est de libérer ces détenus. » La lauréate 2009 du prix Nobel de chimie pointe encore que c’est le désespoir qui pousse des Palestiniens à des opérations suicides : « Cela n’arrive pas à des gens qui ont un horizon et une espérance dans leur vie. »

La scientifique est née avant-guerre, dans une famille très pauvre de Jérusalem. Pas de livres à la maison, trop chers, mais une volonté de se former et des parents convaincus qu’il fallait donner à leurs enfants une bonne instruction.

Saisissant : c’est en découvrant la vie de Marie Curie, première femme prix Nobel de l’histoire, que la jeune Ada Yonath décide de vouer sa vie à la recherche. « Nos travaux ont duré des années », a-t-elle encore expliqué à la radio israélienne. « Chaque fois que je faisais face à une difficulté de la taille de l’Everest, c’était pour découvrir qu’il y avait un autre Everest derrière. Mais quand j’ai trouvé la structure du ribosome, j’étais vraiment, vraiment très heureuse. » Pour franchir l’Everest de la paix, le monde a le plus grand besoin de scientifiques de la trampe d’Ada Yonath.

B. O.

Source: l’Humanité

Lien de l'article: http://www.protection-palestine.org/spip.php?article7836

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