REUTERS/KEVIN LAMARQUEBenyamin Nétanyahou et Mahmoud Abbas se sont serré la main en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.
L'image rappellera la poignée de main historique entre Itzhak Rabbin et Yasser Arafat sur la pelouse de la Maison Blanche en septembre 1993. Derrière les deux hommes, dans le rôle du faiseur de paix, Bill Clinton.
Mardi 22 septembre, les protagonistes avaient changé. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se sont serré la main, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, tandis que Barack Obama posait la main sur leurs épaules. Il s'agissait de la première poignée de main entre les deux hommes depuis que M. Nétanyahou a pris ses fonctions fin mars.
La comparaison historique s'arrête là. Quand, en 1993, MM. Arafat et Rabbin scellaient symboliquement les accords d'Oslo, M. Obama a seulement pu appeler, mardi, ses interlocuteurs à "aller de l'avant".
Dans une brève apparition devant la presse, le président américain a indiqué leur avoir demandé de renvoyer leurs négociateurs la semaine prochaine à Washington. "Le temps où on parle d'engager les négociations est révolu, le moment est venu d'aller de l'avant, le moment est venu de montrer la souplesse, le bon sens et l'esprit de compromis nécessaires pour atteindre nos objectifs. Les négociations sur le statut permanent doivent commencer, et elles doivent commencer rapidement", a plaidé M. Obama alors que ces discussions sont arrêtées depuis fin 2008.
"CYCLE INFINI DE CONFLITS ET DE SOUFFRANCE"
Il a aussi dit avoir demandé à sa secrétaire d'Etat Hillary Clinton de lui rendre compte mi-octobre de l'évolution des négociations. "En dépit des obstacles, en dépit du poids de l'histoire, nous devons trouver un moyen de sortir de l'impasse dans laquelle des générations d'Israéliens et de Palestiniens se sont retrouvés piégés, dans un cycle infini de conflits et de souffrance", a-t-il dit. Il a appelé les Palestiniens à accepter l'ouverture des négociations et à lutter contre les sentiments anti-israéliens. En parallèle, il a demandé aux Israéliens de traduire par des actes ce qu'ils se sont dits disposés à faire sur la question cruciale de la colonisation.
Les discussions entre Israéliens et Palestiniens se heurtent au refus de M. Nétanyahou de stopper complètement la colonisation en Cisjordanie occupée, et à celui de M. Abbas de discuter dans de telles conditions.
Une mission menée la semaine passée par l'envoyé spécial de M. Obama pour le Proche-Orient, George Mitchell, s'est soldée par un échec, malgré ses navettes entre MM. Abbas et Nétanyahou. Mardi, M. Mitchell a reconnu que les divergences persistantes entre Israéliens et Palestiniens rendraient difficiles une relance de leurs négociations.
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'Time to Move Forward'
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