Jonathan Cook [2]/The National
Israël déploie une équipe de cybernautes pour diffuser de la désinformation positive [1]

Le ministère des Affaires étrangères israélien aurait mis sur pied une équipe clandestine spéciale de travailleurs rémunérés dont le travail consistera à surfer sur l’Internet 24 heures sur 24 pour propager des informations positives sur Israël.
Le soutien passionné à Israël qui s’exprime dans les sections interactives des sites Internet, forums, chats, blogs, Twitters et Facebook, n’est peut-être pas ce dont il a l’air à première vue.
Le ministère des Affaires étrangères israélien aurait mis sur pied une équipe clandestine spéciale de travailleurs rémunérés dont le travail consistera à surfer sur l’Internet 24 heures sur 24 pour propager des informations positives sur Israël.
De jeunes Israéliens férus de l’Internet, surtout des soldats fraîchement diplômés et démobilisés dotés de compétences linguistiques, sont recrutés pour jouer le rôle de surfeurs ordinaires, tout en propageant la ligne gouvernementale sur le conflit du Moyen-Orient.
« Pratiquement, l’Internet est un théâtre d’opérations dans le conflit israélo-palestinien, et nous devons être actifs dans ce théâtre, sans quoi nous allons perdre », dit Ilan Shturman, le responsable de ce projet.
L’existence d’une « équipe Internet de combat » est apparue au grand jour depuis qu’elle a été inscrite dans le budget du ministère des Affaires étrangères cette année. Près de 105 000 € ont été réservés à une première phase de développement, et un financement supérieur est prévu pour l’an prochain.
L’équipe sera sous l’autorité d’un vaste département qui traite de ce que désigne le terme hébreu « hasbara », officiellement traduit par « explication publique » mais qui signifie plus couramment « propagande ». Cela inclut non seulement le travail des relations publiques gouvernementales mais des questions plus secrètes que traite le ministère avec une cohorte d’organisations privées et d’initiatives qui font la promotion de l’image d’Israël dans la presse, à la télévision et en ligne.
Dans une interview accordée ce mois à The Calcalist, un journal d’affaires israélien, M. Shturman, vice-directeur du département hasbara du ministère, a admis que son équipe travaillerait clandestinement.
« Nos gens ne diront pas : « hello, je suis du département hasbara du ministère des Affaires étrangères israélien et je voudrais vous dire ceci ». Et ils ne s’identifieront pas non plus nécessairement comme Israéliens, dit-il ; ils parleront comme des surfeurs et des citoyens, et écriront des réponses qui auront l’air personnelles mais seront basées sur une liste préparée de messages développés par le ministère ».
Rona Kuperboim, chroniqueuse pour Ynet, le site d’information israélien le plus populaire, a dénoncé cette initiative, disant qu’elle indique qu’Israël est devenu « un Etat doté d’une police de la pensée ».
Elle a ajouté que « de bonnes RP ne peuvent pas rendre plus agréables la réalité dans les territoires occupés. Des enfants y sont tués, des maison bombardées, des familles meurent de faim ».
Elle a été contactée par de nombreux intervenants demandant comment postuler à un job dans l’équipe du ministère des Affaires étrangères.
Le projet formalise des pratiques de relations publiques que le ministère a développées spécifiquement pour l’attaque israélienne contre Gaza en décembre et janvier dernier.
« Pendant l’opération Plomb Durci, nous avons fait appel aux communautés juives à l’étranger et avec leur aide nous avons recruté quelques milliers de volontaires qui se sont joints aux volontaires israéliens » a dit M. Shturman.
« Nous leur avons fourni du matériel de contexte et de propagande et nous les avons envoyés pour représenter le point de vue israélien sur les sites web et les enquêtes d’opinion sur l’Internet ». [3]
L’armée israélienne avait aussi un des sites les plus populaires sur le site de partage de vidéos YouTube, où elle chargeait régulièrement des clips, bien que cela fasse l’objet de critiques de la part de groupes pour les droits de l’homme en raison des fausses informations induites à propos de ce qui était montré dans ses films.
M. Shturman a dit que pendant la guerre le ministère avait concentré ses activités sur des sites web européens, où le public était plus hostile à la politique israélienne. En tête de sa liste de sites ciblés par le nouveau projet, il y aurait les sites BBC Online et BBC Arabic, a-t-il ajouté.
Elon Gilad, qui dirige l’équipe Internet, a déclaré au Calcalist que beaucoup de personnes avaient contacté le ministère au cours de l’attaque sur Gaza pour offrir leurs services. « Les gens demandaient juste de l’information, et par après nous avons vu que l’information était diffusée sur tout l’Internet ».
Il a suggéré qu’il y avait eu une large coopération de la part du gouvernement, avec le ministère de l’Absorption fournissant des détails de contact pour des centaines d’immigrants récents en Israël qui écrivaient dans leur langues d’origine du matériel pro-israélien pour des sites web.
La nouvelle équipe est censée augmenter la coordination étroite du ministère avec un groupe de défense privé, giyus.org (Give Israel Your United Support). Quelque 50 000 activistes auraient téléchargé un programme intitulé Megaphone qui envoie une alerte à leurs ordinateurs chaque fois qu’un article critiquant Israël est publié. Ils sont alors censés bombarder le site de commentaires de soutien à Israël.
Nasser Rego de « I’lam », une ONG basée à Nazareth qui observe les médias israéliens, dit que des organisations arabes en Israël faisaient partie des cibles régulières des groupes hasbara pour des « assassinats de réputations ». Il s’inquiétait de savoir si la nouvelle équipe tenterait de présenter un travail plus professionnel et convaincant.
« Si ces gens donnent une fausse représentation de ce qu’ils sont, on peut se dire que cela ne les dérangera pas trop de donner une fausse représentation des groupes et des individus sur lesquels ils écrivent. Leur objectif, c’est clair, sera de discréditer ceux qui défendent les droits humains et la justice pour les Palestiniens ».
Quand le quotidien The National a appelé le ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor, un porte-parole, a nié l’existence de l’équipe Internet, tout en admettant que des responsables officiels étaient en train de durcir l’exploitation de nouveaux médias.
Il a refusé de dire quels commentaires de M. Shturman ou M. Gilad avaient été faussement représentés dans les médias de langue hébraïque, et a dit que le ministère n’entreprendrait aucune action sur les communiqués.
Israël a développé une approche de plus en plus sophistiquée des nouveaux médias depuis le lancement d’une campagne « Brand Israël » en 2005.
La recherche marketing a persuadé les responsables qu’Israël devait mettre en avant de bonnes nouvelles concernant les succès commerciaux et les innovations scientifiques et médicales impliquant Israël.
M. Shturman a dit que son équipe chercherait à utiliser des sites web pour améliorer « l’image d’Israël en tant qu’Etat développé qui apporte sa contribution à la qualité de l’environnement et à l’humanité ».
David Saranga, chef des relations publiques au Consulat général d’Israël à New York, et qui a dirigé la pression en faveur d’un accroissement des messages positifs sur Israël, arguait la semaine dernière qu’Israël était désavantagé par rapport à la défense des pro-palestiniens.
« Contrairement au monde musulman qui a des centaines de millions de partisans ayant adopté la version palestinienne afin de battre Israël, le monde juif ne compte que 13 millions de partisans » écrivait-il dans Ynet.
Israël se préoccupe particulièrement du fait que les soutiens lui font de plus en plus défaut parmi les jeunes générations d’Europe et des Etats-Unis.
En 2007 il est apparu que le ministère des Affaires étrangères était derrière une photo publiée dans Maxim, magazine étatsunien pour hommes très populaire, dans lequel des soldates israéliennes posaient en maillot de bain.
source : Info Palestine
Notes
[1] on peut en constater les effets, cela a redoublé depuis quelque mois et les attaques des sites qui soutiennent sont de plus en plus hargneuses et mensongères, jusqu’à dire que ces sites sont des sites sionnistes déguisés. ce fut le cas pour les sites Alterinfo et Planète non violente
[2] Jonathan Cook est écrivain et journaliste basé à Nazareth, Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).
Son site : http://www.jkcook.net/
[3] Un mode d’emploi de la propagande sioniste / la désinformation positive
Franz Lunzt a fat un rapport pour améliorer l’image de marque d’Israël sur la scène internationale , rempli d’exemples et d’expressions « prêtes à l’emploi » rassemblées notamment dans des boîtes à outils intitulés « les mots qui fonctionnent » et les « mots qui ne fonctionnent pas », conseils pour savoir manipuler la rhétorique comme « ne parlez pas de religion » et « quoiqu’on vous demande revenez toujours à un message positif d’Israël ».
Il conclut en rappelant que « ce n’est pas ce que vous dites qui compte. C’est ce que les gens entendent »
Ainsi, parmi les arguments avancés par les responsables israéliens pour justifier le colonialisme sioniste, le rapport en cite 3 particulièrement inefficaces :
« 1. L’argument religieux : » utiliser des citations de la Bible pour défendre les colonies actuelles n’a absolument aucun impact positif. Même votre public juif reculera horrifié face à toute tentative d’utiliser des passages bibliques pour justifier les colonies« . »2. L’argument de propriété : « certains qui lisent ce document rejetteront ce conseil idéologiquement mais affirmer qu’Israël » est propriétaire« de la terre sur laquelle sont construites les colonies provoquera un rejet chez les auditeurs des propos suivants. La sémantique est importante, car si nous corrigeons les Palestiniens en utilisant les mots » territoire disputé« alors qu’ils disent »territoire occupé« , nous devons accepter que les colonies soient également territoire disputé ».
« 3. L’argument du bouc émissaire : » affirmer que les Palestiniens et d’autres groupes d’Arabes utilisent le problème des colonies pour obtenir des avantages politiques est peut être correct mais cela ne légitimise en rien la politique d’Israël.« Selon Frantz, le meilleur argument en soutient aux colonies c’est de dire que l’idée que là où il y a des Palestiniens il ne peut pas y avoir de Juifs est raciste et l’exprime en ces termes : » nous ne disons pas qu’on doit nettoyer ethniquement Israël de ses Arabes. Ils sont citoyens d’Israël. Ils bénéficent de l’égalité en matière de droits. Nous ne voyons pas pourquoi la paix nécessite que toute zone palestinienne soit nettoyée ethniquement de tous les Juifs. Nous n’acceptons pas cela. Le nettoyage ethnique d’un côté ou de l’autre est inacceptable".
Tout au long de ce document on peut facilement constater avec quelle dextérité rhétorique, et diabolique sémantique, ce « magicien » des mots sioniste balaie sous le tapis le problème politique de la colonisation et son illégalité en terme de droit international, et comment il se garde bien de parler tout au long de son rapport de la solution la moins coûteuse en terme de vies humaines à savoir celle d’un état binational où effectivement il n’y aurait nul besoin de « nettoyage ethnique » des colons Juifs, ni des Palestiniens.
Ce rapport compte 18 chapitres, tous plus révélateurs les uns que les autres sur les techniques de propagande hautement sophistiquées utilisées par le régime sioniste, portant non seulement sur le vocabulaire à employer, mais également sur les posters à distribuer, les slogans porteurs en terme d’image positive pour Israël etc....
Ci dessous quelques « morceaux choisis »
Dans le premier chapitre :
« Ier Chapitre : Les 25 règles d’une communication efficace »Ce manuel vous fournira certains mots et certaines phrase pour vous aider à communiquer efficacement pour soutenir Israël. Mais l’image globale c’est quoi ? Quels sont les directives générales pouvant vous aider dans vos efforts futurs ? Voici 26 points les plus importants :
1. « Les personnes à persuader ne ne soucient pas de savoir ce que vous connaissez tant qu’ils ne savent pas à quel point vous prenez le problème à coeur. Montrez de l’empathie pour les DEUX côtés. Le but d’une communication pro Israël ce n’est pas simplement que les personnes qui aiment déjà Israël se sentent bien par cette décision. Le but c’est de conquérir de nouveaux coeurs et esprits pour Israël sans perdre le soutien dont Israël bénéficie déjà. Pour se faire, vous devez comprendre que l’angle sous lequel la plupart des Américains perçoivent Israël c’est celui d’ »un cycle de violence qui dure depuis des milliers d’années« . Donc vous devez leur enlever leurs soupçons avant même qu’ils ne soient en mesure d’apprendre de nouveaux faits concernant Israël. »Le premier pas pour gagner la confiance et des amis pour Israël, c’est de montrer que vous vous souciez de la paix pour les DEUX, les Israéliens et les Palestiniens et, en particulier, un futur meilleur pour chaque enfant. Effectivement, l’ordre du contenu de la conversation est extrêmement important et vous devez commencer par l’empathie pour les DEUX côtés d’abord. Commencer votre conversation avec des messages prouvés efficaces tels que :
« Israël s’engage pour un meilleur futur pour tous - Israéliens comme Palestiniens. Israël veut voir la fin de la peine et de la souffrance, et s’engage à travailler avec les Palestiniens à une solution pacifique, diplomatique où les deux côtés peuvent avoir un futur meilleur. Faisons en sorte que ce soit un moment d’espoir et une chance pour les deux peuples Israéliens et Palestiniens ».
« Utiliser l’Empathie : Même les questions les plus dures peuvent être contournées si vous êtres prêts à accepter la notion que l’autre côté a au moins une certaine crédibilité. Si vous commencez votre réponse avec » je comprend et je sympathise avec ceux qui...« vous construisez déjà la crédibilité dont vous aurez besoin pour que votre audience sympathise et soit d’accord avec vous. »Effectivement, si au coeur de votre communication, le doigt pointe sur « Israël a raison, ils ont »tort« alors vous perdrez le soutien que vous voulez obtenir pou Israël ». Certaines personnes qui soutiennent déjà Israël, peuvent opiner de la tête disant « c’est ainsi » mais les personnes qui ne soutiennent pas encore Israël seront rebutés....
6. « Faites attention à votre ton »Un ton condescendant, paternaliste, fera fuir les Américains et Européens. Nous sommes à un moment de l’histoire où les Juifs en général ( et les Israéliens en particulier) ne sont plus perçus comme des personnes persécutées. En fait, parmi les audiences américaines et européennes - audiences non juives sophistiquées, éduquées, ayant leurs points de vue - les Israéliens sont souvent vus comme les occupants et les agresseurs. Avec ce type de baguage, c’est extrêmement important que les messages des porte parole pro Israël n’apparaissent pas condescendants ou dédaigneux....
« Rappelez aux gens - encore et encore - qu’Israël veut la paix »1re raison : si les Américains ne voient aucun espoir de paix - s’ils voient seulement un épisode continuel de 2000 ans de « querelle familiale » - les Américains ne voudront pas que leur gouvernement dépense les taxes en $ des contribuables ou que leur président se prenne une claque en aidant Israël.
« Deuxième raison : l’orateur qui est perçu comme étant celui qui veut le plus la paix gagnera. A chaque fois que quelqu’un s’engage pour la paix la réaction est positive. Si vous voulez récupérez l’avantage en matière de relation publique la paix doit être au centre de tout message que vous voulez faire passer. »Pour que les Américains aient un espoir concernant le conflit au Moyen Orient, on doit leur rappeler que :
« Israël a un engagement à long terme pour la paix. Quand des dirigeants arabes courageux tels le président Sadat d’Egypte et le roi Hussein de Jordanie tendent leurs mains à Israël, la paix est faite »...
Parmi les mots phrases qui fonctionnent :
« Nous savons que les Palestiniens méritent des dirigeants qui s’occuperont du bien être de leur peuple, et qui ne prennent pas simplement des millions de dollars d’assistance de l’Amérique et de l’Europe, les placent dans des comptes en banque en Suisse et les utilisent pour soutenir le terrorisme au lieu de la paix. Les Palestiniens ont besoin de livres, pas de bombes. Ils veulent des routes pas des roquettes. »Les obstacles sur le chemin d’un Moyen Orient prospère et pacifique sont nombreux. Israël reconnaît que la paix est faite avec ses propres adversaires non pas avec ses amis. Mais la paix ne peut être faite qu’avec des adversaires qui veulent faire la paix avec vous. Des organisations terroristes comme le Hezbollah, le Hamas, le Jihad Islamique soutenues par l’Iran, sont par définition opposées à la coexistence pacifique, et déterminées à empêcher la réconciliation. Je vous demande, comment négocie-t-on avec ceux qui vous veuelnt morts ?"....
Et parmi les mots :
« Surtout, surtout toujours garder à l’esprit que »le langage d’Israel est le langage de l’Amérique : « démocratie, » « liberté » « sécurité » et « paix ».
« Enfants », « cooperation » « collaboration »compromis« , » diplomatie économique« , »exemples d’efforts de paix« ( ceux d’Israël bien sûr ?!) »prospérité économique" (pour les Palestiniens) etc...
L’auteur de ce document préconise aussi d’aller où sont les gens c’est à dire devant leurs écrans TV comme le montre clairement l’un des sondages effectués pour ce « Israel Project ».
« Comme le montre clairement les résultats d’un sondage d’Israël Project, les médias sont la source principale de l’information sur le Moyen Orient pour la grande majorité des Américains... Les dirigeants pro Israël doivent s’assurer que des histoires solides et »programmables à la TV« sont choisies et montrées dans les médias sur une base régulière. Si vous voulez persuader, il vous faut aller là où sont les gens - et c’est à la TV et dans d’autres médias. N’hésitez pas à contacter les journalistes locaux, et les relais des médias pour parler avec eux d’Israël. »
Cet Abécédaire du parfait propagandiste sioniste pour justifier l’injustifiable : le colonialisme sioniste, doit être minutieusement étudié afin de pouvoir :
1. le détecter partout là ou il s’infiltre y compris parmi ceux qui « soutiennent » le peuple palestinien, et le démystifier
2. le dénoncer pour ce qu’il est : un tissu de mensonges, de manipulations sémantiques et psychologiques et de propagande cynique souvent abjecte.
Une condition essentielle de la lutte contre le Sionisme passe par la nécessité de l’englober dans la lutte contre le colonialisme sous toutes ses formes, celle-ci ayant pour but principal que le colonialisme, donc le Sionisme, soit, au même titre que l’a été l’esclavage, condamné comme crime contre l’humanité.
Tous les plans de propagande sioniste, aussi élaborés soient-ils, n’y résisteront pas.
Source : www.planetenonviolence.org
Lien de l'article: http://www.lepost.fr/article/2009/09/10/1690365_les-50-000-internautes-d-israel.html
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