J'ai voulu mettre ce billet afin que chacun puisse se rendre compte combien les mots n'ont plus aucun sens quand les sionistes écrivent. Vous noterez l'utilisation de l'expression "points d'appui" pour parler des colonies sionistes illégales implantées sur les terres et les maisons volées aux Palestiniens. En plus, ils voudraient nous faire croire que ces colons n'ont pas le plein soutien de l'entité sioniste depuis les premières heures de leur arrivée sur les lieux où ils décident de s'installer... alors que l'armée est toujours présente pour protéger ces derniers dans leurs projets machiavéliques!
Publié sur le site Israël valley le 28 mai 2009
Par Mati Ben-Avraham
Binyamin Netanyahou s’est finalement rangé à l’avis de son ministre de la Défense, Ehud Barak : il faut que l’Etat de droit ait le dernier mot. En clair, le démantèlement de quelques 22 points d’appui illégaux en Judée-Samarie se fera, de gré ou de force. Et dans les meilleurs délais. La réaction des délogés en puissance n’a pas tardé : que l’on nous déloge d’ici, nous nous installerons ailleurs, et vite. L’intention est donc de jouer au chat et à la souris avec les autorités. Ce n’est pas nouveau!
Ces points de peuplement d’appui, excroissances de localités existantes ou relevant d’une volonté de créer un fait établi afin d’entraver toute possibilité d’accord avec la partie palestinienne, ont poussé à la va-vite, sans coordination aucune, bénéficiant d’un laxisme étonnant des dites autorités d’une part et, d’autre part, après-coup, d’une assistance l’air de ne pas y toucher, des services de l’Etat. A cet égard, le rapport de l’avocate Sasson, commandité par Ariel Sharon en 2003, est tout simplement effarant, qui dénombre plus de 150 points d’appui illégaux, allant d’une à plus de 100 familles.
Les déloger ne sera donc pas une mince affaire pour le gouvernement Netanyahou, tant au plan pratique qu’idéologique. Mais ce serait s’illusionner de penser que les Etats-Unis s’en tiendront là. La feuille de route de 2003, en dernière lecture, n’est qu’une manière de dépoussiérer la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU, laquelle a toujours constitué le socle de la politique américaine dans la région. En ce sens, dans l’optique de Washington, c’est la totalité des localités israéliennes juives installées dans les territoires conquis en juin 1967 qui est jugée illégale. Y compris Jérusalem Est. Y compris le Golan.
Il faut se faire une raison : même pour des dirigeants nourris de Bible comme le sont les dirigeants américains, celle-ci n’a pas valeur de cadastre. La réaction de la Maison blanche au discours enflammé de Binyamin Netanyahou, le 21 mai, sur Jérusalem réunifiée, capitale éternelle du peuple juif, en est une parfaite illustration.—
Lien de l'article: http://www.israelvalley.com/edito/2009/05/28/22884/etats-unis-israel-palestine-pour-washington-l-evacuation-des-points-de-peuplement-illegaux-ne-sera-jamais-qu-un-hors-d-uvre
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