lundi 4 mai 2009

Na’el Barghouti, plus de 31 ans derrière les barreaux israéliens.

Paru sur le site The Palestinian News Network le 04 mai 2009
Ecrit par Younes Salameh

Abdel Nasser Ferwana, spécialiste de la question des prisonniers, a déclaré aujourd’hui qu’il y a toujours 327 détenus dont l’arrestation date d’avant les accords d’Oslo.

Ces détenus sont appelé les ‘’anciens détenus’’. Parallèlement à la création de l'Autorité palestinienne, la signature des Accords d'Oslo devait permettre une libération des prisonniers politiques palestiniens des prisons israéliennes. Si des libérations ont eu lieu depuis les accords, les vagues d’arrestation après la seconde Intifada font qu’aujourd’hui, ils sont plus de 11 000 derrière les barreaux israéliens. De plus, ils sont toujours 300 prisonniers à être détenus depuis maintenant plus de quinze ans.

Parmi ces ‘’anciens prisonniers’’, Na’el Barghouthi, originaire de Ramallah, est détenu par les forces israéliennes depuis le 4 avril 1978. Apres 31 ans derrière les barreaux, il est devenu, comme tous les autres anciens prisonniers politiques palestiniens, un symbole de ténacité, de résistance et de détermination selon Ferwana. Na’el Barghouti détient a ujourd’hui un triste record : celui du prisonnier politique qui a passé le plus de temps derrière les barreaux. Le record était jusque-ici détenu par Sa’id Al-Ataba, qui fut libéré le 25 aout 2008 grâce aux efforts du président Abbas et après 31 ans et 26 jours dans les prisons israéliennes.

Selon les chiffres de Ferwana, 130 palestiniens de Cisjordanie sont detenus depuis plus de 15 ans, 129 originaires de la bande de Gaza, 45 de Jérusalem et 20 palestiniens vivant dans les frontières israéliennes.
Le chercheur estime à 96 le nombre de prisonniers qui sont détenus depuis plus de 20 ans. Abdel Razek Zlom est devenu l’un d’eux depuis hier. Ferwana souligne que tous ces anciens détenus devraient être libres, comme le stipulaient les accords de Sharm-el-Sheikh en septembre 1999.

L'accord, signé le 4 septembre 1999, proposait un texte clair qui exigeait la libération des prisonniers arrêtés avant le 4 mai 1994. Il était prévu la constitution d’une commission commune chargée de suivre les questions relatives à la libération des prisonniers. Ces accords ne furent pas un échec total. Le 9 septembre 1999, le gouvernement israélien accepta notamment la libération de 199 prisonniers, puis de 151 autres le mois suivant. Tous les prisonniers libérés étaient des condamnés à de lourdes peines.

Cependant, la libération de 369 anciens détenus fut refusée. Ces prisonniers ne seront pas parmi les 898 libérations décidées au mois de février et juin 2005. Aujourd’hui, l’espoir de libération de ces prisonniers politiques repose sur un échange avec Guilad Shalit, détenu par le Hamas. La seule issue possible dans l’immédiat pour mettre fin à plus de vingt ans derrière les barreaux israéliens. (PNN)

Lien de l'article: http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=3929

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