Paru le 30 avril sur le site du monde diplomatique
(Cliquez sur la carte pour l'agrandir)
Cette carte de Julien Bousac a été publiée dans l’Atlas du Monde diplomatique, édition 2009. Depuis des années, les Nations unies condamnent régulièrement la politique de colonisation d’Israël. Même l’Union européenne et les Etats-Unis ne manquent pas une occasion de faire savoir que ce grignotage des terres palestiniennes met en danger la perspective de création d’un Etat palestinien indépendant.
Cette politique s’est néanmoins poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite, sans que jamais aucune mesure ne soit prise, alors que les statuts de la Cour pénale internationale considèrent que c’est « un crime de guerre ». Et jamais aucune sanction n’a été adoptée contre l’Etat qui poursuit cette stratégie. Pourtant, cet archipel de la Palestine peut-il vraiment constituer la base d’un Etat ?
Lien de l'article: http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-04-30-L-archipel-de-Palestine-orientale
Cartographie. Représentation ironique et innovante des Territoires par le «Diplo».
Par CHRISTOPHE AYAD
C’est une carte un peu particulière qu’offre le Monde diplomatique (1) en complément de son Atlas annuel. Il s’agit d’une Cisjordanie virtuelle et humoristique, l’Archipel de Palestine orientale, imaginée par Julien Bousac. On y découvre l’île aux Oliviers, située entre Ramallah et Naplouse, le canal d’Itamar ainsi que celui de Kiryat Arba, qui creusent leur sillon en territoire palestinien. L’île sous le Mur est une belle trouvaille géographico-sémantique.
Archipel, le mot est choisi à escient : toutes les zones aux mains d’Israël, c’est-à-dire annexées (comme Jérusalem) ou occupées par des colonies, sont représentées par de l’eau.
Résultat, les terres émergées forment une myriade d’îlots séparés les uns des autres : l’effet «bantoustan» est garanti. Ce document illustre à quel point parler de continuité territoriale palestinienne est de plus en plus illusoire. Kalkiliya, Tulkarem ne sont plus rattachées au reste de la Cisjordanie que par une route. Les zones interdites à la construction sont ironiquement représentées sous la forme de «réserves naturelles» ou de «côte protégée». L’auteur de la carte, qui a travaillé dans l’humanitaire, s’est servi de documents fournis par le Bureau de coordination des Nations unies pour les affaires humanitaires dans les territoires occupés et du travail de B’Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l’homme, qui recense les progrès de la colonisation en Cisjordanie, régulièrement dénoncée par le Quartet (ONU, Etats-Unis, Russie, UE) pour la paix au Proche-Orient.
Source: http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-04-30-L-archipel-de-Palestine-orientale
Lien de larticle: http://www.liberation.fr/monde/0101565073-ou-l-on-decouvre-l-archipel-de-palestine
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