Publié sur le site Info-Palestine le samedi 16 mai 2009
Par Stephen Shalom
Le 27 Décembre 2008, Israël a lancé son attaque brutale, l’opération « Cast Lead », sur la bande de Gaza. L’objectif ici est de rassembler dans un même endroit les questions le plus fréquemment posées et d’y apporter des réponses et des sources.
Les policiers et les commissariats ont été les premières cibles dans les massacres perpétrés par Israël dans la bande de Gaza en décembre et janvier derniers.32. N’y a-t-il pas des choses qu’on ne connaît pas encore ? Ne devons nous pas nous réserver de donner un jugement jusqu’à ce que les choses soient claires ?
Il y a plusieurs choses qu’on ne connaît pas encore, mais ils ne vont vraisemblablement pas rendre l’effort israélien de guerre plus juste. Le nombre de morts civils parmi les Gazaouis va encore sûrement augmenter une fois que les corps seront dégagés des débris ; Aucun des corps dans les morgues ne sera trouvé vivant plus tard. Quel que soit l’avantage de la propagande israélienne, il reste beaucoup de choses non connues qui peuvent saper les réclamations gouvernementales israéliennes parce qu’Israël a limité l’entrée d’observateurs de droits de l’homme et des journalistes. [115]
L’Association de Presse Etrangère plaide pour un accès à Gaza et la Cour suprême israélienne a statué que les FDI devaient permettre un accès limité aux journalistes. Mais les militaires ont jusque-là refusé d’obéir. [116] Le directeur du service de presse gouvernementale, Danny Seaman, a déclaré à New York Times que « tout journaliste qui entre dans la bande de Gaza devient une feuille de figuier et un front pour l’organisation de terreur, le Hamas, et je ne vois aucune raison pourquoi on devrait aider à cela » [117]
The Foreign Press Association sued for acess to Gaza and the Israeli Supreme Court ruled that the IDF had to allow limited entry to pool reporters. But the military has thus far refused to comply.[116] The director of the Israeli Government Press Office, Danny Seaman, told the New York Times that "any journalist who enters Gaza becomes a fig leaf and front for the Hamas terror organization, and I see no reason why we should help that."[117]
The New York Times a rapporté :
« Pendant que les journalistes avaient de moins en moins d’accès à Gaza, le gouvernement a créé une nouvelle structure pour modeler son message public, en s’assurant que les porte-parole des branches gouvernementales majeures se réunissent quotidiennement pour s’assurer qu’ils aient tous le même son de cloche »
« ‘ Nous essayons de coordonner tout qui a un rapport avec l’image et le contenu de ce que nous faisons et de nous assurer que quiconque à l’antenne, un ministre ou un professeur ou un ex-ambassadeur, sache ce qu’il dit,’ a dit Aviv Shir-On, le directeur général adjoint des médias dans le Ministère des Affaires Etrangères.’ Nous avons des sujets de conversation et nous essayons de disséminer nos idées et messages’ » [118]
La machine de propagande israélienne inclut des organisations américaines, comme "The Israel Project," qui répète chaque réclamation israélienne, peu importe combien elle est bizarre. Ainsi, par exemple, The Israel Project a affirmé le 2 janvier que
« Les entrepôts dans la Bande de Gaza sont pleins, selon les groupes d’aide internationaux.... Le Programme Alimentaire Mondial a informé Israël qu’il cesserait l’expédition d’alimentation en Bande de Gaza parce que les entrepôts sont pleins, avec assez d’alimentation pour deux semaines
(Sa source était une déclaration du Ministère des Affaires Etrangères israélien)[119]
Voilà les faits réels : 18 Décembre : « En raison de la crise en cours avec l’accès frontalier irrégulier et le manque de farine dans la Bande de Gaza, l’UNRWA a épuisé tous les stocks de farine dans ses entrepôts. Les provisions de blé prévues pour arriver dans la Bande de Gaza le 9-10 décembre étaient incapables d’entrer à cause des roquettes, en conséquence les moulins étaient à court de farine et l’UNRWA a été forcé de suspendre la distribution alimentaire. » [120]
23 Décembre : « Les fermetures en cours ont significativement réduit la capacité d’agences humanitaires de L’ONU à fournir l’aide en cas d’une escalade de violence. Des programmes d’aide humanitaires de L’ONU ont été à court de réserve(stock) de plusieurs provisions essentielles et font face à des difficultés sévères pour l’exécution de leurs programmes réguliers. L’UNRWA n’a plus de farine ou de liquidité pour distribuer, affectant ainsi des milliers de bénéficiaires dépendant. WFP a été incapable d’alimenter les stocks ; en cas d’urgence, il n’y a aucune alimentation disponible dans la Bande de Gaza » [121]
28 Décembre : « En raison de l’épuisement du blé dans la Bande de Gaza, tous les moulins principaux ont été forcés de fermer. De longues files d’attente aux boulangeries fonctionnelles ont été signalées. La réserve de blé de l’UNRWA est toujours à zéro. » [122]
3 Janvier : « Depuis le 27 décembre, le WFP (via ses partenaires) a distribué seulement la fraction disponible de 1350 tonnes métrique et les produits alimentaires distribués devaient l’être déjà entre Octobre et décembre. L’UNRWA a repris au 1er janvier sa distribution alimentaire antérieure qu’il avait suspendu le 18 décembre dans sept centres de distribution ; les distributions continuent aujourd’hui » [123]
12 Janvier : « Beaucoup d’aliments de base, y compris l’alimentation pour enfants en bas âge et enfants sous-alimentés, ne sont plus disponibles. » [124]
33. Est ce que les israéliens supportent à l’unanimité la politique de leur gouvernement ?
Comme aux Etats-Unis, les israéliens sont influencés par leur gouvernement et ses médias complaisants. Le 1er janvier 2009, moins qu’un cinquième de la population soutenait l’extension de la guerre vers une invasion terrestre vaste, [125] mais une fois que leurs leaders l’ont lancé, ils l’ont approuvé.
Un sondage publié le 15 janvier, a montré que 82% des Israéliens ne pensent pas qu’Israël est "allée trop loin" ce qui signifie que presque la majorité de la population juive soutienne la guerre. [126]. Il y a eu beaucoup de protestations antimilitaristes, le plus souvent dans des secteurs arabes, mais incluant parfois des juifs et des palestiniens Israéliens. Une manifestation de quelques milliers a eu lieu à Tel-Aviv le 3 janvier [127]. Une pétition appelant à arrêter l’opération à Gaza et le renouvellement de la trêve avec le Hamas a été signée par 500 résidents de Sderot, la ville israélienne limitrophe de Gaza cible de plusieurs roquettes. [128]
Mais il n’y a aucun doute que la fièvre de guerre sévit en Israël. Le Comité d’Élections Central a interdit deux partis arabes israéliens de participer dans les élections parlementaires prochaines. Même si la Cour suprême annule cette décision, il est effrayant qu’en plus des partis de droite, les deux partis gouvernementaux majeurs, Kadima et le parti travailliste, aient tous les deux voté pour l’interdiction. [129]
Les Etats Unis
34. Quel était le rôle des Etats-Unis ?
Les Etats-Unis ont servi les intérêts d’Israël pendant au moins quarante ans. Selon le Service de Recherche du Congrès :
« Israël est le plus grand destinataire cumulatif d’aide étrangère américaine depuis la Deuxième Guerre mondiale. De 1976-2004, Israël était le plus grand destinataire annuel d’aide étrangère américaine, récemment supplanté par l’Irak. Depuis 1985, les Etats-Unis ont fourni presque 3 milliards de dollars dans des subventions annuelles pour Israël. » [130]
Parce qu’Israël est parmi les cinquante premiers pays les plus riches dans le monde, son besoin d’aide économique a baissé, mais comme l’aide économique a baissé, l’aide militaire a augmenté. Et cela n’épuise pas les avantages financiers qu’Israël reçoive du gouvernement américain :
« Israël peut utiliser l’aide militaire américaine tant pour la recherche et le développement aux Etats-Unis que pour des achats militaires de fabricants israéliens. En plus, toute l’aide étrangère américaine affectée pour Israël est livrée dans les 30 premiers jours de l’année fiscale. La plupart des autres destinataires reçoivent normalement leur aide via des versements. Le congrès approprie aussi des fonds aux programmes israélo-américains communs de défense de missile. » [131]
De plus :
L’aide militaire américaine a aidé à transformer les forces armées israéliennes en une armée parmi les plus technologiquement sophistiquées dans le monde. L’aide militaire américaine pour Israël a été conçue pour maintenir l’avantage qualitatif d’Israël sur les armées voisines .... L’aide militaire américaine, dont une partie peut être dépensée sur l’obtention de sociétés de défense israéliennes, a aussi aidé Israël à construire une industrie de défense domestique(intérieure), qui se classe comme un des premiers dix fournisseurs d’armes dans le monde. » [132]
Parmi les armes que les Etats-Unis ont fournies à Israël figurent les F-16 et les hélicoptères Apache qui sont utilisés contre la Bande de Gaza. Selon l’analyste Phyllis Bennis, « Entre 2001 et 2006, Washington a transféré en Israël plus de 200 millions de $ de pièces de rechange pour sa flotte de F-16. Juste l’année dernière, les Etats-Unis ont signé un contrat de 1.3 milliards de $ avec la société Raytheon pour fournir Israël des milliers de missiles ‘TOW’, ‘Hellfire’ et ‘bunker buster’. » Bennis conclut : « En bref, l’attaque mortelle d’Israël aujourd’hui sur la Bande de Gaza ne se serait pas produite sans l’appui militaire actif des Etats-Unis. » [133]
Les Etats Unis ont aussi fourni à Israël un support diplomatique crucial. En utilisant son pouvoir de veto dans le Conseil de Sécurité des Nations Unies, Washington a été capable d’empêcher le passage de n’importe quelle résolution considérée trop critique contre Israël. De 1967 à 2008, les Etats-Unis ont opposé leur veto 42 fois pour protéger Israël (c’était plus que la moitié de tous les vetos jamais opposés par les Etats-Unis sur n’importe quelle question et plus que les trois huitièmes des vetos opposés par n’importe quel pays sur n’importe quelle question pendant toutes ces années). [134] Mais ce record minimise de loin l’avantage pour Israël du veto américain : les critiques innombrables d’Israël n’ont jamais atteint l’étape de résolution vu que Washington les rejettera.
Il y avait un sentiment international pour un cessez-le-feu presque aussitôt qu’Israël ait lancé l’opération « plomb Durci ». Mais les Etats-Unis ont empêché toute résolution du Conseil de sécurité dans ce sens. [135] Finalement, le 8 janvier, plus de 12 jours après le début de l’assaut israélien, comme le massacre est devenu simplement trop obscène pour faire durer, les Etats-Unis se sont abstenus sur une résolution de cessez-le-feu (qui a passé 14-0, avec une abstention). Mais Israël a promptement annoncé qu’il allait ignorer la résolution. [136] Et bien que le Conseil de sécurité a le pouvoir d’imposer des sanctions - économique ou militaire - contre les nations qui refusent de respecter ses mandats, on peut être sûr que Washington fera en sorte qu’aucune mesure coercitive ne soit prise contre Israël.
Cela dépend, bien sûr, sur ce que les Américains font. Les sondages d’opinion publique montrent un soutien modeste pour Israël, [137] qui est tout à fait remarquable étant donné l’inclinaison médiatique forte vers Israël. Le lobby israélien a des ressources énormes et une influence politique énorme, mais cela ne parle à tous les Juifs américains. J Street, se présentant comme étant le bras politique du mouvement"pro-Israel,pro-peace" a obtenu une certaine traction sur « Capitol Hill » [138]
Mais ceux préoccupés par la paix et la justice devront faire beaucoup mieux dans la construction d’un mouvement pour mettre fin à ce que Washington donne carte blanche à Israël et pour freiner l’agression israélienne. Tant qu’Israël a le soutien d’Etats-Unis, il continuera son oppression de longue date des Palestiniens. Mais si nous exerçons assez de pression, peut-être nous pouvons changer la politique américaine. Seulement en faisant cela nous pouvons mettre fin à cette récente explosion de brutalité israélienne et, plus que cela, finir l’occupation qui a pour si longtemps nié le droit de base des Palestiniens.
Notes :
[115] See Joel Simon, Executive Director, Committee to Protect Journalists, "CPJ urges Israel to open Gaza to international reporters" (letter to Ehud Barak), Jan. 6, 2009,.
[116] Foreign Press Association of Israel, Statements 2009 (Jan. 7 : "The FPA strongly protests the Israeli government’s decision to continue the ban on international journalists entering Gaza despite the Supreme Court ruling requiring it to allow access."). See also Human Rights Watch, "Israel/OPT : Immediate access to humanitarian workers and observers essential," Dec. 31, 2008 ; Rory McCarthy, "Foreign journalists demand Gaza access," Guardian, Dec. 30, 2008 ; Toni O’Loughlin, "Israel ordered to let international media into GazaDec. 31, 2008. ," Guardian,
[117] Ethan Bronner, "Israel Puts Media Clamp on Gaza," New York Times, Jan. 7, 2009.
[118] Ethan Bronner, "[Israel Puts Media Clamp on Gaza-http://www.nytimes.com/2009/01/07/world/middleeast/07media.html ?_r=1]," New York Times, Jan. 7, 2009.
[119] The Israel Project, "Fiction vs. Fact : Israel and the Situation in Gaza : 6 Common Fabrications." The Israel Project’s Board of Advisors consists of 22 members of the U.S. Congress (from both parties) and actor Ron Silver. See here, accessed 1/13/09.
[120] UNRWA, "[121" class="spip_out">UNRWA suspends food distribution in Gaza OCHA, "Protection of Civilians Weekly Report No. 290, 17 - 23 December 2008," Dec. 24, 2008.
[122] OCHA, "Gaza Humanitarian Situation Report," Dec. 28, 2008.
[123] OCHA, "Gaza Humanitarian Situation Report," Jan. 3, 2009.
[124] OCHA, "Field Update on Gaza from the Humanitarian Coordinator," Jan. 12, 2009, p. 1.
[125]Yossi Verter, "Poll : Most Israelis support continuing Gaza military op," Haaretz, Jan. 1, 2009.
[126] Yossi Verter, "Poll shows most Israelis back IDF action in Gaza," Haaretz, Jan. 15, 2009.
[127] See, Gush Shalom, "Mass Demonstration Against the War and Continuing Protest," accessed Jan. 14, 2009, and video.
[128] Daniel Edelson, "Sderot, Gaza residents call for renewal of truce," Ynet, Dec. 29, 2008.
[129] Shahar Ilan and Roni Singer-Heruti, "Israel bans Arab parties from running in upcoming elections," Haaretz, Jan. 13, 2009.
[130] Congressional Research Service, Foreign Affairs, Defense, and Trade Division, U.S. Foreign Aid to Israel, Updated January 2, 2008, Summary.
[131] Congressional Research Service, Foreign Affairs, Defense, and Trade Division, U.S. Foreign Aid to Israel, Updated January 2, 2008, Summary.
[132] Congressional Research Service, Foreign Affairs, Defense, and Trade Division, U.S. Foreign Aid to Israel, Updated January 2, 2008, p. 1.
[133] Phyllis Bennis, "Gaza Crisis : Israeli Violations & U.S. Complicity," Dec. 28, 2008.
[134] See Global Policy Forum, "Subjects of UN Security Council Vetoes," accessed 1/14/09.
[135] Shlomo Shamir, "U.S. to foil any Arab bid to push Security Council resolution for Gaza cease-fire," Haaretz, Jan. 5, 2009.
[136] Barak Ravid and Shlomo Shamir, "Israel rejects UN truce resolution, says Gaza operation to continue," Haaretz, Jan. 10, 2009. Hamas later rejected the ceasefire as well.
[137] Rasmussen Reports, "Americans Closely Divided Over Israel’s Gaza Attacks," Dec. 31, 2008 ; Rasmussen Reports, "Voters Still Say Palestinians to Blame, But 50% Say Israel Should Accept Truce," Jan. 12, 2009 ; Pew Research Center for the People and the Press, "No Desire for Greater U.S. Role in Resolving Conflict ; Modest Backing For Israel In Gaza Crisis," Jan. 13, 2009.
[138] See here.
16 janvier 2009 - ZNET - Vous pouvez consulter cet article ici :
http://www.zcommunications.org/znet...
Traduction de l’anglais : Cha’am
Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6615
Gaza : questions et réponses (4°)
mercredi 18 mars 2009
Par Stephen Shalom
(Photo Info-Palestine)
Le 27 Décembre 2008, Israël a lancé son attaque brutale, l’opération « Cast Lead », sur la bande de Gaza. L’objectif ici est de rassembler dans un même endroit les questions le plus fréquemment posées et d’y apporter des réponses et des sources.
A la morgue de l’hôpital de Gaza, Un homme hurle sa douleur devant les dépouilles de deux de ses fils et celle d’un de ses neveux, massacrés dans un bombardement israélien - Photo : Mahmud Hams/AFPLa conduite de l’opération « Plomb Durci »
27. Qu’est ce que cela signifie de dire qu’Israël fallait répondre proportionnellement ?
Un pays qui a une cause juste pour aller en guerre doit toujours agir proportionnellement. Israël n’avait pas une juste cause pour aller en guerre - du fait qu’il est une puissance d’occupation, essayant de maintenir son occupation, et du fait que les roquettes auraient pu s’arrêter en acceptant de prolonger la trêve avec une levée du blocus. Donc vu comment Israël s’est conduit, sa guerre ne pourrait pas être juste.
Mais pour ceux qui continuent à croire (à tort) qu’Israël avait une juste cause, la guerre ne pourrait pas rester juste si elle n’est pas conduite conformément au principe de proportionnalité. Conformément à la loi internationale, le principe de proportionnalité interdit d’attaquer un objectif militaire si cela conduira à une perte des vies civiles ou à des dégâts des biens civils ou l’environnement naturel qui dépasse la valeur de l’objectif. La pesée ici comporte bien évidemment un composant subjectif - justement combien de civils peuvent être tués afin de détruire un objectif militaire qui à son tour peut causer du mal à sa propre population. Mais la subjectivité n’est pas illimitée. Sûrement pour détruire la capacité de lancer des roquettes qui avaient causé 22 morts sur 7 ans (et aucun depuis 5 juin 2008), Il ne peut pas être proportionné de tuer des centaines de civils comme Israël a fait. [90]
Est ce que Israël croit vraiment que ce qu’il a fait à Gaza est proportionné ? Il est incertain qu’il le croit. En fait les officiels et les analystes experts ont explicitement préconisé d’agir disproportionnellement. [91] Quand l’approche de traiter avec les Palestiniens —plus généralement les Arabes -est d’intimider et bafouer plutôt que chercher une sorte de solution diplomatique, ce n’est aucunement une surprise que l’intérêt principal sera sa force de dissuasion, qui signifie que la férocité, et non pas la proportionnalité, sera ce qui est estimé.
28. Le Hamas n’est il pas responsable du mal fait aux civils du fait qu’il place ses dispositifs militaires dans des zones civiles, utilisant ainsi la population comme des boucliers humains ?
La loi humanitaire internationale interdit d’installer des dispositifs militaires dans des zones civiles. Néanmoins, cela ne donne pas à un attaquant le droit illimité de frapper alors ces dispositifs. L’attaquant doit toujours peser le mal qui peut causer aux civils contre l’avantage militaire qu’il pourrait tirer. Comme explique l’Observatoire des droits de l’homme :
« ...La partie attaquante n’est pas dispensée de son obligation de prendre en considération le risque contre les civils simplement parce qu’elle considère la partie de défense responsable d’avoir installé des objectifs militaires dans ou proche des zones peuplées. Cela veut dire que la présence d’un commandant Hamas ou d’un établissement militaire dans un secteur peuplé ne justifierait pas une attaque contre ce secteur sans considération de la population civile menacée. » [92]
De plus, depuis que la liste cible d’Israël inclut les maisons des leaders du Hamas, il n’est pas question pour Hamas d’éviter de mélanger les civils avec des cibles militaires.
Les commentaires d’un ancien marin américain sont utiles ici. On peut se poser la question sur le récit de ce que la politique américaine réelle était en Irak, mais ses remarques en disent long :
« Récemment j’ai pris ma retraite de l’US Marine Corps, mais j’ai vu le service en Irak. Je connais vraiment des choses en questions militaires qui sont appropriées à la situation maintenant dans la Bande de Gaza. »
« Je suis inquiété par la rhétorique des politiciens américains et des experts dans le sens où ’ si les US étaient sous l’attaque à la roquette du Mexique ou le Canada, nous répondrions comme les Israéliens’. C’est une insulte brute aux militaires américains ; je peux vous assurer que nous ne répondrions pas comme les Israéliens. En fait, les forces armées américaines et les civils adjoints sont constamment attaqués en Irak et en Afghanistan par des gens mieux armés, beaucoup mieux formés et beaucoup plus mortel que le Hamas... Israël a en effet un petit nombre de pertes humaines par les roquettes de Hamas (environ 20 tués depuis 2001), mais nous avons des milliers de pertes humaines en Irak et en Afghanistan, y compris beaucoup du personnel civil. Des centaines de pertes humaines américaines sont dûes à des tirs indirects, souvent de mortiers. C’est particulièrement vrai dans ou près de la Zone Verte à Bagdad. Ces tirs proviennent souvent des zones urbaines très peuplées.
« Les américains ne répondent pas, je répète NE REPONDENT PAS, à ces tirs au hasard. Quand je dis ’au hasard’, je veux dire que même si nous pouvons précisément identifier la source du feu (qui peut être très difficile), nous ne répondons pas si nous savons que nous causerons des pertes humaines civiles. Nous évaluons toujours la menace aux civils avant la réponse et dans une zone urbaine la menace aux civils est extrêmement haute. Si des militaires américains violent ces règles d’engagement et nuisent aux civils, je vous assure que nous faisons de notre mieux pour enquêter - et infliger la punition si justifiée. » [93]
« Deux points supplémentaires doivent être notés :
D’abord, les FDI utilisent aussi les civils palestiniens comme des boucliers humains. Selon Malcolm Smart, le Directeur du programme d’Amnesty International au Moyen-Orient et Afrique du Nord, "Nos sources dans la Bande de Gaza annoncent que des soldats israéliens sont entrés et ont pris des positions dans un certain nombre de maisons palestiniennes, forçant les familles de rester dans une pièce du rez-de-chaussée tandis qu’ils utilisent le reste de leur maison comme une base militaire et une position de tireur isolé." Smart disait que cela " augmente clairement le risque pour les familles palestiniennes concernées et veut dire qu’elles sont effectivement utilisées comme des boucliers humains. » [94]
Deuxièmement, les FDI mélangent aussi leurs forces avec les civils israéliens. Selon un rapport du groupe d’experts lié au gouvernement israélien :
« Le 8 janvier : une avalanche de roquettes a été tirée sur un village israélien dans le nord-ouest du Negev. Sept soldats FDI ont été blessés, un gravement, un sérieusement et cinq blessés mineurs. » [95]
29. Israël appelle les maisons dont il a l’intention d’attaquer et jette des tracts pour avertir les civils de s’éloigner des cibles militaires. Cela ne répond il pas à son obligation de protéger les civils ?
Israël n’a émis aucun warning quand il a déclenché l’opération plomb Durci. Il a frappé à 11:30 du matin, une heure où les centres urbains à Gaza sont le plus fréquentés et les enfants entre deux changements d’horaires dans les écoles. [96]
Les appels téléphoniques israéliens et les tracts ultérieurs ne satisfont pas à son obligation de protéger les civils pour différentes raisons.
Tout d’abord, Israël appelle plus des maisons qu’il en attaque. Comme le note Amnesty International : Afin d’aggraver l’atmosphère de crainte résultant des bombardements israéliens, les forces israéliennes ont envoyé des messages téléphoniques apparemment aléatoires à beaucoup d’habitants de la Bande de Gaza leur disant de quitter leurs maisons à cause des raids aériens imminents contre leurs maisons. De tels messages ont été reçus par des résidents de maisons divisées en appartements à étages, provoquant la panique pas seulement pour ceux qui ont reçu les appels, mais pour tous leurs voisins...
Les appels menaçants semblent aspirer à étendre la crainte parmi la population civile, comme dans la plupart des cas aucun raid aérien n’a été effectué contre ces constructions. Si c’est le but, plutôt que donner l’avertissement efficace, cette pratique viole la loi internationale et doit s’arrêter immédiatement. [97]
Deuxièmement, dans les zones urbaines densément bondées, se déplacer d’un endroit à un autre n’est pas une garantie de sécurité. [98]
Et troisièmement, quand Israël vise les individus, les avertissements donnent aux visés le temps de s’échapper ou arrivent trop tard pour aider ceux qui ne sont pas visés. [99]
Imaginons que Hamas fasse une annonce pour avertir les israéliens du Sud du pays de fuir leurs maisons s’ils sont à côté d’installations militaires. Est ce que cela exonèrerait il le Hamas de sa responsabilité morale pour toutes les morts civils ?
30. Est-ce que Israël était en train de viser les civils intentionnellement à Gaza ?
Au minimum, Israël avait certainement visé quelques catégories de personnes et de bâtiments que la loi internationale interdise de cibler.
Ils ont visé la police. La loi internationale distingue entre la police impliquée dans des combats armés et celle qui a essentiellement des fonctions civiles (armée ou pas). [100] dans sa salve d’ouverture, Israël a bombardé (selon les termes de l’organisation israélienne de droits de l’homme B’Tselem) « le bâtiment principal de la police à Gaza et tué, selon les rapports, 42 palestiniens qui suivaient un cours de formation lors des bombardements. Les participants à la formation suivaient un cours de premier secours, le traitement des perturbations publiques, des droits de l’homme, des exercices publics de sécurité, et ainsi de suite. A l’issu de la formation, les agents de police seront affectés aux différentes branches de la police à Gaza responsable de maintenir l’ordre public. » [101]
Il est vrai, bien sûr, que ces stagiaires de police auraient pu devenir des combattants de Hamas plus tard. Mais il est vrai aussi que les attaques contre des cibles civiles israéliennes tue aussi ceux - étant donné l’adhésion importante aux réserves —qui pourraient être plus tard appelés pour le service militaire. Cela serait grotesque de justifier un attentat suicide contre un bus par le fait qu’il transporte des réservistes. Cela serait encore plus grotesque de justifier le massacre des élèves policiers.
Israël a visé aussi des bâtiments du gouvernement et toute personne qui a des liens avec le Hamas, sans se soucier de leur rôle dans la guerre, et les responsables israéliens ont reconnu que ces attaques étaient intentionnelles et n’ont senti aucun besoin de montrer que le bâtiment ou la personne en question avaient un lien militaire. Un officiel israélien senior a dit au "Washington Post", « Il y a beaucoup d’aspects de Hamas et nous essayons de frapper le spectre entier, parce que tout est connecté et tout soutient le terrorisme contre Israël. » Le général Avital Leibovitch, un porte-parole des FDI, a dit, « Tout ce qui est affilié à Hamas est une cible légitime. » [102] Le général de brigade Dan Harel a déclaré :
« Nous frappons non seulement les terroristes et les lanceurs de roquettes, mais aussi tout le gouvernement et toutes les ailes de Hamas.... Nous frappons des bâtiments gouvernementaux.... Après cette opération il n’y aura pas un seul bâtiment appartenant au Hamas debout dans la Bande de Gaza... » [103]
Et alors, Israël a bombardé le Parlement, le Ministère des Affaires étrangères, le Ministère du Travail, de Construction et du Logement et plusieurs autres bâtiments gouvernementaux. Il a bombardé les bureaux de change en vue de couper les fonds du Hamas. [104] « ’l’infrastructure civile du Hamas est une cible très sensible. Si vous voulez leur mettre la pression, c’est le moyen,’ disait Matti Steinberg, un ancien haut conseiller du service de sécurité intérieure israélien et un expert dans organisations Islamistes. » [105] Le 13 Janvier, New York Times avait reporté que des responsables du service des renseignements israélien ont dit que l’aile militaire du Hamas est restée intacte dans l’ensemble, (selon les termes du Time’s) « les dégâts les plus importants ont été faits à la capacité du Hamas de diriger la Bande de Gaza, avec un grand nombre de bâtiments gouvernementaux détruits pendant l’opération. » [106]
Le centre d’information du service des renseignements et du terrorisme, groupe d’experts lié au gouvernement israélien, a offert l’explication suivante sur la détérioration de la situation humanitaire à Gaza : « Récemment, les problèmes humanitaires dans la bande de Gaza se sont empirés en raison des combats et du dysfonctionnement de l’administration du Hamas. Les pannes d’électricité ont été annoncées partout dans la Bande de Gaza résultat de l’écroulement de lignes à haute tension. Kanaan Abaid, le vice-président de l’Autorité d’Énergie palestinienne, a affirmé qu’il était impossible d’envoyer des équipes pour réparer les pannes du courant à cause du danger que cela représente... Les autorités locales ne fonctionnent plus, les déchets ne sont pas collectés et l’infrastructure de base n’est pas réparée. En plus, il y a un manque de marchandises d’habitude introduites en contrebande de l’Egypte parce que les tunnels ont été bombardés par les FDI. » [107]
Mais bien sûr, le dysfonctionnement de l’administration du Hamas est le résultat des attaques israéliennes. Et le fait que la population de Gaza, pour survivre, soit dépendante de la contrebande de marchandises de l’Egypte par les tunnels qu’Israël est en train de bombarder est le résultat du blocus israélien.
Le jour suivant le même groupe d’experts a attribué la crise humanitaire en partie au « dysfonctionnement de l’administration du Hamas, qui est entrée dans la clandestinité et a prouvé être incapable de fournir des solutions aux difficultés qui se posent aux Gazaouis. » [108] Combien est irresponsable l’administration du Hamas pour être entrée dans la clandestinité juste quand il y a eu besoin d’elle pour résoudre les difficultés confrontées par les Gazaouis !
31. La vaste majorité de ceux tués par Israël n’était elle pas des terroristes plutôt que des civils ?
Non, pas beaucoup. Évidemment il est difficile de confirmer l’identité et l’activité de chaque personne tuée pendant l’offensive israélienne. Cela a mené quelques groupes de droits de l’homme et agences humanitaires à annoncer le nombre de femmes et des enfants tués comme un minimum absolu du nombre des civils tués. Mais comme ils l’ont fait comprendre, [109] que cela ne constituait pas une suggestion du nombre exact des pertes humaines civiles, ni que n’importe quel adulte mâle tué était automatiquement un combattant.
Le 14 janvier, le Ministère de la Santé palestinien a annoncé 1,013 morts, dont 40 pour cent des femmes et des enfants. [110] l’assassinat de nombreux civils masculins a été bien documentée : en plus du personnel de police et du gouvernement, un juge anti-Hamas (et père d’un consultant de l’Observatoire des droits de l’homme), du personnel médical, des conducteurs et beaucoup d’autres. [111]
Le 14 janvier, plus de 4,500 ont été annoncés blessés, dont la moitié est des femmes et des enfants. [112] D’ailleurs, plusieurs blessés mourront en raison du manque d’un soin médical à temps et approprié. Les hôpitaux de Gaza sont submergés et manquent d’électricité et d’approvisionnement, les ambulances ont peur de se déplacer et Israël a bloqué l’accès aux véhicules médicaux de secours. [113] Selon Human Rights Watch, « Seulement quatre blessés graves ont été transférés en Israël depuis le début du conflit, » en partie parce que Israël demande des garanties financières pour les frais médicaux des blessés palestiniens. Depuis le début de l’offensive terrestre le 3 janvier, le transfert vers Israël s’est arrêté. [114]
Notes :
[90] It is true that Hamas’s weaponry has been constantly improving. But note that though they had longer range rockets in their arsenal, they did not use these until after Israel began Operation Cast Lead.
[91] Reuters, "Israel warns Hezbollah war would invite destruction," Oct. 3, 2008 ; Gabriel Siboni, "Disproportionate Force : Israel’s Concept of Response in Light of the Second Lebanon War," INSS Insight No. 74, Oct. 2, 2008 ("With an outbreak of hostilities, the IDF will need to act immediately, decisively, and with force that is disproportionate to the enemy’s actions and the threat it poses. Such a response aims at inflicting damage and meting out punishment to an extent that will demand long and expensive reconstruction processes. The strike must be carried out as quickly as possible, and must prioritize damaging assets over seeking out each and every launcher.") During the 2006 Lebanon war, Israel’s ambassador to the United Nations responded to charges that Israel was using disproportionate force, saying "You’re damn right we are." (Steven Erlanger, "With Israeli Use of Force, Debate Over Proportion," New York Times, July 19, 2006.) See also Ben White, "Israel : Wedded to War ?" Guardian, Oct. 7, 2008.
[92]Human Rights Watch, "Q & A on Hostilities between Israel and Hamas," Dec. 31, 2008.
[93] JDS from North Carolina, blog entry on the New York Times website, Jan. 8, 2009, accessed 1/12/09. I was led to this source by Juan Cole’s invaluable Informed Comment blog.
[94] Amnesty International, "[Gaza civilians endangered by the military tactics of both sides-http://www.amnesty.org/en/news-and-updates/news/gaza-civilians-endangered-military-tactics-both-sides-20090108]," Jan. 8, 2009.
[95] ITIC, "[Operation Cast Lead, Update No. 10-http://www.terrorism-info.org.il/malam_multimedia/English/eng_n/html/hamas_e033.htm]," Jan. 8, 2009.
[96] Al Haq, "Legal Aspects of Israel’s Attacks on the Gaza Strip during ’Operation Cast Lead’," Ramallah, Jan. 7, 2009, p. 5.
[97] Amnesty International, "End unlawful attacks and meet Gaza’s emergency needs," Dec. 29, 2008. See also OCHA, "Gaza Humanitarian Situation Report," Jan. 2, 2009, ("Additional people received similar warnings that did not materialize, thus leaving families in a state of panic and uncertainty.") ; and OCHA, "Protection of Civilians Weekly Report," no. 291, Dec. 25-Dec. 31, 2008, p. 1 ("Telephone calls from IDF personnel, or leaflets dropped by airplanes to people throughout Gaza ordering evacuation from their homes prior to bombings were widely reported. While in some cases homes were bombed immediately after the calls were made, others were not. Nevertheless, given the high population density in Gaza and the close proximity between homes, this has caused considerable panic and uncertainty among those receiving phone calls, as well as neighboring houses. People have been evacuating their homes and staying in streets for long hours exposed to further danger, or staying with relatives.").
[98] Taghreed El-Khodary and Isabel Kershner, "Warnings Not Enough for Gaza Families," New York Times, Jan. 6, 2009, p. A10.
[99] This point is made by Adi Ophir, "Reflections on Gaza from Tel Aviv," ZNet, Jan. 12, 2009.
[100] Human Rights Watch, "Israel/Hamas : Civilians Must Not Be Targets ; Disregard for Civilians Underlies Current Escalation," Dec. 30, 2008 ("Under the laws of war, police and police stations are presumptively civilian unless the police are Hamas fighters or taking a direct part in the hostilities, or police stations are being used for military purposes.") ; Human Rights Watch, "Q & A on Hostilities between Israel and Hamas," Dec. 31, 2008 ("Under international humanitarian law, police are presumed to be civilian - and thus immune from attack - unless formally incorporated into the armed forces of a party to a conflict or directly participating in the hostilities. Thus, police only engaged in ordinary police roles, such as regulating traffic or ordinary law enforcement, would not be subject to lawful attack, while those who are Hamas fighters can be targeted. Police who engage in both ordinary law enforcement and at times in fighting would, like other civilians, be subject to attack whenever and for such time as they were actively participating in the hostilities.") ; Palestinian Centre for Human Rights, "On the Bloodiest Day in the History of Occupation, Hundreds of Palestinian Civilian Deaths and Casualties in an Israeli Aerial Offensive against the Gaza Strip," Dec. 27, 2008 ("police stations, police officers and law enforcement officials are classified under the international law as civilians, and targeting them as such while they were not engaged in military action constitutes a violation of the international law.")
[101] B’Tselem, "B’Tselem to Attorney General Mazuz : Concern over Israel targeting civilian objects in the Gaza Strip," Dec. 31, 2008.
[102] Griff Witte and Sudarsan Raghavan,"’All-Out War’ Declared on Hamas ; Israel Expands List of Targets to Include Group’s Vast Support Network in Gaza," Washington Post Dec. 30, 2008, p. A01.
[103] Tova Dadon, "Deputy chief of staff : Worst still ahead," Ynet, Dec. 29, 2008.
[104] Ethan Bronner, "Israel Rejects Cease-Fire, but Offers Gaza Aid," New York Times, Jan. 1, 2009.
[105] Griff Witte and Sudarsan Raghavan,"’All-Out War’ Declared on Hamas ; Israel Expands List of Targets to Include Group’s Vast Support Network in Gaza," Washington Post, Dec. 30, 2008, p. A01.
[106] Steven Erlanger and Michael Slackman, "Israel Says Hamas Is Damaged, Not Destroyed," New York Times, Jan. 13, 2009.
[107] ITIC, "Operation Cast Lead - Update No. 8," Jan. 6, 2009.
[108] ITIC, "Operation Cast Lead - Update No. 9," Jan. 8, 2009.
[109] See UN, Dept. of Public Information, "Press Conference on Situation in Gaza," Dec. 29, 2008 :
"Responding to numerous questions about why only women and children were counted as civilian casualties, Mr. [John] Holmes [Under-Secretary-General for Humanitarian Affairs and Emergency Relief Coordinator] said the UNRWA figure of civilian casualties had been given to avoid accusations of exaggeration or unclearness about civilians, or others who might be Hamas militants. It was meant to give a credible, minimum figure. He knew that there were civilian men who had been killed, including one UNRWA staff. It was not meant to be ’super considerate’ of Israel, as one correspondent suggested. There were civilians killed who were men, but women and children were the only ones one could reasonably be sure were civilians. The given number was not based on a methodology, he said. Neither did he mean to say that all men killed were Hamas.
"Ms. [Karen] AbuZayd [Commissioner-General of UNRWA] confirmed that the account was correct. The Emergency Coordinator based in Jerusalem had come up with the tally, and she had questioned it immediately. The director of her office, a lawyer, immediately had said that the numbers should not be used, because they were not legitimate and made no sense. She agreed with that, saying that the numbers had to be looked at again. Her emergency food distributor, who had been killed, was a civilian and a man."
[110] OCHA, "Field Update on Gaza from the Humanitarian Coordinator," Jan. 14, 2009, 1700 hours, p. 1.
[111] For example, Fares Akram, "Gaza : The death and life of my father," Independent, Jan. 5, 2009 ; B’Tselem, "Testimony : Ambulance and medical staff fired at while evacuating wounded people," Jan. 6, 2009 ; Damien McElroy, "UN drivers killed during three-hour Gaza ’ceasefire’," Telegraph, Jan. 8, 2009 ; B’Tselem, "Testimony : Vegetable vendor killed in Israeli bombing of Gazan police building," Dec. 27, 2008 ; B’Tselem, "Testimony : Jaber Abu Hweij loses father and brothers in Gaza bombing," Jan. 5, 2009 ; B’Tselem, "Testimony : Soldiers Killed and injured dozens of persons from a-Samuni family in a-Zeitun neighborhood, Gaza, Jan. ’09," Jan. 8, 2009.
[112] OCHA, "Field Update on Gaza from the Humanitarian Coordinator," Jan. 14, 2009, 1700 hours, p. 1.
[113] Human Rights Watch, "Deprived and Endangered : Humanitarian Crisis in the Gaza Strip," Jan. 13, 2009. See also International Committee of the Red Cross, "Gaza : wounded people dying while waiting for ambulances," Jan. 5, 2009.
[114] Human Rights Watch, "Deprived and Endangered : Humanitarian Crisis in the Gaza Strip," Jan. 13, 2009.
16 janvier 2009 - ZNET - Vous pouvez consulter cet article ici :
http://www.zcommunications.org/znet...
Traduction de l’anglais : Cha’am
Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6306

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