lundi 27 avril 2009

Suite du communiqué du samedi 24 avril: des victimes condamnées

Les deux victimes d’une agression par des membres d’une milice sioniste le mercredi 21 avril sont poursuivies pour violence en réunion.
Leur crime évident : n’être que des goyims.


Nous y voilà ! Cinq jours après l’agression qui a eu lieu mercredi 21 avril boulevard Voltaire à Paris, la boucle est bouclée ; les rôles sont redistribués selon la hiérarchie habituelle : les victimes sont mises en examen et la face des maîtres est ainsi sauve !!!

Les deux victimes tabassées par toute la meute des nervis d’une des milices sionistes opérant dans Paris (pour la deuxième fois en moins de quinze jours) à coups de casques et de barres de fer et cela devant les policiers, ont été mises en examen samedi-après midi sous le chef d’accusation suivant : « violence en réunion. » En effet, le lendemain de leur agression, on leur a demandé de repasser au commissariat où ils avaient déposé plainte la veille suite au tabassage en règle dont ils ont été les victimes et pour lequel ils ont passé des examens à l’hôpital. C’est là, qu’on leur a demandé de se présenter au commissariat du 9ème arrondissement de Paris. Conscients de leur statut de victimes, ces personnes se sont présentées dans le dit commissariat et c’est alors qu’ils vont comprendre l’hallucinant retournement de situation dont ils sont les protagonistes. Ils ne sont plus des victimes qui doivent obtenir réparation, mais bel et bien des agresseurs qui méritent d’être mis en garde à vue sur le champ et qui seront présentés en comparution immédiate au parquet le samedi 24 avril vers 11 heures. Dans l’après-midi, ils ressortiront du tribunal mis en examen pour « violence en réunion. »

Non ! Nous ne sommes pas en train de visionner un western spaghetti où un shérif ripou sème la terreur, ni en train de lire des nouvelles dans un des journaux officiels de notre grande démocratie qui épinglent consciencieusement une république bananière dans laquelle la loi appliquée est celle décrétée par le dictateur! Non ! Nous sommes à Paris en 2009 ; le Paris des amis de Mr Sarkozy qui a ouvert une sorte de nouvelle ère pour notre démocratie. Dans ce Paris-là, la population est scindée en deux castes les goyims et les maîtres ! Nos prédécesseurs qui ont combattu pour que le droit soit appliqué de manière égale à tous les citoyens français doivent à n’en point douter se retourner dans leurs tombes aujourd’hui en constatant que la justice applicable en France dépend de la caste à laquelle on appartient. Les victimes de mercredi appartiennent évidemment à la mauvaise !


La réalité est que nous ne sommes même pas étonnés ni abasourdis ; il ne s’agit en effet qu’une nième fois de plus que, dès lors que des membres de la LDJ ou du Betar, sont mis en cause dans une affaire d’agression, la boussole de la justice perd le nord puisque les victimes deviennent les agresseurs et son condamnés en tant que tels ! Seulement, cette fois, nous nous disons que c’est peut-être la fois de trop.

Le jour de l’agression, nous qui sommes restés devant l’immeuble où se tenait la soirée de soutien pour la Palestine afin d’éviter toutes nouvelle attaques des sionistes, avons été reçus aux environs de minuit, à notre demande, par le commissaire divisionnaire chargé de la sécurité nocturne du tout Paris ; il était accompagné de Madame la commandante chargée du 11ème arrondissement ainsi que d’un lieutenant qui était présent au moment de l’agression et qui a procédé à l’arrestation des voyous sionistes. Ce dernier a confié lors de cette entrevue, que s’il n’était pas intervenu au prix de sa sécurité, selon ses mots « une des victimes y serait certainement resté. » Je me souviens lui avoir dit : « je suis ravi de voir qu’il y a encore dans notre pays des policiers qui osent faire leur travail dans le respect de leur serment et avec pour seule motivation laïque celle du respect du droit. » Je me souviens lui avoir dit aussi que selon moi il était évident qu’il allait avoir des ennuis tant je sais que dans notre belle démocratie, personne n’est au dessus des maîtres, pas même la loi… Parce que, même s’ils sont pris en flagrant délit d’agression en groupe avec usage d’armes (barres de fer et casques) et sur ce point le témoignage du lieutenant, ce mercredi 21 avril, était sans équivoque, ceux qui sont sensés défendre la liberté et l’intégrité de tout les citoyens trouvent le moyen de retourner la situation pour rendre coupable les victimes… et cela parce qu’au-dessus de tous les crimes il y a d’abord celui de n’être qu’un simple goyim.

Face à ce retournement, nous posons aujourd’hui officiellement une question que nous n’avons pas évoquée samedi dernier eu égard au fait que les personnes n’étaient pas encore sortis du tribunal à l’heure où nous avons écrit notre communiqué. Que faisait Mr Samy Gozlan sur le boulevard Voltaire après l’agression ? En effet, plusieurs témoins nous ont rapporté ce soir-là, avoir reconnu sur le lieu de l’agression cette figure très connue dans Paris du soutien à Israël. Il s’agit en effet d’un ex-commissaire de police, responsable communautaire au CRIF et aussi le chef du très officiel SPCJ « Service de protection de la communauté juive » qui coopère avec la police de notre pays afin d’assurer la protection de la communauté juive. Que s’est-il passé pour que de victimes les personnes agressées deviennent des inculpées ? La question ne cesse de se poser pour tous ceux qui étaient présents jeudi soir boulevard Voltaire et cette question est légitime dans un Etat de droit ! En d’autres termes, est-ce parce que, des nervis sionistes ont été arrêtés ce soir-là pour avoir agressés des gens, qu’il fallait à tout prix sauver la face en inculpant elles-aussi les personnes tabassées? C’est la question que nous posons !

Et nous lançons un appel solennel à tous les citoyens de notre pays pour dire que le salut de la France ne peut passer que par une des deux voies suivantes : soit le rétablissement des valeurs de notre République et l’application du Droit tout le Droit rien que le Droit, soit l’obligation de nous convertir tous pour ne plus être considérés comme de simples goyims, des sortes de sous-hommes sur lesquels les maîtres ont tous les droits comme le précise le Talmud et pour lesquels la justice républicaine n’a plus cours.

Nous ne pouvons plus accepter une telle dérive, il est temps que toutes les forces vives de notre pays s’attellent à cette tache essentielle pour sauver ce qui représente un des ciments constitutif d’une démocratie comme la France: l’égalité de tous les Français devant la loi.

Collectif Cheikh Yassine

1 commentaires:

Liberté je chante ton nom a dit…

Ce deux poids deux mesures est particulièrement inquiétant.
La question est en effet qu'est ce qui s'est passé entre le mercredi soir, date de l'agression et le moment où ces jeunes ont été placés en garde à vue le jeudi dans la matinée? Leur avocate jointe par l'AFP déclare en effet que ces derniers ont été"roués de coups sans raison par un groupe de jeunes juifs alors qu'ils se rendaient à la soirée de soutien à la Palestine".Alors sir c'est le cas, qu'on nous explique sur quelles bases ils ont été mis en examen pour violence en réunion au même titre que leurs agresseurs, parce que là, il y a quelque chose qui échappe à notre compréhension.
A moins que cette affaire suggère qu'il ne pouvait pas y avoir de condamnations de voyous sionistes sans contrepartie...