par La Rédaction
Nir Barkat, maire de Jérusalem, récuse les appels des Palestiniens et de la communauté internationale à l’arrêt des démolitions dans la partie orientale de la ville et se pose en garant de la législation qui régit la construction.
Son objectif, a-t-il reconnu, est de faire en sorte que Jérusalem reste majoritairement juive. Barkat a néanmoins nié toute intention d’expulser la population arabe et assure que les démolitions ne répondent à aucun but politique.
Ajoutées à ses déclarations en faveur de l’expansion des colonies juives de Cisjordanie, ces démolitions exacerbent un peu plus les tensions israélo-palestiniennes et pourraient mettre l’Etat juif en porte-à-faux avec ses alliés américains et européens.
La secrétaire d’Etat Hillary Clinton les a jugées contre-productives, le mois dernier. Le négociateur palestinien Saëb Erekat a, quant à lui, estimé qu’elles allaient "tuer à jamais" la solution fondée sur la coexistence pacifique de deux Etats.
A chaque démolition, la municipalité fait valoir une absence de permis de construire, or le permis en question est pratiquement impossible à obtenir, dit-on côté palestinien.
"Moi, en tant que maire, et l’appareil judiciaire israélien devons nous assurer que la loi est respectée", a souligné jeudi Barkat, s’adressant à un petit groupe de journalistes reçus dans son bureau.
"Je suis au service des Palestiniens qui vivent à Jérusalem-Est. Je n’ai aucun problème à ce sujet", a-t-il poursuivi, après avoir promis d’oeuvrer à l’amélioration de leurs conditions de vie en multipliant notamment les permis de construire.
Entre 2004 et 2008, 100 à 130 habitations ont été démolies chaque année à Jérusalem, selon la ville. Les deux tiers se trouvaient dans la partie Est.
Depuis le début de l’année, la municipalité dit avoir fait procéder à 35 nouvelles démolitions, dont 20 à Jérusalem-Est, et assure que les 26 permis de construire sollicités jusqu’ici ont été accordés.
Six mille juifs quittent la ville chaque année, faute de travail et du fait des prix de l’immobilier, tandis que la population arabe continue à augmenter, a assuré le maire, parlant d’un "déséquilibre".
Sa politique, a-t-il souligné, vise "à fixer la population juive (...) pour maintenir le ratio entre Juifs et Arabes et pour préserver le statut de capitale juive de Jérusalem". Et d’ajouter : "Je n’ai pas de politique de démolitions visant à maintenir un quelconque équilibre."
(Jeudi, 23 avril 2009 - Avec les agences de presse )
Lien de l'article: http://www.aloufok.net/spip.php?article444

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire