mercredi 22 avril 2009

Percer l’illusion – Le grand échiquier

Pour Mieux comprendre notre monde

Paru sur le site futur quantique le 02 mars 2009
Écrit par Simon Davies

Cela peut paraître terriblement évident mais je vais quand même le dire puisque apparemment nous l’oublions souvent, une communication intelligible est essentielle à une compréhension mutuelle. Sans une compréhension commune de ce que nous nous disons, nous nous retrouvons à la dérive dans Babel-land. Les risques qu’un manque de compréhension commune nous font courir ne peuvent être surestimés.

Au milieu du déluge de plans de rachat, de sauvetage et de relances, il n’y a aucune communication claire sur les raisons exactes pour lesquelles ces mesures sont prises et sur la manière dont elles pourraient améliorer la vie des gens ordinaires. Cette omission est très clairement délibérée. Si nous, individus normaux peuplant cette planète avions acquis une compréhension commune de ce qui se passe vraiment, nous déciderions de ce que nous n’approuvons pas, nous serions d’accord sur les raisons exactes de cette décision et nous serions probablement d’accord sur ce que nous proposons à la place. Ceux qui contrôlent notre planète en sont conscients et ils s’assurent par conséquent que n’aboutissons pas à une telle compréhension commune.

Ils agissent ainsi car, si suffisamment d’individus parvenaient vraiment à saisir ce qui se passe réellement sur cette planète, nous pourrions atteindre une masse critique telle que nous décidions collectivement que nous ne tolérerons pas plus longtemps le monde tel qu’il est et, plus important, nous disposerions d’une perspective commune nous permettant de sortir de ce bourbier.

Afin de s’assurer que nous ne développions pas cette perspective commune, ceux qui nous contrôlent, ou comme Douglas Reed les dénomme, les Managers, veillent sans cesse à ce que nous demeurions dans un état de confusion. Pour aboutir à cette confusion, ils nous maintiennent au préalable dans une peur incessante à l’égard d’autrui, où nous percevons « les autres » comme une menace, tant pour nous que pour nos biens, notre statut social, notre situation professionnelle, notre rôle au sein de la communauté, notre situation financière et même notre survie.

Nos sociétés ont été conçues afin que les riches craignent les pauvres, que la classe moyenne craigne les ouvriers syndiqués, que les groupes ethniques et religieux aient peur les uns des autres, et ainsi de suite quasiment à l’infini. Nous adoptons un modèle de compétition au lieu d’un modèle de coopération et nous cultivons nos peurs et nos haines plutôt que notre amour et notre empathie. Toutes nos religions, tous nos partis politiques, toues nos croyances ont été conçues pour nous maintenir dans un état de peur permanente. Toute société reflète dans la peur de son peuple les inégalités et l'injustice de son organisation sociale et les programmes politiques et sociaux de ses élites dirigeantes.

Pour la plupart des habitants des pays occidentaux soi-disant « libres » les peurs visent généralement les autres et les étrangers, qu’ils soient immigrés ou « terroristes », mais cela a changé au fur et à mesure que nous avons pris conscience du pouvoir terrifiant dont dispose l’Etat, alors qu’il exprime sa brutalité à l’égard des manifestations, qu’il rogne peu à peu nos « libertés » et lance nos nations dans des guerres et des pillages immoraux et criminels. Afin d’acquérir encore plus de pouvoir, l’Etat a manipulé les peurs des citoyens sous prétexte de « guerre contre le terrorisme », de « guerre contre la drogue », d’insécurité liée à l’économie ou à l’immigration. A cette peur vient se greffer un flot permanent d’informations contradictoires, d’informations erronées et de désinformation élaborées afin de s’assurer que la réalité ne puisse être perçue objectivement. Pour résumer, l’État a eu recours à une technique d’inhibition transmarginale [terme faisant référence aux expériences de conditionnement par la douleur menées par Pavlov. Les cobayes traversent trois phases en fonction de l’intensité des stimulis de douleur. D’abord les processus nerveux d'un animal tendent, non pas à produire des effets proportionnels à l'intensité des excitants, mais des effets égaux (phase égalitaire), des effets inversement proportionnels à cette intensité, comme une forte réactivité à des signaux faibles ou une faible réactivité à des signaux forts (phase paradoxale), ou encore des effets opposés au caractère de l'excitant, comme l'inhibition d'un excitant habituellement positif ou l'excitation suscitée par un excitant habituellement négatif (phase ultra-paradoxale). – NdT] afin de plonger une grande partie de la population dans un état de passivité, d’apathie, de soumission et de confusion.

Les individus plongés dans un état de confusion permanente sont impotents et incapables de participer à des actions collectives cohérentes. La tactique a toujours été celle du diviser pour mieux régner.

Une lutte qui se déroule actuellement déterminera l’avenir de cette planète et de ses habitants. Face aux individus normaux se tient un système pathologique dominé par des psychopathes de toutes origines ethniques, confessions ou couleurs de peau. La finalité des psychopathes ne peut être vraiment comprise par les gens normaux, puisque elle concerne le pouvoir, le pouvoir pour le pouvoir. Ils ne poursuivent aucun objectif stratégique en termes de politique ou d’économie, il n'existe aucun territoire spécifique qu'ils convoitent, ni degré de richesse qu’ils ambitionnent, puisqu’aucun territoire, aucune richesse ne suffirait à satisfaire leurs appétits. Il n’y a pas non plus de limites aux souffrances qu’ils provoquent puisqu’ils semblent se délecter des bains de sang, des tortures et des famines. Ils recherchent un contrôle illimité, aucun accord, aucune négociation ne peut les satisfaire, aucun traité ne peut mettre fin à leur parcours destructeurs et aucune loi ne peut les contenir.

Toutes les institutions de ce monde, tous les gouvernements, entreprises et religions reflètent la pathologie du psychopathe. Nous avons grandi et nous avons élevé nos enfants dans un monde dominé par cette pathologie et par ces individus.

Néanmoins, les psychopathes ont une faiblesse fondamentale, Comme tout prédateur rodant dans la nature et dépendant de sa discrétion pour capturer ses proies : ils redoutent par-dessus tout d’être découverts. C’est cette peur innée qui conditionne l’essentiel de leurs actes et qui explique la peur et la confusion immenses dans lesquelles ils nous maintiennent. La peur et la confusion qui dominent ce monde sont les fruits d’une manœuvre délibérée des psychopathes pour éviter d’être découverts.

Nous ne pouvons combattre les psychopathes et le système malsain qu’ils ont créé avec des armes puisqu’ils contrôlent les armements les plus puissants que le monde ait jamais connu, ne ne pourrons vaincre autrement que par une révolution simple et toute puissante, une révolution de la vérité. Car la vérité révèle le mensonge et le psychopathe dépérit dans la lumière de la vérité.

En outre, cette vérité, comme Saint Paul l’a admirablement déclaré, nous rendra libres. Elle nous libérera des peurs et de la confusion, car la vérité n’a pas d’affiliation politique, religieuse ou autre, elle se suffit à elle-même. Mais trouver la vérité n’est pas chose facile, car elle demeure cachée derrière une multitude de voiles. Par conséquent notre tâche est de retirer chaque voile sans pitié, en particulier pour nous-même et pour les doux mensonges religieux et philosophiques qui nous asservissaient.

Nous découvrirons des horreurs sur le monde et sur nous-même qui remettront en cause tout ce que nous considérions comme acquis mais si nous n’avons pas le courage d’affronter ces horreurs, cette vérités sur nous-même et sur notre monde, nous perdrons et notre planète sombrera dans des ténèbres dont elle ne reviendra peut-être jamais. Les psychopathes dominent le monde depuis des millénaires, mais ils ont désormais le pouvoir de le détruire et ils sont incapables de comprendre ce que cela signifie vraiment. Comme Andrew M. Lobaczewski le souligne dans Political Ponerology, « Les microbes ne savent pas qu’ils seront brûlés vifs ou enterrés profond avec le corps humain dont ils sont en train de provoquer la mort. »

Lorsque nous nous libérons de ces mensonges, le système dont nous nous retrouvons captifs ne ressemble pas au monde dans lequel nous pensions vivre. Toutes les limites et les caractéristiques de ce monde auquel notre conditionnement nous faisait croire sont des illusions sans fondement crées à des seules fins de contrôle. Pour ceux qui dirigent réellement le monde il n’y a pas de limites, pas d’Etat nation, pas de loi, pas de morale, il n’y a que le pouvoir.
L’argent et l’économie ne sont que des moyens permettant d’acquérir du pouvoir, par conséquent tout ce que nous observons dans le domaine de l’économie et de la finance n’est rien d’autre que la manifestation d’une incessante lutte de pouvoir. Néanmoins, nous devons comprendre que ce système, la Matrice, n’est pas quelque chose que nous allons découvrir du jour au lendemain, que nous pourrons pointer du doigt en disant « voilà, elle est ici » car elle nous entoure, tout ce que nous voyons est au mieux un simple reflet de ce qui se produit à des niveaux que nous ne pouvons atteindre.

Gardons cela à l’esprit et revenons-en au thème de la confusion. Il nous semble que l’immense confusion dominant la crise économique est une clef permettant de comprendre la Matrice. Il nous semble que ceux qui dirigent le monde, les Managers, comptent sur cette confusion pour s’assurer que nous suivrons une voie particulière servant leurs intérêts. Nous pensons que cette voie sur laquelle ils nous mènent est celle d’une débâcle économique quasi-totale entraînant le naufrage de l'ordre social existant et l’imposition d’une dictature militaire patente. C’est la finalité manifeste de leurs actes et de leurs intentions.

C’est précisement le scénario envisagé en novembre 2008 dans une étude du Strategic Studies Institute et intitulée « Known Unknowns: Unconventional 'Strategic Shocks' in Defense Strategy Development » (Inconnus notoires : « chocs stratégiques » non conventionnels dans le développement de la stratégie de défense) dans laquelle on lit :
Des violences civiles largement répandues sur le territoire des Etats-Unis obligeraient l’appareil de défense à revoir in extremis ses priorités afin de préserver l’ordre et la sécurité des personnes.

L’usage délibéré d’armes de destruction massive ou tout autre catastrophe, effondrement économique imprévu, cessation des appareils politiques ou juridiques, mouvements de résistance délibérés ou insurrection, crise sanitaire généralisée , et catastrophe naturelle ou d’origine humaine sont autant de sources de chocs traumatiques pour la population étasunienne.
C'est aussi la raison pour laquelle la police urbaine du Royaume-Uni a lancé une guerre de propagande contre la population avec cet article paru dans le journal The Guardian :
Le commissaire David Hartshorn qui dirige le département de l’ordre public au sein de la police urbaine, a déclaré au Guardian que des membres de la classe moyenne qui n’aurait jusque là jamais envisagé de participer à des manifestations, souhaitaient désormais exprimer leur colère au cours des manifestations de cette année.

Il a ajouté que les banques, en particulier celles qui continuent à verser des primes substantielles malgré l’obtention de milliards provenant de la poche des contribuables, étaient devenues des « cibles potentielles » de même que les sièges des mutinationales et autres institutions financières de la City qui sont tenues pour responsables de la crise financière.

Hartshorn, qui participe régulièrement à des réunions avec les services secrets sur les causes potentielles de désordre public, a déclaré que l’ambiance au sein de certaines manifestations avait changé, avec des activistes désirant de plus en plus « descendre dans la rue pour provoquer des troubles contre l'ordre public».

Cet avertissement arrive alors que naissent des manifestations souvent violentes aux quatre coins de l’Europe contre la manière dont l’économie est gérée. Au cours des dernières semaines des agriculteurs grecs ont bloqué des routes pour protester contre la chute des prix agricoles, en France un million de travailleurs ont participé à des manifestations pour demander une meilleure protection de l’emploi et des salaires, et à Reykjavik les manifestants islandais se sont affrontés à la police.

Au Royaume-Uni des centaines d’employés des rafineries de pétrole ont organisé des manifestations sauvages contre le recours à de la main d’oeuvre étrangère.

Des rapports issus du Renseignement suggèrent que des « activistes connus » sont également de retour dans les rues, et selon la police ils recherchent le désordre public. « Ces individus sont doués pour motiver les foules, mais ils ne disposaient pas des ‘soldats’ pour organiser [des manifestations] » a ajouté Hartshorn. « Manifestement la ralentissement économique, le chômage, les saisies, changent la donne ». Soudain les gens ont l’opportunité de participer à des manifestations de masse.

Evidemment ceux qui, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni contrôlent la police, l’armée et les services secrets recherchent un conflit généralisé. Ils préparent simplement les esprits aux violences qu’ils ont eux-mêmes projeté de nous faire subir. Cette violence sera utilisée pour justifier une dictature, les répressions contre la société civile, les arrestations de masse et des incarcérations sans procès préalable.

Dans Smoke to Smother (1948) [ouvrage non traduit – Ndt], Douglas Reed prévoyait exactement ce scénario quand il traitait de la dictature mondiale qu’il voyait émerger sous le couvert de l'Organisation des Nations Unies, mise en place grâce aux « pouvoirs exceptionnels », au « travail obligatoire » et au « rationnement »

Les « pouvoirs exceptionnels » sont désormais en place : aux Etats-Unis, le Patriot Act, la loi relative aux commissions militaires, etc ; au Royaume-Uni les lois anti terroristes (pour n'en nommer que quelques-unes). Bientôt nous aurons droit au « travail obligatoire », l’économie tombant en ruines, travailler pour l'État ou pour les multinaltionales via l'État deviendra une nécessité face à la famine. En temps voulu, avec la débâcle du commerce mondial et du système social, nous assisterons sans doute à quelque sorte de « rationnement » Que ce soit un véritable rationnement ou plutôt un simple moyen de privation contre ceux qui ne s'inclinent pas face au pouvoir de l'empire étasunien et israélien.

Néanmoins, nous voyons désormais que, depuis le début, l'Organisation des Nations Unies n’était peut-être qu’une couverture. Depuis 50 ans, les fondamentalistes chrétiens et les théoriciens du complot aux États-Unis et ailleurs, déblatèrent sur le Nouvel Ordre Mondial dissimulé derrière l'ONU tout en décrivant les États-Unis comme le bastion de la liberté et la seule puissance capable de s'opposer à l'ONU et au monde. Cela a empêché ceux qui comprennent une bonne partie de la situation d’identifier la source du véritable danger.

Même Douglas Reed considérait l'ONU comme l’organisme supranational qui imposerait la première dictature mondiale. Et on réalise à quel point il s’est trompé lorsqu’on se penche sur l'invasion de l'Irak entièrement fondée sur des armes imaginaires, la persécution de l'Iran parce qu’il gêne les ambitions d’hégémonie globale des États-Unis et d’Israël, tandis que le génocide éhonté perpétré par Israël n’est pas souligné et encore moins appréhendé par des Nations Unies impuissantes ?
De la même manière, nous serons confrontés à un ou plusieurs organismes supranationaux établis, comme l'Organisation des Nations Unies, sous prétexte du « plus jamais ça. » Cette fois-ci, le « plus jamais ça » sera d'ordre économique, mais deviendra militaire suite à l’agitation sociale et à la violence d’Etat. Comme dans les années 40, les mêmes mensonges seront débités pour légitimer ces institutions, et encore une fois, ce seront des couvertures derrières lesquelles se dissimuleront ceux qui dirigent vraiment le monde : les États-Unis et Israël.

Les Managers ont conçu cette crise, sa nature, sa portée et son ampleur, afin que nos gouvernements ne puissent rien faire hors du cadre qui leur est imposé, même s’ils perçoivent et comprennent le piège dans lequel nous sommes tous tombés.
La crise bancaire a été habilement conçue via la transformation du système bancaire en un casino animé par une cupidité à haut risque délibérément soutenu par une absence de régulation et un surplus de masse monétaire. Le système bancaire est d’une nature telle qu'il devait aboutir inévitablement à cette bulle du prix des actifs alimentée par l’endettement, qui a rendu des millions de personnes prisonnières de la dette et des milliards esclaves de celle-ci. Des années de fusions bancaires en cascade ont abouti à un petit nombre de banques qui en sont venues à dominer le monde, avec pour conséquence inévitable que l'existence même du système dans son ensemble repose désormais sur leurs épaules.

Pourtant, on a délibérément autorisé ces banques à être dirigées de façon désinvolte et immorale, avec très peu de supervision adéquate. De même, une poignée de multinationales exercent une domination croissante sur notre planète et contrôlent l'accès à l'énergie, à l'alimentation, et aux autres biens essentiels ou non à notre existence. Nos systèmes politiques sont devenus otages des intérêts de ces empires bancaires et corporatifs qui dominent tellement nos gouvernements que l’administration étasunienne a été qualifiée de « gouvernement Sachs » en référence au nombre de postes détenues par des représentants de Goldman Sachs.
Les gouvernements de nos nations ne sont désormais plus que de simples marionnettes dans les mains des banques et des entreprises qui dominent le monde, elles-mêmes marionnettes des Managers cachés qui imposent leur autorité grâce à la puissance militaire et l’État policier.
Tout cela était un piège, conçu pour aboutir exactement à cette situation apparemment dénuée d’échappatoire. Nos dirigeants politiques, nos fonctionnaires, nos banquiers et nos chefs d'entreprises, sont tous le produit d'un système qui leur a transmis une perception de la réalité erronée, limitée et conçue afin que les psychopathes atteignent le sommet et que les non-psychopathes soient si désespérément contaminés qu'ils pourraient aussi bien être considérés comme des psychopathes. Leurs croyances à l’égard du monde sont si pathologiques qu'ils auto-justifient le pillage et la destruction de populations et de nations entières, et auto-justifieront la répression et la destruction de leur propre peuple. On nous dit pourtant que nous devons nous en remettre à ces gens pour nous sortir du bourbier qu'ils ont créé.

La grande majorité de ces individus n’ont pas créé sciemment ce désastre, ils ont tout simplement participé à sa création parce que c'est leur manière d’être, c’est le reflet de leur nature, ils ne peuvent être autrement et ne pouvait rien faire d'autre.

Mais derrière eux se tiennent ceux qui sont fort conscients des décisions qu'ils prennent et qui ont un agenda très clair et précis. La manière de travailler de ces Managers est simple, ils comprennent la nature des psychopathes, puisque c'est la leur, et les faiblesses des gens normaux, et ils jouent avec. Ils mettent en place des environnements dans lesquels les psychopathes prospéreront et où les faiblesses des gens normaux comme la cupidité et l'avarice seront exacerbées. Le système capitaliste de marché libre correspond exactement à ce type d’environnement, un milieu facile à manipuler par les Managers pour créer tous les effets désirés.

Le dénouement qu’ils ont escompté et atteint consiste en l'effondrement du système, exactement comme nous le voyons ; l'inévitable agitation frénétique de leurs larbins pour trouver des « solutions », qui font elles-mêmes partie du plan, y compris l’organisation simultanée du pillage des richesses nationales au quatre coins de la planète, de manière à enlever le maximum de richesses, augmenter la dette de manière exponentielle et créer des bouc-émissaires en faisant des banques et des banquiers la cible de la colère populaire.
Chaque pièce de l'échiquier a sa raison d’être. Les dirigeants politiques sont choisis en vertu de leur profil, que ce soit Obama, pour son charisme apparent, par opposition à Bush, Brown, pour son air maussade, ou Sarkozy, pour son arrogance sans borne. Les banques ont été organisées de manière à faire faillite, pour ensuite solliciter l'argent public provoquant un dégoût et une colère inévitables au sein des masses. Les machines de guerre éprouvées et améliorées sur les champs de bataille, le personnel militaire et policier conditionné à la mentalité de la « guerre contre le terrorisme, un terroriste se cache derrière chaque individu, » les gens nourrissent les peurs et leur confusion. Les foules ont été réduites à l’ignorance et à l’aveuglement, aisément dirigées, manipulées vers la violence ou la soumission, exactement comme le souhaitent les Managers. À aucun moment les Managers ne peuvent être identifiés, car ils ne sont jamais sur l'échiquier.
Pour beaucoup, l'idée selon laquelle notre monde est un échiquier géant est inacceptable. Ceux-là retombent dans les illusions de la Matrice, recherchant toujours une explication plus confortable, plus rassurante. Comme le disait Douglas Reed, « Les hommes sont prompts à trembler devant des dangers imaginaires et tardent à voir les vrais. »

Nous sommes entraînés vers l'apocalypse économique, l’effondrement de la société et la dictature totalitaire ; c’est aussi simple que ça. Nier la réalité génère des victimes, l’affronter construit les générations de demain.

Traduction : Pétrus Lombard ; relue par Futur Quantique

Lien de l'article: http://futurquantique.org/leconomie/649-percer-lillusion-le-grand-echiquier

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