vendredi 30 janvier 2009

J'ai repris espoir

Paru sur le site Oxfam France le 21janvier 2009

Elena Qleibo travaille pour Oxfam dans la bande de Gaza et est en charge de la sécurité alimentaire. Elle prépare actuellement une opération d’urgence sur le terrain qui aidera des milliers de familles privées d’aide humanitaire ces trois dernières semaines. Elle raconte la vie à Gaza; la difficulté de travailler dans des circonstances particulièrement pénibles et les besoins immenses de la population gazaouie.Les habitants de Gaza font face à de très lourdes pertes. Certains ont perdu leur maison, leur entreprise et surtout des êtres proches. La plupart des gens que j’ai rencontré jusqu’à présent sont encore sous le choc et peinent à recoller tous les petits morceaux de leurs vies en lambeaux.Il y a deux jours, j’étais avec notre partenaire ‘Maan Development Center’ qui travaille avec nous sur la distribution de nourriture et nous avons rencontré un homme assez exceptionnel qui prépare chaque jour des repas chauds pour les gens qui sont encore déplacés à l’intérieur même de Gaza. Je trouve encourageant de voir que la communauté de Gaza, qui est éprouvée, trouve encore la force de donner à ceux qui sont encore plus dans le besoin. Ça fait du bien de voir cela.Le Dr. Adel Risek et son équipe de volontaires cuisinent au feu de bois pour des milliers de personnes chaque jour. Je trouve cela assez incroyable. Le Dr. Risek a recruté des cuisiniers professionnels qui travaillaient en Israël avant le début du blocus et qui sont maintenant sans emploi à Gaza. C’est un projet qui fonctionne déjà depuis six mois. Au départ, le Dr. Risek aidait principalement les hôpitaux, les femmes seules qui n’arrivaient à sortir et aussi les personnes âgées, mais quand le conflit a éclaté en décembre, il a décidé d’aider ceux qui se sont retrouvés dans les abris des Nations unies. Certains jours, son équipe prépare 1,000 repas, parfois plus.L’histoire du Dr. Risek m’encourage dans mon travail. Depuis que la situation est suffisamment sûre pour que je sorte de chez moi, j’ai rencontré beaucoup de gens, j’ai rendu visite à nos partenaires et j’ai organisé dans les moindres détails la distribution de biens de première nécessité à des milliers de familles dans la ville de Gaza. Ce fut difficile et frustrant parce que nous ne savions jamais à quel moment les trêves nous permettraient de sortir et quels endroits seraient vraiment sécurisés.Quand je suis découragée, je pense au Dr. Risek et son équipe de bénévoles.

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