Moe Ali Nayel
Personne n’était venu pour aider quelqu’un ici, semblait-il, c’était juste une professeur qui était venue donner un cours à ses étudiantes.

- Les réfugiés palestiniens ont vu peu d’intérêts dans tous ces chercheurs qui sont venus visiter leurs camps. Photo : Mohammed Asad/APA Images
« Avez-vous aimé filmer notre misère ? Le film : c’est bien, vous êtes comme les autres. Vous vous montrez dans le camp, vous filmez, vous partez, et nous, nous sommes toujours là ».
Je répondais d’habitude : mais nous voulons parler au monde de votre histoire. Toujours avec le même sarcasme, la réponse est : « Combien êtes-vous payés pour raconter au monde notre histoire ? ».
Tout le temps de mon travail comme fixateur avec les journalistes internationaux, je n’ai jamais compris pourquoi les gens sur les trottoirs des rues animées du camp regardaient toujours notre mission « humanitaire » avec scepticisme. Mais en début de cette année, je suis arrivé à comprendre ce scepticisme des réfugiés palestiniens dans les camps du Liban.