dimanche 8 novembre 2009

A diffuser très rapidement le plus largement possible et à signer

Publié le dimanche 8 novembre 2009 sur le site eutopic.lautre.net

Le conseil d’administration de l’université de Trondheim, 2eme université norvégienne, va décider le 12 novembre du boycott ou non des relations avec les universités israéliennes. Si la proposition passe, ce serait la 1ere université à prendre cette décision.

Une pétition pour encourager le vote OUI vient d’être lancée, elle est en anglais mais toutes les signatures peuvent compter. Faites passer aux amis et collègues,

Site sur lequel signer :

http://www.petitiononline.com/boycott9/petition.html

Lien du billet:
http://www.eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?article4733

Gaza patients seeking alternative therapies

Parue sur le site You Tube le 08 novembre 2009

Efi Brenner Interview

Efi Brenner was one of 80 Israeli students to refuse to enlist in the army this year. He has since been imprisoned and thrown out of home by his family.

Abbas serait-il prêt à affronter la réalité ?

Publié le dimanche 8 novembre 2009 sur le site info-palestine.net
Khalid Amayreh/The Palestine Telegraph

Mahmoud Abbas, le chef contesté de l’Autorité palestinienne, a finalement mais tardivement admis que le soi-disant processus de paix avec Israël avait complètement échoué et que le peuple palestinien aura à trouver une solution de rechange.


Tout un symbole ... Les supplétifs palestiniens entraînés, financés et contrôlés par Israël, les Etst-Unis et l’Union Européennes, "manifestent" les armes à la main à Al Khalil] [Hebron] le 7 novembre pour demander à Abbas de revenir sur sa décision de prendre sa retraite [tout sauf méritée]...

Dans un discours prononcé jeudi soir à Ramallah, M. Abbas, a accusé à juste titre Israël de l’échec complet du processus politique, en disant que l’Autorité palestinienne [AP]avait réalisé « tous ses engagements et toutes ses obligations », tandis qu’Israël continue à voler la terre palestinienne et à construire des colonies juives.

Le dirigeant du Fatah, âgé de 74 ans, a dit aussi avoir décidé de ne pas briguer un deuxième mandat comme président de l’AP, faisant référence à l’échec des pourparlers de paix avec Israël et au refus israélien de mettre fin à l’occupation qui a commencé en 1967.

Comme principales raisons de sa décision, il a cité l’adoption par l’Amérique du rejectionnisme israélien, en particulier en ce qui concerne l’expansion des colonies juives, et les efforts jusqu’ici infructueux de réconciliation nationale entre le Fatah et le Hamas.

En bref, M. Abbas a accusé tout le monde pour son échec, sauf lui-même.

En effet, dès la création de sa « présidence » !!!! Abbas a cherché à apaiser les Israéliens et les Américains avec des moyens qui ont sérieusement affaibli la dignité nationale palestinienne, faisant que notre ennemi et son protecteur d’outre-mer ont considéré la direction de l’AP comme une entité collaboratrice.

Abbas et ses cohortes ont permis à un général américain de former et de « bâtir » des « forces nationales » palestiniennes, conformément à une doctrine manifeste de trahison en vertu de laquelle la lutte palestinienne contre l’occupation israélienne est considérée comme « un acte de terreur. »

Keith Dayton a inculqué à nos fils la croyance empoisonnée qu’Israël était l’ami et le Hamas l’ennemi.

Finalement, les Américains ont cajolé et encouragé certains ambitieux et arrivistes parmi les dirigeants du Fatah pour tenter un coup d’État militaire contre le gouvernement démocratiquement élu à Gaza, ce qui a mené à une situation de confrontation permanente entre le Fatah et le Hamas.

Mais au lieu de chercher une véritable réconciliation avec le Hamas, l’équipe d’Abbas s’est obstinée à forger une alliance de fer avec l’armée d’occupation israélienne contre la résistance palestinienne, principalement dans le but d’obtenir un certificat de bonne conduite de la part des Israéliens et des Américains.

Nous nous souvenons tous de la rencontre entre les généraux traîtres infâmes d’Abbas et les commandants de l’armée israélienne à Beit El, près de Ramallah, en Septembre 2008, lorsque le commandant le plus haut placé des services de sécurité palestiniens en Cisjordanie, a dit à ses collègues sionistes : « Nous sommes alliés contre le terrorisme » et que « nous avons un ennemi commun, et le nom de cet ennemi est le Hamas ».

Ces remarques ne sont pas simplement un lapsus de la part de l’équipe d’Abbas. Elles ont été traduites et sont encore aujourd’hui traduites en politiques dans chaque coin et chaque rue de Cisjordanie où les forces de sécurité palestiniennes appliquent une dure inquisition contre les partisans du Hamas.

Cette inquisition, qui se poursuit sans relâche, a vu l’emprisonnement et la torture de milliers d’innocents et la mort de nombreuses personnes.

La connivence entre l’Autorité palestinienne et Israël a conduit plus tôt cette année à l’assaut israélien contre Gaza, grâce auquel l’Autorité palestinienne espérait que la Wehrmacht juive en finisse avec le Hamas et ramène, à la junte de Ramallah, la bande de Gaza sur un plateau d’argent.

Les fautes d’Abbas ne se sont pas limitées à la période qui a suivi les élections de 2006, aux complots et machinations contre le Hamas, comme le fait d’encourager l’occident à maintenir et même à renforcer le blocus de Gaza, et à encourager les dirigeants égyptiens à fermer la frontière de Rafah dans le but d’étrangler l’enclave côtière où vivent 1,5 million de personnes, dans l’espoir que ces habitants se dresseraient contre le Hamas.

Sa gestion des pourparlers de paix avec Israël a été vaine et franchement scandaleuse. Se comportant souvent comme Alice au pays des merveilles, M. Abbas a donné à son peuple à de nombreuses occasions l’impression que la paix était au coin de la rue et qu’Ehud Olmert, le héros du quasi-génocide contre la bande de Gaza, était un partenaire sincère pour la paix.

Les embrassades entre Abbas et Olmert à Jérusalem-Ouest ont fait croire à de nombreuses personnes en Palestine ainsi que dans le reste du monde qu’Israël allait finalement reconnaître les droits légitimes des Palestiniens et que la création d’un Etat palestinien viable, avec Jérusalem-Est comme capitale, n’était plus qu’une question de quelques mois.

Inutile de dire que toute cette agitation si peu sincère, appelée à tort « négociations de paix » se déroulait pendant que les bulldozers israéliens pulvérisaient davantage de terres palestiniennes, de fermes et de vergers.

Au cours de ces conversations mondaines, Abbas n’a jamais vraiment insisté sur un arrêt complet et total de l’expansion des colonies juives, le terrible cancer qui dévore le reste de la Cisjordanie, pas plus qu’il n’a insisté pour que soient fixées la phase finale et la durée du processus.

Par conséquent, sa bêtise, sa naïveté et sa confiance mal placée dans les intentions israéliennes l’ont mené là où il est maintenant. Il n’a qu’à s’en prendre à lui-même.

Beaucoup de dirigeants palestiniens et arabes lui avaient conseillé de ne pas se laisser duper et tromper par les Israéliens en acceptant un processus vague et de longue haleine qui permettrait à Israël de créer davantage de faits accomplis en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Mais il a presque toujours refusé d’écouter, répétant que le processus de paix « était pour les Palestiniens la seule stratégie ».

Et quand un journaliste palestinien lui avait demandé il y a quelques mois ce qu’il ferait si le processus de paix échouait, il a déclaré sans honte que l’alternative au processus de paix était le processus de paix.

M. Abbas a affirmé dans son discours que la porte était toujours ouverte pour une « solution à deux États ». Mais un jour plus tôt, Saeb Ureikat, un conseiller politique clé d’Abbas, a été cité comme disant qu’il était maintenant trop tard pour un Etat palestinien et que la direction palestinienne devra être honnête et franche avec les masses palestiniennes à cet égard.

Il est difficile d’imaginer comment Abbas pourrait racheter et rectifier certaines de ses erreurs. Certaines de ses fautes, comme la coordination répressive [sécuritaire] avec Israël, ne pourront jamais être pardonnées.

Mais Abbas peut encore engager des mesures audacieuses pour limiter les dégâts avant qu’il ne soit trop tard. La première de ces mesures devrait être le démantèlement de l’Autorité palestinienne qui ne sert qu’à liquider la cause nationale palestinienne.

Ne pas prendre cette initiative, quels que soient les prétextes et les excuses, signifierait seulement la légitimation du régime colonial israélien et la capitulation devant le statut quo.

Arrêtons de nous mentir et faisons face à l’évidente réalité qui est que l’occupation sioniste colonialiste de notre pays n’a jamais vraiment reculé et que les accords d’Oslo ont été une déception de A jusqu’à Z. Nous devons dire à notre peuple que l’Autorité palestinienne n’est pas une étape vers la libération de la tyrannie sioniste, comme cela a été dit, mais plutôt un instrument pour la liquidation de la cause palestinienne.

Abbas est-il prêt à affronter la réalité ? Ou a-t-il besoin de nouvelles 15 années de tromperies et de mensonges pour comprendre ce que chaque enfant palestinien sait parfaitement ?

7 novembre 209 - The Palestine Telegraph - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.paltelegraph.com/opinion...
Traduction de l’anglais : Nazim

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7600

Les étudiants suspendus dans la Bande de Gaza appellent à trouver des solutions à leur question

Publié le 08 novembre 2009 sur le site du Centre Palestinien d'Information


Gaza – CPI
Les étudiants palestiniens qui sont en attente dans la Bande de Gaza et qui ne peuvent pas voyager à travers le passage de Rafah ont lancé un appel aux sociétés gouvernementales, médiatiques et les masses médias pour s'occuper de leur affaire et trouver des solutions pour leur question.

Dans un communiqué dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, les étudiants suspendus ont dit : "nous appelons les sociétés gouvernementales et juridiques à trouver des solutions à notre question et à la montrer à l'opinion générale mondiale".

Les étudiants ont dit que la majorité d'entre eux ont perdu leur droit de poursuivre leurs études dans plusieurs universités à l'étranger.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7oKEeHh1%2bJKIJBsfw%2bvj9cpG6O8ADjb47GUteAFuwHZqtX3TKFQUxdNgmBA5nkW37kdejzYfvYEyVZT6JNtE5qw8gIhGKO2KlmFDmf2Roq5g%3d

Israelis rattled over 'secret' Fayyad plan

Lien de l'article: http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=238143

Abbas: Palestinian state impossible without settlement freeze

Lien de l'article: http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=238230

الهندي: تفضلوا.. احموا المقاومة بمشروع سني عربي

Article publié sur le site islamonline.net le 8 novembre 2009


غزة – أعرب القيادي البارز في حـركة الجهاد الإسلامي الدكتور محمد الهندي عن استـعداد حـركته للمشاركة في انتخابات مجلس وطني فلسطيني إذا تم التوافق على إعادة بناء منظمة التحرير الفلسطينية على أسس ديمقراطية وسياسية، مستبعدا في ذات الوقت مشاركة الحركة فـي الانتخابات الرئاسية والتشريعية القادمة.

وطالب د. الهندي في مقابلة مع "إسلام أون لاين.نت" السبت 7 -11 -2009 من يتهم حركة الجهاد والفصائل الأخرى بالانحياز إلى المشروع الإيراني، بأن يعملوا على إعداد مشروع عربي سني يدافع عن فلسطين وستكون حركته جزءا منه.

وشدد على أن المدخل الحقيقي للمصالحة وترتيب البيت الفلسطيني هو بناء مرجعية وطنية شاملة للجميع، وعلى أن حل المشاكل العالقة ليس بإجراء انتخابات لا في موعدها أو غير موعدها.

ورأى د. الهندي أن "محاربة" السلطة للمقاومة في الضفة الغربية المحتلة لا علاقة له بالصراع بين حركتي فتح وحماس، وإنما هي سياسة تبين مدى التزام السلطة الواضح بخارطة الطريق.

طالع أيضا:
خبراء: اعتزال عباس.. مناورة قد تتحول لمغامرة

* "إسلام أون لاين. نت" بدأت معه من مهـرجان "الجهاد" الأخيـر بغـزة في ذكرى استشـهاد مؤسس الحركة فتحي الشقاقي، وسألته: هل قلتم إنه آن الأوان لدخـول الجهاد الحلبة السياسية من بـوابة الانتخابات المقبلة؟

- فأجاب: بالنسبة للانتخابات فحركة الجهاد لها موقف سياسي وعندما قررت عدم المشاركة في الانتخابات الماضية عام 2006 لم تبحث المسألة على مستوى فقهي: حلال أم حرام، وإنما بحثتها من منظور سياسي: هل هناك مصلحة للشعب الفلسطيني أم لا.

ومن وجهة نظرنا أن الانتخابات وبناء المؤسسات المدنية وبناء مؤسسات الدولة تأتي لاحقا بعد تحرير الأرض، وحتى الآن واضح أن غزة لم تتحرر، وإنما تحولت إلى سجن كبير، أما الضفة فتحولت لمعازل حقيقية, ومرجعية الانتخابات هي مرجعية أوسلو التي أسست للسلطة الفلسطينية، وهذا الوضع لم يتغير، ولذلك نحن في الجهاد نعتقد أن الانتخابات الرئاسية والتشريعية تأتي في ظل الاحتلال والعدوان.

والأرجـح أن الحركة لن تشارك في الانتخابات إذا ما استمر الوضع على ما هو عليه، وليس معنى ذلك أنها تنعزل عن القضايا السياسية.. نحن حركة إسلامية تنخرط في العمل السياسي الخاص بالشعب الفلسطيني، ومستعدون للمشاركة في انتخابات مجلس وطني فلسطيني إذا تم التوافق على إعادة بناء منظمة التحرير الفلسطينية.

* هل تريدون القـول بأن المرجعية الوطنية أهـم من الانتخابات؟

- الانتخابات ليست مهمة، ولكن الأهم عندما نختلف كفصائل أن يكون لنا مرجعية وبرنامج سياسي يمثل الحد الأدنى من التوافق الفلسطيني، البعض يقول إن المرجعية هي منظمة التحرير، لكن حماس والجهاد خارج المنظمة ولا نعتبرها مرجعية لنا، ولكن إذا تم إعادة بناء المنظمة على أسس ديمقراطية وسياسية بحيث تعكس برامج الفصائل المنطوية تحتها، فساعتها ستصبح المنظمة مرجعية للجميع.

* حركة الجهاد لديها تحفظات كثيرة على الورقة المصرية للمصالحة الفلسطينية بنسختها الأخيرة، فهل لكم أن تجملوا لنا هذه الملاحظات؟

- أولا: لدينا تحفظات على العنوان: العنوان يقول ورقة التوافق الفلسطيني، وهذه ليست ورقة توافق إنها ورقة مصالحة بين حماس وفتح.. الورقة تتحدث عن خمس نقاط أربع نقاط تركز على المصالحة حول (الحكومة, والانتخابات, والأجهزة الأمنية, والمصالحات الداخلية بعد الصراع) والنقطة الخامسة تتعلق بالوضع الفلسطيني (المنظمة وإعادة بنائها)، إذن هي ورقة مصالحة وليست ورقة توافق فلسطيني، فعندما نتحدث عن التوافق الوطني نتحدث عن الثوابت الفلسطينية (القدس - اللاجئون - حق المقاومة).

- ثانيا: المتن أيضا لدنيا عليه بعض الملاحظات فهناك صياغات تحتاج إلى توضيح، مثلا الحديث عن اللجنة القيادية التي تقود الشعب الفلسطيني في المرحلة الانتقالية إلى حين بناء مجلس وطني جديد.. نريد أن نعرف: ما هي صلاحياتها وما هي مهامها وما هي هياكلها؟؟، بحيث لا تتعارض مع اللجنة التنفيذية لمنظمة التحرير، فكل هذا غير مفصل ويحتاج إلى حوار جديد.

* منذ حالة الانقسام والمصالحة هي مطلب حركة الجهاد من فتح وحماس، فما هي المصالحة التي ترون فيها إمكانية لإنهاء الانقسام الفلسطيني - الفلسطيني نهائيا؟

- المدخل للمصالحة الفلسطينية هو بناء مرجعية، والتوافق على برنامج يمثل الحد الأدنى لكل الفصائل, إذا لم نفعل ذلك سندخل في قضية ترتيب خلافاتنا فقط؛ فبعد اتفاق مكة (2005) ماذا حدث, حدثت مشاكل جديدة.. وتم تشكيل حكومة وحدة وطنية في فترة ما.. فما الذي حدث: اقتتال، ولذلك المسألة يجب ألا تتكرر والتوقيع على الورقة المصرية لن يغير الوضع، وسيبقى الوضع على ما هو عليه، فليس لدينا مرجعية وليس لدينا برنامج نتفق عليه.

* هناك اعتقالات واسعة في الضفة لعناصر حركة الجهاد على خلفيات متعددة آخرها البيان الذي وزع في ذكرى استشهاد القائد الشقاقي؟ ما موقفكم من هذه الحملة؟ وهل ترون أنها سياسة؟

- للأسف في الضفة وبكل وضوح يقولون إنهم ملتزمون بخارطة الطريق، وأن ملاحقة المقاومة استحقاق لهذه الخارطة، وأنا أعتقد أن هذه السياسية ليس لها علاقة بالصراع بين فتح وحماس بدليل أنها تنال حركة الجهاد, وربما تنال عناصر من فتح إذا كان لها علاقة بالمقاومة.

* بالانتقال إلى غزة هناك حديث يدور عن توتر العلاقة بين حماس والجهاد على خلفية المقاومة، فهل هذا صحيح؟ وهل حماس تمنع الجهاد من المقاومة وتعتقل المقاومين؟

- ما يثار من منع حماس للمقاومة غير حقيقي، قد تحدث إشكاليات وهذه الإشكاليات تحل ميدانيا وبشكل سريع نتيجة لوجود حماس على الحدود، لكن هذه ليست سياسية وليست مسألة يومية.

* في مهرجانكم الأخير قلتم وبوضوح: على حماس أن تغير من سلوكها.. ما هي ملاحظاتكم على أداء حماس كسلطة، وعلاقتكم بالحركة؟ وإلى أين تسير؟

- لنا ملاحظات على سلوك التعامل مع الناس، الناس هي التي قدمت الشهداء وتألمت وصبرت نحن نريد من حماس ومن كل الفصائل أن تعامل الناس بطريقة مختلفة، هناك تجاوزات ونحن دائما ننصح الإخوة في قيادات حماس بحلها والتعامل معها بطريقة مختلفة.

حماس انتخبت وإذا لم تتابع أخطاءها، خاصة من قبل الأجهزة الأمنية فسينعكس ذلك على شعبيتها ونحن حريصون أن تبقى حماس في خندق المقاومة، وأن تبقى حماس مثلا مخالفا للسلطة في رام الله.

* ماذا عن مشروع ورؤى دمج الحركتين (حماس والجهاد)، خاصة أن ثمة اجتماعات سابقة بين الحركتين ناقشت هذا الموضوع؟

- دائما في الاتحاد قوة وأملنا أن نصل ليوم يتوحد فيه الشعب بكافة فصائله على المقاومة، والمقاومة لن تكون إلا إسلامية الهوية، ووحدة المقاومة على هذا الأساس هي هدفنا وإن شاء الله تتحقق.. هناك اتفاق مع حماس على المنطلقات واتفاق في خندق المقاومة، ونحن ذاهبون إلى مزيدٍ من التقارب.

* المقاومة بشكل عام في حالة تيه في الضفة، وفي غزة معاناة متعددة أقلها أن القطاع لا زال يرمم نفسه في أعقاب العدوان الإسرائيلي الأخير، فكيف يمكن أن نعيد للمقاومة عافيتها؟

- المرحلة صعبة، المقاومون في الضفة إما في السجون أو في القبور، فإسرائيل تعتقل 11 ألف أسير إضافة إلى المعتقلين في سجون السلطة والملاحقات الأمنية المتكررة، فهناك صعوبة ولكن دوام الحال من المحال، والمقاومة أدرى بكيفية استعادة عافيتها والشعب الفلسطيني دائما ما يفاجئ الجميع بأنه شعب حيوي وعنده روح التضحية ويستطيع أن يحدد خيارته ويمارسها.

* ألا ترون أن موقف رئيس السلطة محمود عباس من التفاوض والاستيطان موقف تكتيكي، وأنه ينتظر اللحظة المناسبة للعودة إلى التفاوض بدون شروط؟ ولو طلبت منكم المشورة بعد الموقف الأمريكي الصريح من الاستيطان.. فبماذا ستنصحون؟

- أي حديث عن الدولة هو خداع للشعب وتسويق للوهم مرة أخرى، المفترض من أي قيادي مسئول أن يصارح الشعب، وعلى الرئيس عباس أن يقول ماذا حقق عبر المفاوضات خلال السنوات العشر الماضية، ولماذا يتمسك بالمفاوضات إلى ما لا نهاية؟.

على الأقل ليضع سقفا يقول خلال سنة إذا لم نتوصل لوقف الاستيطان يكون البرنامج قد انتهى, هذه المسيرة السياسية تسرق سنوات طويلة، وحياة الشعوب وقضاياها المصيرية ليست حقل تجارب.

أما مشورتنا فستكون كالتالي: خيار المفاوضات خيار فاشل، وكل من يتمسك به سيذهب إلى الفشل. تجربة الرئيس (الراحل ياسر) عرفات كانت مثالا واضحا لكل من سيخلفه.. أعطوه جائزة نوبل للسلام عندما وقع (اتفاقات) أسلو، وبعد ذلك اغتالوه عند ما جاءت القضايا المصيرية.

* القدس.. عنوان كبير وقضية مركزية، ولكن ما يقدم لها لا يتناسب مع أهميتها ولا يتعدى الموقف الإعلامي القديم (الشجب والاستنكار)، فلماذا هذا الموقف برأيكم؟؟

- إسرائيل فتحت ملف القدس وهي كل يوم تعمل اختبارا جديدا لترى ردود الفعل العربية والإسلامية، ولطالما جاءت ردود الفعل ضعيفة مما يشجع إسرائيل على الاستمرار، ونحن نخشى أن يأتي اليوم الذي يتم فيه الاعتداء بشكل مدمر على المسجد الأقصى، بينما العرب والمسلمون لم تتجاوز ردود أفعالهم الشجب والاستنكار.

* عام 2010 يقتـرب هل أنتم متفائلون بأنه عام الأمل للفلسطينيين والألم للإسرائيليين؟

- متفائلون ليس بهذا العام وإنما بكل الأعوام القادمة بإذن الله.. منحنى إسرائيل في انحدار، إسرائيل التي كانت تردع المنطقة كلها، وتسوق أسطورة الجيش الذي لا يقهر، وتخرج في حروب خاطفة لساعات وتُخضع أنظمة، إسرائيل لم تعد إسرائيل الشابة، إسرائيل لا تردع الآن أحدا.. لا تردع حزب الله في لبنان، ولا المقاومة في فلسطين، منحنى العلو الإسرائيلي في هبوط، وهذا يعطينا الأمل أننا في تقدم.

* هل تعتقدون أن إسرائيل ستشن حربا جديدة على غـزة خاصة مع التهديدات الأخيرة؟

- برأيي لا يمكن أن يكون كل يوم هناك حرب.. والحرب لا تحدث بهذه الطريقة, إسرائيل قد توسع من عدوانها من اجتياحاتها من خلال استهداف قادة المقاومة.. هذا وارد، ولكن السؤال هل إسرائيل ستحل مشاكلها بحرب جديدة.. بالتأكيد لا؛ لأنها تعاني مشكلة لها علاقة بالهوية والوجود، وهي تواجه اليوم حركات مؤمنة لها رؤية ملتحمة بثقافة الأمة وتاريخ الشعب وهي جزء منه.

* حركة الجهاد الإسلامي بعد هذه المسيرة إلى أين تذهب؟؟ وكيف تنظرون إلى الاتهامات التي تنال الحركة وفصائل المقاومة بأنها تتبع المشروع الإيراني في المنطقة؟

- الحركة منسجمة مع أفكارها ورؤيتها السياسية، وهذا أهم أسباب تماسكها.

أما بالنسبة للاتهامات:

أولا: كل من يدعم فلسطين والفصائل فهو مرحب به.

ثانيا: لمن يقول إن حركة "الجهاد الإسلامي" تتبع هي وفصائل المقاومة الأخرى المشروع الإيراني نقول لهم هيا اصنعوا مشروعا عربيا يدافع عن فلسطين وسنكون نحن جزءا من هذا المشروع، وبالنسبة للحديث عن مذهب سني وشيعي، فنحن أهل سنة في فلسطين ولا نرضى بغير هذا المذهب بديلا، ومن يريد أن يعمل مشروعا لأهل السنة في فلسطين فليتفضل ليحمي المقاومة، ويدعم حركات المقاومة، لكن أن تساق المسائل لتشويه المقاومة فهذا ما لا نلتفت إليه.

Lien de l'article: http://www.islamonline.net/servlet/Satellite?c=ArticleA_C&cid=1256909806488&pagename=Zone-Arabic-News/NWALayout

Top Israeli lawmaker wants talks with Hamas

Lien de l'article: http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=238291

Mahmoud Abbas s’en irait ? Formidable !

publié le dimanche 8 novembre 2009 sur le site france-palestine.org
par Gilles Paris

Renoncement de mahmoud Abbas ? Bonne nouvelle, écrit Marc Lynch, sur le site de Foreign Policy,
Alors que des articles alarmistes fleurissent dans la presse israélienne après le renoncement (provisoire ? définitif ?) de Mahmoud Abbas (lire ici en anglais les extraits de son discours du 5 novembre sélectionnés par l’agence Reuter [1], le blog de Marc Lynch, sur le site de Foreign Policy [2], présente une toute autre analyse. Bonne nouvelle, écrit en substance ce dernier, mettant en avant trois éléments :

1) La fin de la téléologie du processus de paix, du processus pour le processus façon Dennis Ross pendant l’administration Clinton qui ne produit en fait que du statu quo.

2) Un électrochoc pour le Fatah, alors que Mahmoud Abbas, assisté par un ancien bras-droit de Farouk Qaddoumi, avait cadenassé la conférence de Bethléem au mois d’août au profit de la génération fondatrice. L’ “ami palestinien” de Barack Obama, Rachid Khalidi, appelle depuis longtemps de ses voeux l’émergence d’une nouvelle direction politique palestinienne [3]

3) Une remise en cause de la donnée devenue fondamentale qu’est la coupure entre Gaza et la Cisjordanie. Et la fin de l’illusion du modèle “la Cisjordanie d’abord” privilégié par l’administration Bush pendant Annapolis, puis ensuite par M. Obama.

On peut pronostiquer que M. Abbas retiré des affaires, les espoirs occidentaux se reporteraient alors sur les épaules du premier ministre Salam Fayyad, comme en témoigne cet éditorial du Washington Post [4], en dépit de l’absence de tout ancrage politique du concerné (un indépendant formé au FMI) comme l’avait montré son faible score (2,41% et deux sièges pour sa formation Troisième voie) aux élections de 2006 [5]. [6]


[1] http://www.reuters.com/article/topN...)

[2] http://lynch.foreignpolicy.com/post...

[3] http://israelpalestine.blog.lemonde...

[4] http://www.washingtonpost.com/wp-dy...

[5] http://israelpalestine.blog.lemonde...

[6] voir aussi

Lien de l'article: http://www.france-palestine.org/article13110.html

إسرائيل والحليف الإستراتيجي الجديد.. الصين‏ (دراسة)

Article publié sur le site le 2 novembre 2009


خلص الباحثون الإسرائيليون الإستراتيجيون في مؤتمر هرتسيليا التاسع، والذي عقد في فبراير الماضي 2009، إلى توصيات محددة تختص بتفعيل العلاقات الإسرائيلية مع الصين، التي وصفوها بأنها يجب أن تكون "الحليف الإستراتيجي الجديد"، وأكدوا أن على إسرائيل أن تدفع قدما في هذا الطريق بناءً على قراءة التغيرات المقبلة على الساحة العالمية.
هذه التوصيات تعيد للأذهان حقيقة أنه حتى قبل أن تنشأ إسرائيل على أرض فلسطين في عام 1948، كان اليهود يبحثون عن الحليف الأقوى الذي يضمن مصالحهم، وانتهجت الدولة العبرية سياسة الاحتماء في الدول الكبرى التي تتمتع بالسطوة والنفوذ خلال فترة زمنية معينة حتى تفقد تلك الدولة قوتها، فتغير إسرائيل تحالفاتها لترتبط بحصان أسود جديد أو دولة أخرى يصعد نجمها وتتزايد قوتها بالقدر الكافي للدفع بمصالح إسرائيل إلى الأمام وضمان التفوق على جيرانها في الشرق الأوسط.

وتمتلك إسرائيل سجلا حافلا من التحالفات يؤكد نظرية الولاء للأقوى التي بدأت منذ عهد بريطانيا العظمى، حيث ظفروا بوعد بلفور في 2 نوفمبر 1917، وهو الحدث الذي أقر لأول مرة ما يسمى بحق اليهود في إقامة دولة على أرض فلسطين، ولم يهدأ الحليف البريطاني حتى تم الإعلان عن قيام هذه الدولة في 15 مايو 1948.

وفي ظل تعقد الأوضاع بمنطقة الشرق الأوسط وعدم استقرار الدولة العبرية بالقدر الكافي، عمد الإسرائيليون إلى استقطاب دولة عظمى أخرى لجانبهم، هي فرنسا، التي انضمت لبريطانيا كما وضح خلال العدوان الثلاثي ضد مصر في عام 1956، وهو العدوان الذي أكد لإسرائيل أن الحليفين البريطاني والفرنسي غير قادرين على ضمان مصالحها، وعندئذ جاء الدور على القوة العظمى الجديدة "الحصرية فيما بعد"، فتوثق التحالف الإسرائيلي – الأمريكي الذي جنت إسرائيل ثماره الأولى في حرب يونيو 1967.

منذ ذلك الحين أصبحت أمريكا، ولا زالت، تمثل الدعم والسلاح والرعاية والاقتصاد بالنسبة لإسرائيل، لكن المؤشرات الآن باتت تشير إلى تراجع العملاق الأمريكي، الذي أصبح غارقاً في مشاكله الداخلية وانهياره الاقتصادي، في ظل عالم لا تستقر فيه موازين القوى.. عالم تشير فيه كل التوقعات إلى أن القوة الأكبر في الغد ستكون ذات ملامح آسيوية.

وهكذا، كان من الطبيعي لإستراتيجية الولاء للأقوى الإسرائيلية أن تتجه آسيويا بحثا عن تنين صيني أو فيل هندي أو حتى نمر ياباني أو كوري يكون أكثر قدرة على ضمان المصالح الإسرائيلية عندما يفقد الحليف الأمريكي تفوقه.

في هذا السياق يتناول العرض التالي طبيعة العلاقات الإسرائيلية – الصينية المتعددة الأبعاد، والتي من المرجح معها أن تنتقل الصين إلى درجة الحليف الأقوى لإسرائيل في المستقبل، وهو أمر لا يخلو من البحث المستمر داخل محافل الفكر والسياسة والعسكرية الإسرائيلية.

العلاقات الدبلوماسية

كانت إسرائيل أولى دول منطقة الشرق الأوسط، وسابع دولة في العالم، اعترفت بالصين الشعبية، في وقت لم تعترف فيه الدول العربية بالدول الشيوعية الجديدة، ومع ذلك اتسمت العلاقات الدبلوماسية بين الصين وإسرائيل لفترة طويلة بالبطء الشديد والتوتر في بعض الأحيان، وشهدت صعودا وهبوطا في كثير من الأحيان بسبب الموقف الصيني من الصراع العربي – الإسرائيلي.

ففي 9 يناير 1950 بعث وزير الخارجية الإسرائيلي، موشيه شاريت، لرئيس وزراء الصين، زو أنلاي، برقية تهنئة أعلن فيها أن حكومة إسرائيل تعترف بالصين، دون أن تتضمن البرقية عرضا بتبادل العلاقات الدبلوماسية خشية إثارة الحليف الأمريكي. وكانت الصين قد أعلنت في عام 1949، أي قبل صعود الشيوعيين لسدة الحكم، أنها ستقيم علاقات دبلوماسية مع أي دولة تقطع علاقاتها مع تايوان، وأنها ستعتبر تلك الدولة صديقة، وبناء عليه، لم تعترف إسرائيل بتايوان ولم تقم علاقات معها، واعترفت في المقابل بالصين الشعبية وأيدت انضمامها للأمم المتحدة.

وحاولت إسرائيل في ذات الوقت إرضاء الولايات المتحدة التي أوضحت لإسرائيل أن إقامة علاقات دبلوماسية مع الصين ليس عملاً غير لائق فحسب، وإنما سيعتبر بمثابة مساعدة لدولة معادية؛ فأيدت إسرائيل قرار الأمم المتحدة لسنة 1950 الذي يدين الاعتداء الصيني على كوريا الشمالية وأيدت أيضا فرض مقاطعة سلاح على الصين.

لكن إسرائيل ما لبثت أن وجدت نفسها بين نارين، فمن ناحية سيؤدي فقدان الصين إلى استمالتها للجانب العربي، ومن ناحية أخرى سيثير إقامة علاقات معها غضب الأمريكيين، وقررت إسرائيل إمساك العصا من المنتصف، وقررت في عام 1954 إيفاد بعثة تجارية للصين لمناقشة موضوعات تجارية مشتركة، ووصل الوفد الإسرائيلي للصين وتم استقباله بشكل جيد، وأعرب الصينيون عن اهتمامهم بإقامة علاقات دبلوماسية مع إسرائيل، لكن الأخيرة حافظت على ضبط النفس.

ردا على ذلك، وافقت الصين على عدم دعوة إسرائيل لمؤتمر باندونج (النواة الأولى لنشأة حركة عدم الانحياز)، والذي عقد في إندونيسيا في 18 أبريل 1955 بحضور وفود من 29 دولة إفريقية وآسيوية، وشارك فيه الرئيس المصري جمال عبد الناصر. وقد تبنى المؤتمر مجموعة من القرارات لصالح القضايا العربية، وأعربت فيه الصين عن تضامنها مع الفلسطينيين. وارتكز الموقف الصيني حيال الصراع العربي – الإسرائيلي في حينه على أن استمرار الصراع يرجع إلى تدخل القوى العظمى الأجنبية، ومن ثم تتخذ بكين موقفا محايدا حيال هذا الصراع.

تبنى الصينيون منذ مؤتمر باندونج توجها أكثر عدائية نحو إسرائيل (من 1955 فصاعدا)، حيث وطدت الصين علاقاتها مع الدول العربية ووقفت إلى جوار القضية الفلسطينية وتزايد نقدها لإسرائيل، حتى تبنى الصينيون الموقف العربي تماما في عام 1964 حينما أقاموا علاقات مع منظمة التحرير الفلسطينية. ويعود ذلك إلى احتدام الصراع بين الصين والاتحاد السوفيتي في نهاية الخمسينيات إذ وجدت الصين نفسها في مواجهة ضد القطبين العالميين الأكبر، ودفعت بجهودها لدول العالم الثالث كذخيرة لاستقطاب حلفاء ضد الدول الغربية، وأيدت ثورات التحرير القومية، انطلاقاً من أن ذلك سيقود على المدى الأبعد إلى صعود نظم موالية للصين.

واعتبارا من عام 1964 قدم الصينيون مساعدات مالية وعسكرية وتوصيات ثورية للفلسطينيين، حيث اعتبروا إسرائيل ذراعا إمبرياليا للغرب في الشرق الأوسط، وهكذا أصبحت دائرة الصراع تجمع بين العرب والصين من ناحية، وإسرائيل والولايات المتحدة من ناحية أخرى.

في تلك الأثناء لم يكن للصين علاقات خارجية في المنطقة إلا مع مصر، ووجدت أن عدوها الأساسي هو الاتحاد السوفيتي وسعت للتقارب مع الولايات المتحدة. وفي عام 1971 انضمت الصين للأمم المتحدة، وبدأت في بناء شبكة علاقات مع الدول الغربية.

وللمرة الأولى تلتقي المصالح الإسرائيلية- الصينية في السبعينيات؛ فكلاهما له مصلحة في التقارب مع الولايات المتحدة وكبح جماح الاتحاد السوفيتي، الذي رأت الصين أنه يشكل خطرا على العالم، فيما أرادت إسرائيل التخلص منه لأنه يؤيد ويساعد الدول العربية.

ومن هنا اتخذت إسرائيل العديد من الخطوات لتعزيز علاقاتها مع الصين:

1 - صوتت لصالح قبول الصين بالأمم المتحدة.

2 - فتحت قنصلية اقتصادية في هونج كونج.

3 - توجهت لزعماء أجانب في الصين لطرح مسألة العلاقات الدبلوماسية بين إسرائيل والصين.

وبعد قبول الصين كعضو في الأمم المتحدة، أرسل السفير الإسرائيلي، أبا إيبان، برقية تهنئة للصين، لكن الأخيرة رفضت البرقية استنادا للموقف الصيني الذي مفاده أنه مادام لم يتم التوصل إلى حل للمشكلة الفلسطينية، فلن تقيم الصين علاقات مع إسرائيل.

واستمرت الصين في مواقفها المؤيدة للعرب بعد حرب 1973، وصوتت لصالح تعيين مراقب لمنظمة التحرير الفلسطينية بالأمم المتحدة، وكذا صوتت في عام 1975 لقرار الجمعية العامة بمساواة الحركة الصهيونية بالعنصرية، مما جعل بإسرائيل تغلق القنصلية في هونج كونج.

ولم تغير الصين مواقفها حيال إسرائيل بعد رحيل ماوتسي تونج في عام 1976، ووضعت شروطا لإقامة علاقات دبلوماسية مع إسرائيل، كان أهمها: (ضرورة الانسحاب الإسرائيلي من المناطق المحتلة وإعادة حقوق الفلسطينيين، والتراجع عن السياسة العدوانية التوسعية، وإقامة دولة فلسطينية مستقلة).

مع مطلع الثمانينيات كانت التغيرات تعصف بالمنطقة وبشكل العلاقات الخارجية الصينية أيضا، فبدأ الحديث عن التسوية السلمية للصراع العربي – الإسرائيلي، في وقت كان الإصلاح الاقتصادي في الصين يزيد من ثقة قادتها على تطبيق سياسة خارجية أكثر انفتاحا، كما بدأ يتلاشى الخطر السوفيتي مع غرقه في المستنقع الأفغاني واتخاذ حكومة رونالد ريجان خطوات متعددة لمواجهة الاتحاد السوفيتي (أطلق عليه ريجان مملكة الشرور) أدت إلى إضعافه كثيرا.

ورأى الصينيون أنهم إن أرادوا المشاركة في العملية السلمية، فعليهم إقامة علاقات مع إسرائيل، ولذا قبلوا بطلب تل أبيب إعادة فتح القنصلية في هونج كونج في عام 1983، وتم افتتاحها فعليا في عام 1958، كخطوة نحو فتح الطريق أمام توطيد العلاقات الدبلوماسية.

وبناء عليه تسارعت وتيرة التقدم في العلاقات بين الدولتين، وبات مسموحا لحاملي جواز السفر الإسرائيلي الدخول إلى الصين، إلى جانب حضور العلماء الإسرائيليين المؤتمرات في الصين والمكالمات الرسمية على مستوى القادة والزعماء، وفتحت الصين قسما للغة العبرية بجامعة بكين، وبدأت اللقاءات بين ممثلي الأمم المتحدة الإسرائيليين ونظرائهم الصينيين.

وبهذا بدأت العلاقات الدبلوماسية غير الرسمية، ونسيت الصين الشروط السابقة لإقامة علاقات مع إسرائيل، ورفضت مشروعا عربيا لاستبعاد إسرائيل من الأمم المتحدة. وفي عام 1987 تم التوقيع على اتفاق تبادل معلومات مع وكالة الأنباء الصينية "شينخوا"، وأقيمت جمعية اقتصادية لتنمية التجارة بين إسرائيل والصين. وفي عام 1988 عقد لقاء آخر غير رسمي بين وزيري خارجية إسرائيل والصين، ووافقت الصين على فتح مكتب في بكين للدراسات الأكاديمية وتبادل المعلومات. وبدورها، وافقت إسرائيل على أن تقوم الصين بفتح مكتب سياحي صيني في تل أبيب لمساعدة السياح الإسرائيليين الذين يأتون إلى الصين، وكلاهما عمل كمكتب اتصال غير رسمي بين الدولتين.

ولأن إسرائيل تعمدت تسريب معلومات حول تلك العلاقات، فقد ثار غضب الصينيين الذين ما كان بوسعهم إلا تقليل حجم المعاملات خشية انقلاب الحليف العربي، حتى نشبت مظاهرات الطلاب في ميدان "تيان إن مين" في يونيو 1989، وقام الجيش الصيني بقمع المظاهرات بوحشية، وفي أعقاب ذلك فُرضت على الصين عقوبات مشددة، بما في ذلك العقوبات العسكرية؛ فانتهزت إسرائيل الفرصة ولم تنضم لفرقة الإدانة، واعتبرتها فرصة سانحة للاتجار في السلاح مع الصين.

وكان التحول الأكبر في عام 1989 حيث شهد تطورات كبيرة في العلاقات بين الصين وإسرائيل، وبدأ مكتب السياحة الصيني في العمل بتل أبيب، كما أعلن الرئيس الصيني خلال زيارته للمنطقة أن الصين تعترف بحق إسرائيل في الوجود، واعترف بوجود علاقات غير رسمية مع إسرائيل. وفي العام ذاته، أقامت السعودية علاقات دبلوماسية مع الصين، لتصبح إسرائيل هي الدولة الوحيدة التي ليس لديها علاقات دبلوماسية رسمية مع الصين.

في عام 1991 قام رؤوفين ميرحاف رئيس القنصلية الإسرائيلية في هونج كونج بزيارة إلى بكين، وتمت استضافته بوزارة الخارجية الصينية، وبعد شهور من ذلك قام وزير الخارجية في ذاك الوقت بنيامين نتنياهو بزيارة الصين، وأعلن عن بدء العلاقات الدبلوماسية مع الصين.

وبعد انعقاد مؤتمر مدريد للسلام، وتحديدا في عام 1992، أقامت الدولتان علاقات دبلوماسية كاملة، وجرت الزيارات الدبلوماسية على المستويات الرفيعة، وبلغت أقصاها بزيارة الرئيس الصيني لإسرائيل في عام 2000، كما وقعت الدولتان العديد من اتفاقيات الشراكة.

وكان من أسباب إقامة الصين لعلاقات طبيعية مع إسرائيل التطورات في الشرق الأوسط وتغير موقف منظمة التحرير الفلسطينية من إسرائيل. كما أنه بعد مؤتمر مدريد، وانتهاء الحرب الباردة، بدأت الكثير من دول العالم الثالث إقامة علاقات مع إسرائيل.

ويمكن القول إنه رغم الإنجاز الدبلوماسي الذي حققته إسرائيل في العلاقات مع الصين، فإن وتيرة التقدم نحو الأهداف الإسرائيلية لا زالت محدودة وغير مرضية بالنسبة للإسرائيليين، حيث لم تتوقف الصين عن بيع السلاح للدول العربية وإيران، ورغم وعود بكين لتل أبيب، فإنها استمرت في تصدير الصواريخ وتكنولوجيا الصواريخ لدول الشرق الأوسط، بل كان لها دور في تقدم برنامج إيران النووي في التسعينيات، علاوة على ذلك، فالصين وإن خففت من حدة تصريحاتها ضد إسرائيل فيما يتعلق بالصراع العربي – الإسرائيلي، لكنها لم تغير تماما مواقفها المؤيدة للعرب، مع ملاحظة أن بكين لم تستطع بعد التدخل في مسيرة التسوية السلمية.

العلاقات العسكرية

الموضوع الثاني في شبكة العلاقات الإسرائيلية - الصينية هو الصادرات العسكرية الإسرائيلية للصين. وقد بدأت تلك العلاقات بشبكة الاتصالات التي أقامها رجل الأعمال الإسرائيلي شاؤول أيزنبيرج مع القيادة الصينية في عقد السبعينيات من القرن الماضي ونجاحه في إقناع الصينيين بشراء تكنولوجيا عسكرية من إسرائيل؛ حيث نجح أيزنبيرج في إقناع الصين -التي كانت في خضم بناء البنية التحتية- باستيراد تكنولوجيا متقدمة في المجالين المدني والعسكري من إسرائيل.

وفي عام 1979 استطاع أيزنبيرج عقد لقاء سري بين قادة شركة الصناعات العسكرية الإسرائيلية ونظرائهم في الصين، ومهد بذلك الطريق أمام عدة صفقات سلاح كبرى، الأمر الذي كان له الفضل في تكوين علاقات جيدة بين الدولتين حتى اليوم.

وشهد عقد التسعينيات تغيرا في أنماط التجارة العسكرية بين إسرائيل والصين؛ ففي أعقاب انهيار الكتلة السوفيتية، والمذبحة التي ارتكبها الجيش الصين في ميدان "تيان آن مين" (1989)، فرضت الولايات المتحدة مقاطعة عسكرية على الصين. وفي المقابل جددت الصين وروسيا علاقاتهما، وأصبحت روسيا المورد الرئيس للسلاح للصين، حتى اندلع التصعيد العسكري بين الصين والولايات المتحدة بسبب مشكلة تايوان (1995-1996)، وكانت النتيجة تراجع طلب الصينيين للمنتجات الإسرائيلية وتصعيد معارضة الولايات المتحدة للتصدير العسكري من إسرائيل للصين.

في عام 1999، كشفت الصحافة الإسرائيلية النقاب عن معلومات تتعلق بصفقة الفالكون، وبحسب الصفقة كانت إسرائيل ستزود الصين بأربع طائرات فالكون، ورأى الأمريكيون أن حصول الصين على طائرة الفالكون سيخل بالتوازن العسكري على حدود تايوان وسيضر بأداء الجيش الأمريكي في المنطقة؛ الأمر الذي دفع الولايات المتحدة لمعارضة الصفقة بشدة, واعتقدت إسرائيل أنها ستستطيع الصمود أمام ضغوط الولايات المتحدة ووعدت الصين بإتمام الصفقة، لكنها أعلنت في النهاية إلغاءها عام 2000.

وفي عام 2003 قررت إسرائيل تعليق عقود تصدير السلاح للصين والتعهد للولايات المتحدة بأنها لن تبيع سلاحا يشكل خطرا على الولايات المتحدة، لكن الاتفاق لم يشمل حظر بيع الطائرات الصغيرة بدون طيار من طراز RP، الأمر الذي تسبب في أزمة طاحنة مع الولايات المتحدة في نهاية 2004.

وكانت إسرائيل قد باعت للصين في عام 1999 –بعلم الولايات المتحدة- 100 طائرة صغيرة بدون طيار من طراز هيربي، والتزمت إسرائيل بتوفير قطع غيار لها وصيانة لمدة عشر سنوات؛ مما أثار غضب الأمريكيين، خاصة أن الصينيين طلبوا قطع غيار للطائرات، ورأت الولايات المتحدة أن الهدف من ذلك هو تطوير الطائرات وليس مجرد الصيانة فقط.

في أعقاب إلغاء الصفقة، برزت التوقعات الإسرائيلية بتردي العلاقات مع الصين، ورجح الخبراء الإٍسرائيليون أن الصين ستوقف أنشطة الشركات الإسرائيلية على أراضيها، وستجمد فرص التجارة العسكرية المستقبلية مع إسرائيل، وستواصل نشر السلاح في الشرق الأوسط، لكن الواقع كان مغايرا، حيث واصلت الصين التعاون مع إسرائيل في المجالات التي وجدت أنها مفيدة بالنسبة لها. وعلى سبيل المثال، طلبت الصين من إسرائيل إصلاح الطائرة الصغيرة بدون طيار "هيربي"، والتي كانت قد اشترتها منها قبل سنوات.

من جانبها، فرضت الولايات المتحدة سلسلة من العقوبات على إسرائيل، والتي وافقت عليها المستويات العليا في الإدارة الأمريكية، وفي ذلك مستشار الأمن القومي للرئيس السابق جورج بوش (الابن)، الذي صدق على عقوبات ضمنية ضد تل أبيب شملت إحباط صفقات عسكرية ومشروعات مشتركة وتبادل معلومات مع الولايات المتحدة فيما يتعلق بأنظمة الأسلحة الجديدة، كما قاطعت الولايات المتحدة مدير عام وزارة الدفاع الإسرائيلية، وفرضت مقاطعة على سلاح الطيران الإسرائيلي فيما يتعلق بتطوير الطائرة JSF، وأوقفت التعاون في إنتاج منظومة المحاكاة الجديدة للجيش الإسرائيلي.

وطالبت الولايات المتحدة إسرائيل بالآتي:ـ

• على إسرائيل نقل معلومات للولايات المتحدة بخصوص 60 صفقة أجرتها مع الصين حتى تستطيع تقدير الأضرار التي لحقت بها كشرط لرفع العقوبات.

• فرض رقابة على بيع الأسلحة لدول العالم (سواء على مستوى الشركات الخاصة مثل ألبيت، أو الجيش الإسرائيلي).

لم تستطع إسرائيل تقدير الخطورة التي توليها الولايات المتحدة لتسلح الصين، وكادت تفقد تعاطف أكبر الداعمين لها، مما اضطرها في النهاية للرضوخ والإذعان للمطالب الأمريكية. وفي عام 2005 اضطرت إسرائيل لفرض رقابة مشددة على الصادرات العسكرية وحظر التجارة العسكرية مع الصين.

ورغم ذلك، لم تتأثر العلاقات التجارية بين الدولتين، حيث صرحت وزارة الخارجية الصينية أن العلاقات لن تتأثر بسبب طرف ثالت بل ستزداد قوة. ويعود هذا الرد الصيني إلى أن الصفقة كانت صغيرة، فضلاً عن قيام الصين بتطوير الطائرات بدون طيار بنفسها، كما أنها أدركت أن إسرائيل ليس لديها خيار آخر.

العلاقات الاقتصادية

منذ العام 1989 سعت إسرائيل لإقامة علاقات اقتصادية مع الصين، وجاء ذلك في أعقاب سياسة الانفتاح الصيني على العالم، حيث بادرت حكومة إسرائيل في هذا العام بعرض المساعدة في مجالات تنمية القرى والري وإقامة الصوبات الزراعية. وفي تلك الفترة، اشترى الصينيون معدات زراعية من إسرائيل وبعثت إسرائيل عددا من الخبراء الزراعيين للصين، نظرا لأن الأخيرة كانت في حاجة ماسة للتنمية الزراعية لتغطية احتياجات التعداد السكاني المتضخم فيها.

بيد أن العلاقات في مجال الصناعة كانت محدودة في تلك الفترة، ولم تعمل في السوق الصينية إلا بضع شركات إسرائيلية فقط، وهذا نظرا لضعف الإمكانات الإسرائيلية في هذا المجال مقارنة بالصين.

ومع إقامة علاقات رسمية دبلوماسية بين الدولتين في عام 1992، وقع الطرفان مجموعة من الاتفاقيات التجارية الثنائية، من أبرزها:ـ

• اتفاق الدولة الأولى بالرعاية (أكتوبر 1992): أعطت الصين لإسرائيل في هذا الاتفاق مكانة الدولة الأولى بالرعاية، بحيث تُحِصل من إسرائيل أقل نسب جمارك ممكنة مقارنة بجميع الدول الأخرى التي وقعت معها على اتفاقات مماثلة.

• اتفاق التجارة (أكتوبر 1992): وهو اتفاق الاعتراف المتبادل بالمواصفات والجودة بين مركز مراقبة المواصفات الإسرائيلي ومركزي مواصفات صينيين، هما SACI (The State Administration of Import and Commodity Inspection Export) و CSBTS (Technical Supervision The Chinese State Bureau of).

• اتفاقية الملاحة البحرية (مارس 1994): يتيح هذا الاتفاق لشركتي الملاحة في الدولتين (شركتا الملاحة الإسرائيلية "تسيم"، والصينية COSCO) العمل في مجال نظيرتها، وفتح مكاتب، وإدارة أعمال الملاحة دون الحاجة لإشراك جهة محلية. وفي عام 2001 حصلت شركة تسيم على موافقة لتوفير خدمات لوجيستية.

• اتفاق الملاحة الجوية (مارس 1994): في إطار هذا الاتفاق يعمل الخط المنتظم لشركة العال الإسرائيلية بين تل أبيب وبيونج يانج.

• اتفاق منع ازدواج الضريبة (أبريل 1995): يمنع هذا الاتفاق دفع ضريبة مزدوجة للأفراد والشركات على أرباحهم في الصين وإسرائيل.

• اتفاقية تشجيع وتأمين الاستثمارات (أبريل 1995): يهدف الاتفاق لحماية استثمارات الشركات التجارية بين الدولتين، وتسوية النزاعات، وتوفير العملة الصعبة.

• اتفاقية التعاون المالي "البروتوكول المالي" (أبريل 1995): الهدف من تلك الاتفاقية هو الدفع بعجلة التجارة بين الدولتين عن طريق السماح لشركات صينية بالحصول على قروض طويلة الأجل عند عقد صفقات مع مصدرين إسرائيليين في مجالات رؤوس الأموال وإقامة البنى التحتية. ويمنح البروتوكول شركات إسرائيلية إمكانية المشاركة في مشروعات وصفقات مع هيئات وشركات حكومية تريد التصدير للصين. وينص اتفاق الإطار على حصول الشركة الصينية على اعتماد بنكي لـ 10 سنوات بفائدة مدعومة بنسبة 2.5% مع إمكانية التمويل لخمس سنوات.

• اتفاقية التعاون في مجال البحث والتنمية الصناعية (2000): وهي الاتفاقية التي أتاحت دعم الدولتين لأي مشروع تشارك فيه شركتان إحداهما صينية والأخرى إسرائيلية، بحيث تقيم الشركتان تعاونا صناعيا بدعم من الهيئات المعنية: في إسرائيل مكتب كبار العلماء بوزارة الصناعة والتجارة والتشغيل، وفي الصين وزارة التجارة الخارجية والتعاون الاقتصادي.

• اتفاق التعاون المالي (نوفمبر 2004): طرأ على الاتفاق الأول بعض التغييرات منها: زيادة حجم التعاملات في البروتوكول الأول، وإتاحة إمكانية تمويل جديدة مدتها 7 سنوات بفائدة 3.2%.

• اتفاقية السياحة ADS (أكتوبر 2007): تمثل تلك الاتفاقية اعترافا صينيا بإسرائيل كهدف سياحي معتمد للسياح الصينيين.

• اتفاقية التعاون في مجال البحث والتنمية الصناعية مع مقاطعة جيانجسو (سبتمبر 2008): الهدف من هذه الاتفاقية هو السماح للشركات الإسرائيلية والصينية التي تريد تنفيذ مشروع بحث وتنمية صناعية مشترك بتقديم طلب للحصول على تمويل (كل طرف من دولته) بحسب المعايير المعمول بها في تلك الدولة، والتي تصل لإجمالي 3 ملايين دولار (1.5 مليون دولار لكل طرف).

وقد أدت هذه الاتفاقيات المشتركة إلى تطور العلاقات التجارية بين إسرائيل والصين بشكل كبير،

ومن استعراض الجداول والرسم البياني، يتضح أن حجم الصادرات الإسرائيلية للصين يفوق الواردات (خلافا لمعظم الدول في الشرق الأوسط)، وأن الصين أيضا في حاجة للعلاقات الاقتصادية مع إسرائيل، مثلما أن إسرائيل في حاجة للعلاقات مع الصين.
تطور العلاقات التجارية بين الصين وإسرائيل:

آفاق المستقبل

بعد استعراض هذا المسار من العلاقات المختلفة بين الصين وإسرائيل، يمكن القول إن الطريق لأن تكون الصين، كما يرغب الإسرائيليون، حليفا إستراتيجيا أول لإسرائيل لا يزال في بدايته، وأن على الدول العربية والإسلامية الانتباه إلى هذا التنامي الكبير في العلاقات بين الدولة التي يرى الكثيرون أنها "القطب العالمي القادم" وبين إسرائيل التي احترفت قراءة المتغيرات جيدا وإدارة علاقاتها مع الكبار من خلال نظرية "الولاء للأقوى"؛ فإسرائيل هدفها الأبعد هو تجهيز البديل للحصان الأمريكي المتعثر لضمان تفوقها على الدول العربية والإسلامية مستقبلا.

وتجدر الإشارة أخيرا إلى التوصيات التي خلص إليها الباحثون الإسرائيليون ورجالات الفكر الإستراتيجي في مؤتمر هرتسيليا التاسع فيما يتعلق بالسبل للدفع بالعلاقات مع الصين وتجهيزها كحليف إستراتيجي جديد، حيث أكدوا على الآتي:ـ

• إقامة زيارات رسمية رفيعة المستوى بشكل أكثر كثافة، والتأكيد على مدى أهمية إسرائيل في استقرار وأمن المنطقة.

• ضرورة تعيين شخصيات سياسية مرموقة في السفارة الإسرائيلية بالصين (على مستوى السفراء بالولايات المتحدة)، وليس مجرد شخصيات دبلوماسية، نظرا لأهمية الصين في المرحلة القادمة.

• استغلال الأشخاص الذين كانت تربطهم علاقات بالصين بسبب خبرتهم في التعامل مع تلك المنطقة من العالم، فضلا عن الصينيين الذين يولون أهمية كبيرة للعلاقات الشخصية.

• تعزيز التعاون التكنولوجي مع الصين وجذب الاستثمارات، من خلال تدخل عناصر دبلوماسية وسياسية إسرائيلية، الأمر الذي من شأنه أن يسفر عن عقد صفقات ويتيح استغلال المجال الاقتصادي لتحقيق أهداف سياسية. وأهم المجالات في هذا الصدد هي تكنولوجيا الاتصالات، واستغلال مصادر الطاقة، وتحلية مياه البحر، ومكافحة التصحر، والزراعة. كما يؤكد الخبراء ضرورة المشاركة في مشروعات البنى التحتية والمناقصات العامة في الصين.

• إيجاد سبل لتعزيز التعاون الاستخباراتي بين إسرائيل والصين، مع دفع الصين لزيادة مشاركتها في الجهد الدولي لمكافحة "الإرهاب الإسلامي".

• الحذر في التعاون الأمني مع دول أخرى في شرق آسيا للحيلولة دون الإضرار بمصالح الصين، حيث يجب عدم إقامة علاقات عسكرية مع تايوان، ودراسة وضع العلاقات بين الصين والهند قبل عقد اتفاقات أمنية كبيرة مع الهند، حتى تستغل إسرائيل ذلك كورقة مساومة في اتصالاتها مع الصين حول انتشار السلاح الصيني في دول الشرق الأوسط.

• إقامة علاقات مستمرة بين الجامعات والهيئات السياسية ومراكز الأبحاث الإسرائيلية ونظيرتها في الصين.

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La "majorité morale" (2)

Publié le dimanche 8 novembre 2009 sur le site Al Oufok
par Al Faraby


"J’ai une question"
"je t’écoute"
"que faut-il pour appartenir à la -majorité morale- ?"
"d’après le ministère israélien des Affaires étrangères, il suffit de remplir une seule condition"
"laquelle ?"
"soutenir inconditionnellement l’Etat juif"
"qui est-ce le ministre des Affaires étrangères de cet Etat"
"Avigdor Liebermann"
"le Moldave, videur de boîte de nuit ?"
"oui mais... juif"
"je préfère rester -minoritaire-"
"... !?"
Al Faraby

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مسلمون بالجيش الأمريكي: لن نعتذر عن "عمل فردي"

Article publié sur le site islamonline.net le 8 novembre 2009


واشنطن - "ما فعله الميجور حسن هو عمل فردي ولا يعكس سلوك المسلمين في الجيش.. لا شأن لنا بذلك.. لا يجب علينا الاعتذار عن عمل ارتكبه شخص لا يمثل المسلمين.. ينبغي ألا يَجُب سلوك هذا الضابط كل الإسهامات الطيبة للمسلمين في الجيش".
هكذا يتفق العديد من المسلمين الذين سبقت لهم الخدمة في الجيش الأمريكي أو يخدمون فيه بالفعل على أن الحادث الأخير الذي قام خلاله الميجور نضال مالك حسن بقتل 13 جنديا وإصابة 30 من زملائه في قاعدة فورت هود العسكرية الخميس 5-11-2009 هو عمل فردي لا يعكس سلوكهم، مؤكدين أنهم لا يزالون جزءًا مكملاً للجيش الأمريكي.

روبرت سلام، الضابط السابق في سلاح مشاة البحرية (مارينز) والذي اعتنق الإسلام بعد أحداث 11 سبتمبر 2001 قال لـ"إسلام أون لاين.نت": "لا شأن لنا بهذا (...) ما فعله الميجور حسن هو عمل فردي ولا يعكس سلوكنا كمسلمين في الجيش".

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وأعرب عن خوفه من إمكانية ألا يتم الفصل بين "العمل الإجرامي" للميجور حسن وانتمائه للإسلام، وقال: "عندما يقع حادث مثل هذا، يصعب أن نشرح للناس خارج نطاق الجيش أن سلوك شخص واحد لا يعكس آلاف المسلمين الذين يخدمون البلاد".

بينما أكد المجند المسلم جيمس بوث (26 عاما) والذي اعتنق الإسلام بعد ستة أشهر من التحاقه بالجيش والخدمة في العراق، أنه أصيب بـ"الصدمة والذعر" عندما نما إلى علمه ما وقع في فورت هود.

لكنه ليس خائفا من تداعيات ذلك على زملائه المسلمين في الجيش، وقال لـ"إسلام أون لاين.نت": "إنني واثق من أن إخواني في الجيش سوف يستجيبون بهدوء وعقلانية للتداعيات المحتملة لهذا الحادث المريع". ولفت إلى أن الجيش دائما يبدي احتراما لانتمائه الديني، لكنه أقر بأنه في بادئ الأمر كان قلقا إزاء الإفصاح عن اعتناقه الإسلام.

وقال: "كنت أضطر إلى أن القول بأنني ذاهب إلى غرفة الاستراحة عندما يحين وقت الصلاة تفاديا لأن يتم اكتشافي (...) لكن في النهاية لم أجد بدًا من إبلاغ وحدتي بأنني مسلم، وبخلاف بعض الأسئلة بدافع الفضول في بادئ الأمر كانوا يعاملونني كسائر زملائي".

لا اعتذار

أما جميل مالك -العريف بسلاح مشاة البحرية ويخدم حاليا في معسكر بندلتون في كاليفورنيا- فقد ندد بشدة بالحادث قائلا: ينبغي على المسلمين ألا يقدموا أي اعتذار.

وقال لـ"إسلام أون لاين.نت": "لماذا ينبغي علينا الاعتذار عن شيء ارتكبه شخص لا يمثل المسلمين بشكل أو بآخر؟".

ويرى مسلمون بالجيش أن سجل آلاف الجنود الأمريكيين المسلمين الذين ضحوا بأرواحهم في خدمة بلدهم يعد دليلا كافيا على كونهم جزءًا أساسيا من الجيش.

ويؤكد الضابط السابق "روبرت سلام" أنه لا مشكلة بين الجنود المسلمين وغيرهم، وقال لو كانت هناك مشكلة ما كنا لنرى وجودا للمراكز الإسلامية داخل قواعد الجيش حول البلاد".

وقال: "يمكنك أن تكون متدينا وتخدم بلدك في نفس الوقت، ينبغي ألا تجُب سلوكيات الميجور حسن كل الأعمال الجيدة التي ساهم بها المسلمون في الجيش".

تداعيات سلبية

وقد أثار هجوم تكساس مخاوف من تداعيات سلبية على وضع المسلمين في الجيش الأمريكي، في الوقت الذي حذرت فيه شخصيات يمينية مما وصفته بـ"العمل الإرهابي" مطالبة بإعادة النظر في وضع من أسمتهم "الطابور الخامس" أو "الخونة" داخل الجيش، في إشارة إلى المسلمين على حد تعبيرها.

وبالرغم من أن الجنرال جورج كيسي رئيس هيئة أركان الجيش الأمريكي، أكد أن الجيش لم يتخذ إجراءات أو تحركات ضد مسلمي الجيش "انتظارا لما تسفر عنه التحقيقات في الحادث"، فإنه لم ينف مخاوفه من انعكاسات سلبية محتملة على وضعهم.

وألمحت وسائل إعلام أمريكية يمينية، إلى وجود "دوافع دينية" وراء قيام نضال مالك حسن بإطلاق النار في أكبر قاعدة عسكرية أمريكية في العالم.

وقالت شبكة فوكس نيوز إن مقابلات أجرتها مع إمام مسجد محلي بمدينة فورت هود بولاية تكساس، وعدد آخر من المصلين، ومن التجمع الإسلامي في المدينة "ترسم صورة لرجل مخلص لدينه ويشعر بالانزعاج لإرساله الوشيك لأفغانستان للمساهمة في مجهود حربي يعارضه استنادا في جانب من الأمر إلى خلفيات دينية على الأقل"، على حد قولها.

وبدوره، دعا الرئيس الأمريكي باراك أوباما الخميس إلى عدم التسرع في إطلاق الاستنتاجات حول الدوافع وراء حادث إطلاق النار.

وليس واضحا تماما كيف يخدم العديد من المسلمين في القوات المسلحة الأمريكية المكونة من 1.4 مليون فرد، فلا يتم سؤال المجندين عادة عن معتقداتهم الدينية، وحسب ما يقوله البنتاجون فإن هناك 3572 مسلما في الخدمة العاملة بالجيش الأمريكي، لكن بعض المسلمين في الجيش يقولون إن العدد الحقيقي يصل إلى أكثر من 20 ألفا.

وينظر إلى مزيد من الجنود الأمريكيين المسلمين على أرض الواقع في العراق وأفغانستان منذ فترة طويلة على أنهم يمثلون جزءا حيويا في الحملات العسكرية الأمريكية التي تسعى لكسب القلوب والعقول في هذه البلدان

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Les jeunes Palestiniens : des cibles faciles

Publié le 8 novembre 2009 sur le site info-palestine.net
par Stuart Littlewood - Al-Ahram/Weekly On-line

S’il y a une chose où les Israéliens sont forts, c’est bien pour déclarer la guerre à des femmes et des enfants, écrit Stuart Littlewood.

Enfants palestiniens blessés et terrorisés lors d’un bombardement de Gaza par l’armée israélienne en janvier dernier. En l’espace de 8 années, près d’un millier d’enfants ont été massacrés par les troupes d’occupation.



Ils ont tué 952 enfants palestiniens, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, entre 2000 et le début de la guerre-éclair à Gaza en décembre 2008 (chiffres de B’Tselem). Ils en ont assassiné au moins 350 autres durant leur opération Plomb durci et ils tiennent depuis la bande de Gaza sous leurs attaques quotidiennes. Ce qui fait que les courageux Israéliens doivent avoir éliminé aujourd’hui à peu près 1 400 jeunes. Quelqu’un pourrait-il prendre la peine de deviner combien ils en ont laissé, perdant leur sang, mutilés et impotents ?

« L’armée la plus morale du monde » aime bien aussi faire la guerre contre les étudiants des universités palestiniennes. Il y a peu de temps, j’ai écrit un article sur Merna, une universitaire en dernière année, spécialisée en anglais. Les soldats israéliens se sont souvent déchaînés sur son camp de réfugiés de Bethléhem, en pleine nuit, mettant à sac les maisons et arrêtant les habitants dans un total arbitraire. Ils ont emmené les membres de sa famille, un par un. D’abord ce fut sa cousine et meilleure amie, âgée de 14 ans, qui fut abattue par un sniper israélien alors qu’elle était assise devant sa maison familiale, pendant un couvre-feu.

Puis, les Israéliens sont venus arrêter son frère aîné, un artiste ; ils l’ont emprisonné pendant quatre ans. Après, ils sont revenus pour l’autre frère de Merna, de 18 ans. Pas encore satisfaits, les soldats sont revenus encore, et cette fois pour prendre son plus jeune frère, le « bébé » de la famille, tout juste 16 ans. C’est dans ces circonstances que Merna a dû suivre ses études.

La réglementation militaire d’Israël considère que les Palestiniens sont adultes dès qu’ils atteignent l’âge de 16 ans, en violation flagrante de la Convention des Nations unies sur les Droits de l’enfant (1). Les jeunes Israéliens, bien entendu, sont considérés mineurs jusqu’à 18 ans. Les Palestiniens sont traduits devant les tribunaux israéliens militaires, même quand il s’agit d’une affaire civile. Ces tribunaux ignorent les lois et conventions internationales, il n’existe donc aucune protection juridique pour les personnes sous occupation militaire israélienne.

Comme la détention est basée sur des informations secrètes auxquelles ni le détenu ni son avocat n’ont accès, il leur est donc impossible de préparer une défense appropriée. D’ailleurs, les Services de sécurité trouvent toujours une excuse bidon pour garder les détenus enfermés « dans l’intérêt supérieur de la sécurité d’Israël ». Alors que les détenus ont un droit à révision et à appel, ils ne sont même pas en mesure de contester les preuves et la réalité des faits puisque toutes les informations déposées au tribunal sont classifiées. Bon, assez parler de la justice israélienne.

Face à cette tension mentale croissante, Merna, loin d’abandonner, n’en a pas moins été déterminée à poursuivre ses études. L’armée la plus morale du monde pouvait avoir privé ses frères de toute instruction, elle allait continuer à se battre pour la sienne.

Pour se rendre à l’université de Bethléhem, comme à toutes les autres, beaucoup d’étudiants doivent s’exposer au feu des check-points israéliens. « Quelquefois, ils prennent nos cartes d’identité et ils passent un temps fou à en écrire tous les détails, rien que pour nous mettre en retard, » dit un étudiant. Les étudiants se voient souvent obligés de retirer leurs chaussures, d’enlever leur ceinture et de vider leur sac. « C’est comme sur un aéroport. Souvent, on nous fait attendre dehors jusqu’à une heure, sous la pluie ou en plein soleil, ils s’en fichent. » Les soldats essaient d’arracher leurs vêtements aux étudiants et ils lancent des jurons et des insultes sexuels aux étudiantes.

Certaines racontent comment elles ont été harcelées sexuellement alors qu’elles se rendaient à l’université et comment elles ont passé la journée à s’inquiéter de ce que feraient les Israéliens sur le chemin de retour. Ces humiliations permanentes nuisent à la motivation et à la concentration des étudiants.

Il y a cinq ans, les Israéliens ont retiré de force quatre étudiants de l’université de Birzeit en Cisjordanie, où ils étudiaient, pour les renvoyer illégalement dans la bande de Gaza. Tous les quatre allaient terminer leurs études à la fin de l’année universitaire. Il y eut un tollé de protestations partout dans le monde et le conseiller juridique de l’armée israélienne a été bombardé de fax et de lettres exigeant que les étudiants soient autorisés à reprendre leurs études.

L’armée la plus morale du monde a fini par admettre que les étudiants devaient être autorisés à revenir à Birzeit, à condition qu’ils signent un document garantissant leur retour définitif dans la bande de Gaza quand ils auront terminé leurs études. Ceci a permis, efficacement, de révéler cette politique d’Israël qui veut imposer une séparation totale entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, alors qu’elles sont internationalement reconnues comme un territoire intégral. Selon les dispositions du droit international, toute personne a le droit de choisir librement son lieu de résidence dans un territoire unique, mais depuis quand Israël se soucie-t-il du droit international ? Ce régime raciste agit de sorte qu’il est pratiquement impossible pour les étudiants de Gaza d’accéder aux huit universités palestiniennes de Cisjordanie. En 1999, quelque 350 étudiants de Gaza étudiaient à Birzeit. Aujourd’hui, il n’y en a pratiquement plus.

Berlanty Azzam

Cela ne fut donc pas une grande surprise quand on a appris de l’université de Bethléhem, il y a quelques jours, que Berlanty Azzam, une étudiante de quatrième année en Gestion des Affaires venait d’être mise en détention par les autorités militaires israéliennes avec l’intention de l’expulser vers Gaza « pour avoir tenté de terminer ses études à l’université de Bethléhem ».

Berlanty, jeune fille chrétienne, est originaire de Gaza mais elle vivait en Cisjordanie depuis 2005, ayant reçu un permis de voyage par l’armée pour passer de Gaza en Cisjordanie. Elle aussi a été spoliée de son diplôme au dernier moment. Elle a été arrêtée au check-point Container, entre Bethléhem et Ramallah, alors qu’elle revenait d’un entretien d’embauche à Ramallah.

La jeune fille de 21 ans devait passer son examen avant Noël. Mercredi soir, ils lui ont bandé les yeux, ils l’ont menottée et conduite à bord d’une jeep militaire de Bethléhem à Gaza, malgré la promesse du Bureau du conseiller juridique de l’armée israélienne qu’elle ne serait pas expulsée avant que l’avocat de Gisha (une ONG israélienne militant pour la liberté de déplacement des Palestiniens) n’ait eu la possibilité de faire recours devant un tribunal israélien pour la faire revenir à ses études à Bethléhem.

Quand ils eurent franchi la frontière, l’armée la plus morale du monde a largué Berlanty en pleine nuit et lui a dit, « Vous êtes à Gaza ».

« Depuis 2005, je me suis abstenue d’aller voir ma famille à Gaza de crainte de ne pas avoir l’autorisation de revenir à mes études en Cisjordanie », avait dit Berlanty Azzam à Gisha sur son portable avant que les soldats ne le lui confisquent. « Maintenant, tout juste deux mois avant mon diplôme, je suis arrêtée et remmenée à Gaza en pleine nuit, sans aucun moyen de finir mes études. » (2)

L’université de Bethléhem veut mobiliser les gens du monde entier pour protester. Qui contacter d’autre, pensai-je, que l’ambassadeur palestinien à Londres, le Professeur Manual Hassassian, qui se trouve être un ancien vice-président de cet excellent lieu d’enseignement ? « Avez-vous contacté l’ambassadeur israélien pour avoir une explication sur ce scandale ? » lui demandai-je par courriel.

Le lendemain, à défaut de réponse, je lui adressai un nouveau mel : « Il y a du nouveau... elle a été renvoyée à Gaza, yeux bandés et menottée ! Que fait l’ambassade à ce sujet, s’il vous plait ? » 24 nouvelles heures s’écoulèrent et le silence devint assourdissant. Bien qu’il ne soit pas rare que l’ambassade palestinienne dorme à poings fermés ou parte en congés, et qu’il n’y ait personne pour gérer les crises en cours.

J’envoyai simultanément un mel à l’ambassadeur israélien, Ron Prosor, lui demandant, s’il vous plaît, de faire des recherches. « A première vue, lui écrivis-je, il s’agit d’un scandale absurde. L’étudiante concernée, je crois, venait juste d’entamer sa dernière année. Je me demande ce que vous ou le Premier ministre Netanyahu diriez si l’enseignement de vos fils et filles, ou petits-enfants, était interrompu de cette manière ? » Et le lendemain, n’ayant aucune réponse, je lui envoyai les mêmes infos à propos de Berlanty à qui on avait bandé les yeux et passé les menottes. 24 nouvelles heures se passèrent... silence ici aussi. Pas même un accusé de réception de courtoisie de la part d’un bureau de presse d’Israël qui d’habitude, répond en un rien de temps à n’importe quoi en cherchant le côté médiatique.

S’il avait s’agit d’une jeune fille juive, privée de son diplôme universitaire et de ses chances dans la vie, les ambassades israéliennes à travers le monde se seraient mises instantanément sur le sentier de la guerre, proférant des accusations de haine religieuse et d’antisémitisme. Mais voilà, c’était l’Etat juif qui gâchait la jeune vie d’une chrétienne, donc, tout allait bien.

1) - CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT - ONU : 20 novembre 1989 - (Texte intégral)

Article 1 : Au sens de la présente convention, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt, en vertu de la législation qui lui est applicable.

2) - Voir "Une étudiante de l’université de Bethléhem, yeux bandés, menottée, renvoyée de force à Gaza"

Dans son livre Radio Free Palestine, l’auteur raconte le sort des Palestiniens sous l’occupation.

Al-Ahram/Weekly On-line - publication hebdo du 5 au 11 novembre 2009, n° 971 - traduction : JPP

Lien de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7598

كارتر: يجب على الولايات المتحدة والمجتمع الدولي اتخاذ خطوات فورية لاعادة بناء قطاع غزة

Article publié sur le site alquds.com le 7 novembre 2009


لندن – – كتب الرئيس الاميركي السابق جيمي كارتر مقالاً في صفحة الرأي في جريدة "انترناشنال هيرالد تربيون" نشر امس الجمعة تحت عنوان "غولدستون وغزة" قال فيه ان على الولايات المتحدة والمجتمع الدولي البدء فوراً باتخاذ خطوات لاعادة بناء قطاع غزة.

وقال كارتر ان القاضي ريتشارد غولدستون وبعثة الامم المتحدة لتقصي الحقائق في حرب غزة اصدرا تقريراً عن غزة ينتقد بقوة كلاً من اسرائيل و"حماس" لانتهاكاتهما لحقوق الانسان. واشار الى مناقشة التقرير في الجمعية العامة للامم المتحدة بشأن احالة التقرير على مجلس الامن الدولي.

وقال كارتر: "في كانون الثاني (يناير) 2009 اطلقت صواريخ بدائية الصنع من غزة نحو بلدات اسرائيلية قريبة، فزرعت اسرائيل الدمار بالقنابل والصواريخ وقوات برية غازية. وادعاء القاضي غولدستون هو ان الطرفين كليهما مذنبان بارتكابهما "جرائم ضد الانسانية". وكما كان متوقعاً، ندد الطرفان كلاهما بالتقرير واعتبراه منحازاً وغير دقيق.

وينبغي ان نتذكر ان القاضي غولدستون، الجنوب افريقي، هو من اكثر القضاة في انحاء العالم احتراما، وله سجل ناصع من الحكمة والصدق والنزاهة. كما أنه يهودي ورع ومعروف منذ مدة طويلة بانه مدافع متحمس عن حق اسرائيل في السلام والامن.

وفي نيسان (ابريل) 2008 قمت انا شخصياً بزيارة سديروت وعسقلان وهما بلدتان اسرائيليتان قريبتان بما يكفي لاصابتهما بالصواريخ التي تطلق من داخل (قطاع) غزة. وبينما كنت هناك نددت بتلك الهجمات التي تشن بدون تمييز على المدنيين بوصفها اعمالاً ارهابية، واعتبر تنديد القاضي غولدستون بها تنديداً له ما يبرره.

وبعد مرور سنة من الهجوم الاسرائيلي على قطاع غزة، كنت قادرا على فحص الأضرار التي لحقت بالمنطقة الصغيرة المكتظة بالسكان والمحاطة بسور منيع مع بواباته الخاضعة لرقابة مشددة. ومع معرفتي بمقدرة القوات الإسرائيلية، والتي غالبا ما تستخدم الاسلحة الاميركية لضرب أهداف بدقة بالغة، كان من الصعب فهم أو تفسير تدمير المستشفيات، والمدارس، والسجون، ومرافق الأمم المتحدة، والمصانع الصغيرة وورشات التصليح، ومصانع تجهيز المنتجات الزراعية، وما يقارب من 40000 بيتا.

ودرست لجنة غولدستون عن كثب قضية مقتل 1387 فلسطينيا، ومدى الأضرار التي لحقت بمختلف القطاعات. وكان الاستنتاج أنه تم استهداف المناطق المدنية وان الدمار كان متعمدا. ومرة أخرى كان انتقاد اسرائيل في تقرير غولدستون محقاً.

ودعا التقرير الولايات المتحدة وإسرائيل وغيرهم، من الذين شككوا في مصداقية ودقة التقرير، إلى إجراء تحقيق مستقل خاص بهم. واعلنت قيادة "حماس" ان العمل جار على اجراء التحقيق، ولكن اسرائيل رفضت طلب القاضي غولدستون.

واذا وضعنا هذا الخلاف جانبا، فمن المهم فحص الظروف الحالية والحاجة لمنع المزيد من المعاناة. واطلاق الصواريخ من قطاع غزة اصبح مقيدا إلى حد بعيد، ربما بسبب التيقن من رد الفعل والانتقام الاسرائيلي، ولكن انزال العقاب بـ 1.5 مليون من السكان الفلسطينيين من قطاع غزة ما زال مستمرا. فمنذ الأشهر العشرة الماضية، لم تسمح إسرائيل بدخول الاسمنت والخشب، والواح الزجاج، أو اي مواد بناء أخرى عبر نقاط العبور الى غزة، ليترك مئات الآلاف من السكان بلا مأوى خلال الشتاء الماضي، حيث عاشوا في بعض الخيام، او تحت أغطية من البلاستيك، أو حشروا في كهوف محفورة تحت حطام منازلهم السابقة. كان الطقس اكثر دفئا عندما كنت هناك بعد عدة أشهر، ولكن وصف المعاناة خلال برد الشتاء كان يدمي القلوب.

شتاء آخر يقترب الآن، ولن يقم الاسرائيليون او المجتمع الدولي باتخاذ اي خطوات للتخفيف من محنة سكان قطاع غزة. وقد عرضت وكالات الأمم المتحدة وقادة المجتمع الأوروبي توفير وسائل لايصال الأموال ومواد البناء مباشرة للمواطنين المحتاجين، متجنبين تماما قيادة حركة "حماس" السياسية. وهؤلاء المسؤولين، سواء في غزة او في دمشق، أكدوا لي أنهم على اسعداد لقبول هذا الترتيب.

ولن تكون هناك أي فرصة لإساءة استخدام مثل هذه المساعدة لادخال الأسلحة او التحصينات العسكرية، أو غير ذلك من الأغراض غير الإنسانية.

وقد أبلغت أخيرا، من قبل العاهل السعودي الملك عبد الله، أنه تعهد بدفع بمليار دولار، وان بعض القادة العرب قدموا مبلغا إضافيا يقدر بـ 300 مليون دولار لهذا الغرض. ليس هناك شك في أن دولاً أخرى من شأنها أيضا أن تقدم بعض الدعم.

ومن دون توجيه اللوم إلى أي من الأطراف المتنازعة، لا بد ان تقوم الولايات المتحدة والمجتمع الدولي، باتخاذ خطوات لضمان البدء بإعادة بناء قطاع غزة، من دون أي تأخير. ان صرخات الناس المتجمدين بلا مأوى، تطلب الإغاثة.

Lien de l'article: http://www.alquds.com/node/210422/

Water: will it be the future of future conflicts?

Holy Land Trust 2009 Home Rebuilding Appeal

Parue le 4 novembre sur le site You Tube

Watch this powerful video about a family who has lost everything they own through two home demolitions. www.holylandtrust.org

شيمون بيريز يدعو محمود عباس الى البقاء في السلطة

Article publié sur le site alquds.com le 7 novembre 2009

تل ابيب -دعا الرئيس الاسرائيلي شيمون بيريز مساء السبت نظيره الفلسطيني محمود عباس الى
البقاء في السلطة وذلك امام نحو عشرين الف اسرائيلي تجمعوا في تل ابيب احياء لذكرى اغتيال رئيس الوزراء السابق اسحق رابين.

وقال الرئيس الاسرائيلي امام تجمع في المكان الذي قتل فيه اسحق رابين قبل 14 سنة "اننا الاثنان وقعنا اتفاقات اوسلو، واخاطبك (يا محمود عباس) كزميل: لا تنسحب".

وكان بيريز يشير بذلك الى اتفاقات الحكم الذاتي الفلسطيني التي جرى التفاوض عليها في النروج ووقعها في واشنطن سنة 1993 شيمون بيريز الذي كان حينها وزير الخارجية ومحمود عباس باسم منظمة التحرير الفلسطينية بحضور اسحق رابين والقائد الفلسطيني ياسر عرفات والرئيس الاميركي بيل كلينتون.

واضاف الرئيس الاسرائيلي "اعرف معاناة شعبك منذ خمسين سنة (...) واعرف شعبي والحكومة الاسرائيلية واقول لك ان اسرائيل تريد سلاما حقيقيا (...) قد تحمل السنة المقبلة معها استقلال الشعب الفلسطيني (...) قد تكون السنة المقبلة حاسمة، ان الامر منوط بكم وبنا".

واعلن محمود عباس الخميس انه لن يترشح لولاية ثانية في الانتخابات الفلسطينية العامة المقررة في كانون الثاني/يناير معبرا عن احباطه من تعثر عملية السلام.

وياتي قرار محمود عباس في حين تشهد عملية السلام التي بداها في الجانب الاسرائيلي اسحق رابين متعثرة تماما.

Abou Marzouk : Hamas s'attache à la résistance et les principes de la nation

Publié le 8 novembre 2009 sur le site du Centre Palestinien d'Information



Damas – CPI
"Le Hamas s'attache à la résistance nationale, aux droits légaux, aux intérêts suprêmes, aux principes et lieux saints du peuple palestinien", a affirmé, le samedi 7/11, le vice-président du bureau politique du Hamas, Dr. Moussa Abou Marzouk, lors d'un discours à Damas.

Le discours du leader du Hamas qui a été diffusé sur la chaîne d'Al Aqsa, à l'occasion des derniers évènements concernant la scène palestinienne, a souligné que la résistance continuera tant que l'occupation israélienne s'empare des territoires palestiniens,; il a confirmé que le Hamas a pris une décision et une tactique militaire indépendantes, dans le but de renforcer les intérêts nationaux.

"Après que le peuple palestinien ait été puni à cause de son choix démocratique et sa volonté libre, par un sévère blocus très asphyxiant imposé par l'occupation israélienne et la communauté internationale, et la complicité de l'Autorité palestinienne, nous avons pris en considération les nécessités du peuple palestinien et sa situation", a contesté Abou Marzouk contre l'injustice de la communauté internationale qui soutient aveuglement l'entité sioniste au dépend des droits légitimes du peuple palestinien.

En confirmant les tentatives continuelles de l'occupation et l'Autorité de Ramallah pour mettre fin à la résistance en Cisjordanie occupée, Abou Marzouk a critiqué les allocutions du président sortant, Mahmoud Abbas à propos de l'entrée des besoins alimentaires à travers les tunnels, Abou Marzouk a souligné que les habitants de Gaza ont creusé ces tunnels pour survivre.
"Abbas devait sauver son peuple, notamment les habitants de la Bande de Gaza, par l'envoi des besoins nécessaires au lieu de ces déclarations", a contesté le vice-président du bureau politique du Hamas contre les allocutions d'Abbas.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s75Skb9Kz94mcCBJVpR3klOS0IqCrYI3A0mRaImp8cESD1HvLhequ1LuyijZ1NeuVomy7ATW1tAJ0eQFlEviPzGF6XiTmcWJ0qHgtiwm2GMQU%3d

Abbas ne se présentera pas aux élections ; qu’il soit sincère pour une fois, dit-on à Gaza

Publié le 08 novmebre 2009 sur le site du Centre Palestinien d'Information


Gaza – CPI
Qu'il aille au diable, sans regret, dit la Palestinienne Amal Al-Misri. Elle commentait l’annonce de Mahmoud Abbas et sa volonté de ne pas briguer un second mandat à la présidence de l’Autorité palestinienne de Ramallah. Elle se montre abasourdie devant une telle volonté. « Il nous a habitués à un pareil mensonge », dit cette institutrice de 45 ans à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI).

« Cette fois, j’espère et j’implore Allah (le Tout Puissant) qu’il soit sincère, afin qu’une page noire de l’histoire de notre peuple soit tournée », ajoute-t-elle.

A noter qu’Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a déclaré, jeudi 5 novembre, qu’il ne voulait pas se présenter aux prochaines élections et qu’il avait déjà informé l’OLP et le Comité central du mouvement du Fatah de sa décision. Cependant, la porte est toujours ouverte à tout changement d’avis. Tout laisse à croire à un nouveau coup de théâtre.

Une nouvelle tentative

Ce n’est qu’un coup de théâtre, croit avec une totale conviction l’étudiant universitaire Hassan Mahmoud. C’est un coup mesquin de relations publiques. Abbas a envie de voir des manifestations dans les rues le suppliant de rester au pouvoir. Il voulait également adresser un message aux Israéliens et aux Américains, leur montrant sa déception pour leur attitude contre tous les services qu’il leur avait faits toute sa vie.

Des manifestations insignifiantes

Quelques-uns de la direction du mouvement de Fatah ont déclaré leur attachement à Abbas. Ils reconnaissent en lui l’unique candidat. Cependant, la Cisjordanie n’a connu que des manifestations insignifiantes, image du désenchantement des Palestiniens par rapport à Abbas, de son mouvement du Fatah et de son autorité.

Sur la chaîne satellitaire Al-Jazeera, un jeune homme a directement exprimé, jeudi soir, sa déception vis-à-vis d’Abbas. Bien qu’il se présente comme un cadre de la jeunesse du mouvement du Fatah, il a dit qu’Abbas n’avait rien réalisé ni pour le peuple palestinien, ni même pour son mouvement.

Quelle honte !

Beaucoup de Palestiniens vont jusqu’à considérer Abbas comme une honte pour la direction palestinienne. C’est lui qui avait travaillé, dans les coulisses, pour signer les accords d’Oslo qui n’ont fait qu’abuser les droits palestiniens.

Abbas n’a plus de popularité, surtout après avoir qualifié les roquettes de la résistance palestinienne d’« abominables ».

Puis, il aordonné le retrait du rapport de Goldstone, au début du mois d’octobre dernier. Cet acte lui a valu la perte de sa petite popularité restante. En effet, il a tout perdu lorsque son rôle dans la guerre agressive israélienne menée contre Gaza a été dévoilé, ainsi que dans le blocus organisé contre la Bande.

Pour sa part, le Palestinien Tamer Hamadeh, 27 ans, dit qu’Abbas est tombé dans l’erreur. Il croit pouvoir renforcer sa position aux yeux des occupants israéliens et leurs soutiens américains en menant une guerre sans merci contre le mouvement du Hamas ; il a eu tort, il n’a pas eu leur satisfaction. Cependant, il a perdu son peuple.

La secrétaire d’Etat américaine desAffaires étrangères Hillary Clinton a commenté la déclaration d’Abbas, en disant qu’elle travaillerait avec lui, quelle que soit sa fonction. Cela donne l’impression que les Américains ne se sentent pas très concernés par le départ d’Abbas, malgré ses services.

Attaquer le Hamas jusqu’au bout !

Le Palestinien Yasser Miqdand, 45 ans, se montre très étonné de voir Mahmoud Abbas attaquant le mouvement du Hamas. Il ferme toutes les portes à un dialogue salutaire, en dépit de l’occupation israélienne et de sa politique et en dépit du soutien américain sans faille aux occupants israéliens.

Il se montre étonné de voir qu’il ferme les portes à un dialogue avec ses concitoyens, au moment où il laisse ouvertes les portes de négociations avec les occupants israéliens, malgré tout l’échec que ces négociations rencontrent depuis 1993.

Finalement, Mahmoud Abbas partira-t-il ? Ou sa fameuse annonce n’est-elle qu’un coup de poker ? Et s’il part, celui qui prendra sa place saisira-t-il la leçon ? Des questions auxquelles les jours à venir répondront ; soyons patients.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7TAQMok4rRlcH4C0ASQHJIg4fmm%2bDp5vhf7jg3AXToZpXspg6EMCoCrbXwRVZyMdF2yHZQ7QbwqclfszX%2fWykwyDGo1KxilYK0s%2fcOcgcVAo%3d

Une vaste campagne de destruction des maisons palestiniennes au Néguev

Publié le 8 novembre 2009 sur le site du Centre Palestinien d'Information


Al-Nassera – CPI
Les bulldozers de l'occupation israélienne ont effectué une vaste campagne de démolition contre les maisons arabes dans la région occupée du Néguev, sous la protection de nombreuses forces de police et des unités spéciales israéliennes, sous prétexte qu'elles sont construites sans permission.

Les forces occupantes ont envahi le village de Kherbata Watan, situé à l'est du village d'el-Saïd, en démolissant la maison d'une famille palestinienne, ainsi qu'une autre de 100 mètres carrés et une 3ème dans le village de Sawa et Kassifa.

Les bulldozers militaires sionistes ont détruit une boutique commerciale, à l'Est du village de Hawa.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s77b9ubf7vNRTutF1ebgui5lYLnjIbQRwq94%2bcko0CMtX7pq%2bvQj06%2bwG5qVGZAzfXWHWQV9af1%2bHh6TibVmcjxgltnraJJLw299%2fWF%2fLyrtA%3d

Comité algérien pour la Palestine Arabe‏

Publié le 7 novembre 2009 sur le site The International Solidarity Movement

Le mouvement nationaliste révolutionnaire algérien s’est toujours montré solidaire de l’ensemble des peuples opprimés et colonisés. La lutte pour la libération nationale de l’Algérie n’était pas détachée de la lutte globale contre l’impérialisme et le colonialisme opprimant les peuples des Trois continents – Asie, Afrique, Amérique du Sud. Dans ce cadre, et parce que l’Algérie entretenait des liens culturels particuliers avec les autres peuples arabes, les nationalistes révolutionnaires algériens développèrent des relations particulières avec les nationalistes du Machrek arabe.



Entretenant des liens étroits avec Chekib Arslan (photo ci-contre), les nationalistes révolutionnaires algériens furent sensibilisés aux problèmes politiques du Machrek arabe en général et de la Palestine en particulier.Dirigée par Arslan, la revue La Nation Arabe, qui était une de leur référence idéologique, leur fournissait des informations et des analyses sur la situation des « pays frères » du Machrek. Le développement de ces relations était directement dirigé contre la politique impérialiste française, qui s’efforçait de couper tout lien entre le Maghreb et le Machrek.

De fait, après la dissolution de l’Etoile Nord Africaine par le gouvernement du Front Populaire, le 26 janvier 1937, le Parti du Peuple Algérien, qui lui succéda, prit position contre le projet sioniste de colonisation de la Palestine. Son organe, El Ouma, dénonça la politique impérialiste de l’Angleterre, le projet sioniste et le « plan de partage » de la Palestine. Dans son numéro du 1er septembre 1937, El Ouma expliquait : « Plus de soixante mille Arabes réunis dans de nombreux meetings tenus à travers de l’Algérie et sous l’égide du PPA, ont voté l’ordre du jour suivant : ils condamnent la politique impérialiste de l’Angleterre en Palestine arabe, tendant à créer un « foyer national » juif au détriment des intérêts arabes, ils se dressent avec vigueur contre le projet de partage de la Palestine arabe établi par la commission royale anglaise. Ils font appel à tous les musulmans algériens pour protester contre ce projet de partage et réclament l’indépendance complète pour la Palestine arabe. » [1]

Un an plus tard, dans son numéro du 27 août 1938, El Ouma écrivait : « Pas un instant les Arabes ne cesseront la lutte que par la reconnaissance de leurs revendications justes et légitimes, à savoir : abolition immédiate de l’immigration juives, libération de tous les Arabes emprisonnés et déportés politiques, reconnaissance de l’indépendance de la Palestine et institution d’un parlement élu au suffrage universel. » [2]

Au lendemain de la guerre 1939-1945, le projet sioniste de création d’un Etat juif se mis en place. Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’ONU vota le « partage » de la Palestine. A la suite de ce vote, les affrontements entre les groupes armés sionistes et les Palestiniens se multiplièrent. Après la proclamation de la création de l’Entité sioniste, le 14 mai 1948, et la fin du mandat de la Grande Bretagne sur la Palestine, la première guerre israélo-arabe éclata. Elle se termina en novembre 1948 suite à un cessez-le-feu. Au cours de l’année 1948, 900.000 palestiniens furent chassés de leurs terres et de leurs demeures.

Face à la mise en œuvre du projet colonial sioniste, les nationalistes révolutionnaires algériens exprimèrent leur solidarité avec le peuple palestinien. Au cours de la guerre, les élus à l’Assemblée nationale française et à l’Assemblée algérienne [3] du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques, vitrine légale du PPA interdit depuis septembre 1939, constituèrent le « Comité algérien pour le Palestine Arabe ». Ce comité apportait son soutien à la résistance arabe au projet sioniste soutenu par les « grandes puissances » de l’époque.

Youssef Girard

Appel du Comité algérien pour le Palestine Arabe [4]

A l’heure actuelle, la lutte de la Palestine arabe continue. Malgré les avertissements solennels lancés par les Etats Arabes, le Conseil de Sécurité n’a été qu’un instrument en faveur de la thèse sioniste. Toutes les grandes nations se sont conjurées et ont tu leur antagonisme au détriment du Peuple Arabe.

Les mouvements politiques américains font de la surenchère sioniste pour les besoins électoraux.

L’Angleterre est obligée de dévoiler son jeu pour ses besoins économiques et le bénéfice du plan Marshall.

La France, pour les mêmes raisons et par haine de la Ligue Arabe qui réclame l’indépendance de l’Afrique du Nord, s’est ralliée aux conclusions du rapport du socialiste André Philip, dépêché pour « enquête » en Palestine et dont les prises de positions fréquentes au cours de manifestations publiques à Paris et au Parlement, ne laissent aucun doute sur les véritables prétentions du Gouvernement de René Mayer et de Léon Blum qui était par avance acquis au partage.

L’URSS et les partis communistes joignent leurs voix aux capitalistes anglo-saxons et aux racistes sionistes dans l’espoir problématique de pénétrer au Moyen-Orient et en vue d’affaiblir la position de la Ligue arabe et de l’Islam.

Le prétendu Etat sioniste a été reconnu « de jure » ou « de facto » par de nombreuses nations et aidé par elles sur le plan militaire.

Face à toutes ces forces réunies, les Etats arabes aident courageusement la Palestine à se libérer de toutes les emprises impérialistes d’où qu’elles viennent, afin de permettre aux Juifs et aux Arabes de Palestine de vivre en paix, sans haine et sans craintes mutuelles, conditions qui sont délibérément sacrifiées par la politique du partage.

Si les Etats arabes n’ont pu jusqu’ici réaliser les conditions durables d’une paix véritable et juste, ils possèdent en leur sein des forces puissantes de lutte d’ordre économique et politique. Ces forces organisées en vue d’une lutte soutenue, coordonnée méthodiquement, unies de l’Atlantique au Golf Persique et jusqu’à l’Inde et la Chine, constituent des facteurs de succès certains.

Aussi, les Algériens, animés par leur ardent patriotisme arabe et leur foi islamique, ont-ils saisis toute la nécessité de se solidariser avec le peuple palestinien et les Etats arabes en accueillant avec enthousiasme la création du « Comité algérien pour la Palestine arabe », dont la généreuse initiative appartient aux élus du MTLD.

Grâce à ce Comité qui réunit des personnalités intègres et sincères et des hommes politiques éprouvés, courageux et jouissants d’une excellente réputation dans le monde et le Moyen-Orient en particulier, le peuple algérien, dans sa presque unanimité, sera dignement représenté dans cette lutte qui nous réunit aux 80 millions d’Arabes et aux 450 millions de musulmans du monde entier.

C’est dans l’union, le travail et le sacrifice que se réalisent les destinées d’un peuple.

Algériens, sachez être dignes de votre destinée !

Le Comité algérien pour la Palestine Arabe

P.S. – Pour toute correspondance, s’adresser provisoirement à M. Ferroukhi Mustapha, délégué à l’Assemblée algérienne, 2 rue de Bône, Alger.

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Notes de lecture :
[1] Ben Khedda Benyoucef, Les origines du premier novembre 1954, CNERMNR, Alger, 2004, page 287.

[2] Ibid., page 287.

[3] Les élus MTLD à l’Assemblée nationale française étaient : Mohammed Lamine Debaghine, Messaoud Boukadoum, Djamel Derdour, Mohammed Khider et Ahmed Mezerna,. Les élus MTLD à l’Assemblée algérienne étaient : Ahmed Bouda, Moustapha Ferroukhi, Larbi Demaghlatrous, Chawki Mostefaï, Lamine Belhadi. Les autres élus MTLD à l’Assemblée algérienne ne pouvaient pas siégé du fait de manœuvres de l’administration coloniale qui avait massivement truqué les élections à l’Assemblée algérienne du 4 avril 1948.

[4] El Maghrib El Arabi, 6 août 1948, in. Ben Khedda Benyoucef, Les origines du premier novembre 1954, op. cit., page 289-290.

Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12952&type=analyse&lesujet=Histoire

Israel Wages Battle Against ‘NY Times’

Lien de l'article: http://theyeshivaworld.com/news/General+News/41714/Israel+Wages+Battle+Against+%27NY+Times%27.html

samedi 7 novembre 2009

Al-Zahhar : Abbas doit annoncer à son peuple l'échec du choix des négociations de paix

Publié le 7 novembre 2009 sur le site du Centre Palestinien d'Information


Le Caire – CPI
Le membre du bureau politique du mouvement du Hamas, Dr. Mahmoud Abbas, a affirmé que la décision du président sortant, Mahmoud Abbas de ne pas se présenter à la candidature des prochaines élections, représente une affaire interne du mouvement Fatah, en considérant que cette décision est un message de reproche à ses amis américains et sionistes après leur négligence à son rôle.

Dans ses déclarations au journal égyptien, "Destour", al-Zahhar a dit que Mahmoud Abbas doit être franc avec le peuple palestinien et lui dire clairement que le choix de la paix et des négociations inutiles avec l'occupation ont échoué au lieu de répondre aux demandes et ordres des Américains.

"Il doit adopter le choix de la résistance et faire des démarches sérieuses pour reprendre l'unité palestinienne, dont l'arrêt des détentions politiques et la libération des captifs dans ses prisons", a-t-il ajouté.

Mahmoud Abbas avait annoncé, le jeudi dernier 5/11, qu'il ne voulait pas se présenter comme candidat aux prochaines élections présidentielles palestiniennes, en exprimant son regret envers l'échec de la réconciliation avec le mouvement du Hamas et les négociations inutiles avec l'occupation.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7SQVQLcrBrfmOA8ORg48QnzfBlenppYT0uFZ1RUV1heDWGh653rg4pK%2fRKLHAt3JfiptEpvCPrZu%2bvzfL1MiyQXRpwsOofd%2fYQsibsHe8V84%3d

Le ton monte en Israël après une saisie d’armes

Publié le 7 novembre 2009 sur le site Alter Info
Par Sami Moubayed
Asia Times Online, le 7 novembre 2009
article original : "Israel up in arms over weapons seizure"


Les ambassadeurs et les diplomates de 44 pays, accompagnés des attachés militaires de 27 nations, ont été emmenés, jeudi soir, vers une base au centre d’Israël pour voir de leurs propres yeux les armes et les munitions saisies mercredi sur le bateau Francop, dans les eaux internationales au large de Chypre.

L'ambassadrice d’Israël auprès des Nations-Unies, Gabriela Shalev, a déposé plainte, jeudi, devant l’Onu, après que des commandos israéliens se sont emparés du Francop qui transportait des tonnes de ce qui est présenté comme des armes fournies par l’Iran, incluant des roquettes et des armes anti-chars, destinées au Hezbollah au Liban.

Il est clair qu’Israël ne laissera pas les choses en l’état et, si l’histoire peut donner une indication, cela pourrait être utilisé comme prétexte pour livrer une nouvelle guerre contre le Hezbollah ou même frapper l’Iran.

Le contre-amiral israélien, Ran Ben-Yehuda, a dit que ces armes transportées par le Francop, battant pavillon Antigua, ont été découvertes derrière une cargaison civile d’au moins 40 containers et étaient suffisantes pour approvisionner le Hezbollah pendant un mois de combats. Elles auraient voyagé depuis l’Iran vers la Syrie, en passant par l’Egypte.

La presse israélienne a fait un grand battage autour de cet événement, disant que cela signalait une victoire sur la Syrie, l’Iran et le Hezbollah. S’exprimant depuis Téhéran, le ministre syrien des affaires étrangères, Walid al-Mouallem, a déclaré que ce bateau « ne transportait pas des armes iraniennes vers la Syrie, seulement une cargaison, rien de plus. » Ses propos ont été fermement repris par le Hezbollah et par son homologue iranien, Manouchehr Mottaki.

La brève déclaration du Hezbollah disait : « Le Hezbollah conteste fermement tout lien avec ces armes que l’ennemi sioniste a saisies sur le Francop. En même temps, le Hezbollah dénonce les actes de piraterie d’Israël dans les eaux internationales. »

A part jeter un doute sérieux sur la sécurité des eaux de la Méditerranée, cet événement soulève plusieurs points.

Les officiels israéliens disent que le trajet du navire a commencé en Iran et qu’il est arrivé, il y a une semaine, à Beyrouth, puis qu’il s’est dirigé vers Damiette en Egypte, où les armes ont été chargées et ont ensuite pris la mer vers le port syrien de Latakieh. Il est cependant difficile de croire que des armes pour le Hezbollah ont été chargées en Egypte. Israël soutient avoir découvert des documents sur le bateau prouvant que ces armes étaient fabriquées par les Iraniens pour le Hezbollah. Pourtant, Israël n’a fourni aucune preuve de ces documents.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré que cet événement était un crime de guerre, critiquant les Nations-Unies pour n’avoir pas riposté à cet incident. « La communauté internationale devrait se concentrer sur cela », a-t-il dit, « mais, à la place, le monde condamne Israël et les Forces de Défense d’Israël [FDI] et sape notre droit à l’autodéfense. »

Netanyahou a poursuivi : « Le gros de cette cargaison incluait des roquettes destinées à frapper nos citoyens et en tuer autant que possible ». Il a ajouté que cette cargaison d’armes pour le Hezbollah était une « violation flagrante des résolutions du Conseil de Sécurité ».

La référence de Netanyahou aux FDI était le rapport Goldstone mandé par l’ONU et créé pour enquêter sur les crimes de guerre à Gaza durant la guerre israélienne de 2008-2009. Dans ce rapport, qui a fait sensation depuis sa publication à la mi-septembre, Israël et le Hamas sont accusés de crimes de guerre.

Ce rapport condamnait les deux camps dans ce conflit, qui a fait 1300 victimes palestiniennes et 13 victimes israéliennes, mais il était plus critique envers Israël. Jeudi, l’Assemblée Générale de l’ONU a voté qu’Israël et les Palestiniens devraient être exhortés à enquêter sur ces accusations. Cette résolution élaborée par les Arabes n’a pas force de loi.

Des reportages qui circulent en Syrie et au Liban soutiennent qu’Israël a gonflé cette histoire de saisie d’armes pour détourner l’attention du monde du rapport Goldstone. Quant aux résolutions onusiennes, il y en a au moins 60 qui critiquent Israël, depuis les attaques illégales contre ses voisins à l’installation de colonies illégales.

En fin de compte, la rue arabe réalise que les Israéliens, peu importe l’authenticité de leur récit, pourraient s’en servir comme prétexte, soit pour justifier une attaque contre le Hezbollah ou contre l’Iran – ou pour couler le rapport Goldstone.

En 1982, les Israéliens voulaient un prétexte pour frapper l’OLP à Beyrouth. Le secrétaire d’état US, Alexander Haig, refusa fermement de soutenir toute attaque à moins qu’un prétexte valable ne soit trouvé. Il fut créé lorsque des militants palestiniens ont tiré sur l’ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov, qui est resté paralysé.

Le cabinet israélien s’était réuni pour discuter de cet événement et des hauts-fonctionnaires avaient prévenu le premier ministre d’alors, Ménahem Béguin, que les assassins d’Argov n’étaient pas le Fatah d’Arafat, mais une faction palestinienne rivale, dirigée par le tristement célèbre Abou Nidal. Raphaël Eitan, alors chef d’état-major de Tsahal, avait répliqué, « Abou Nidal, Abou Shmidal. Ce sont tous les mêmes. »

Vingt ans plus tard, en janvier 2002, dans un incident similaire à l’actuelle saisie d’armes, les FDI avaient saisi dans la Mer Rouge un cargo palestinien, le Karine A, qui transportait 50 tonnes d’armes. Israël protesta vivement, en accusant le dirigeant de l’OLP, Yasser Arafat, et le Hezbollah – une autre histoire difficile à croire, étant donné la relation tendue entre Arafat et les combattants libanais. Le dirigeant palestinien enviait la popularité du Hezbollah, considérant qu’ils lui avaient volé, ainsi qu’aux Palestiniens, le « titre de héraut de la résistance ».

Les deux groupes contestèrent ces rapports et Arafat ordonna même qu’une enquête soit diligentée – mais les dégâts avaient été faits. George W. Bush accusa Arafat de mentir et utilisa cet événement pour rompre tout contact avec le président de l’OLP – un boycott qui a duré jusqu’au décès d’Arafat en novembre 2004.

Nous ne savons pas comment se développera l’affaire Francop ou si elle se matérialisera dans une nouvelle confrontation entre le Hezbollah et Israël, quelque chose que Netanyahou envisage depuis son arrivée au pouvoir, il y a neuf mois, insatisfait par les résultats de la guerre de 2006, qui n’a pas réussi à éliminer, à désarmer ou même à affaiblir le parti libanais.

Sami Moubayed est le rédacteur en chef de Forward Magazine en Syrie.

copyright 2009 : Asia Times On Line / Traduction : JFG-QuestionsCritiques.

Lien de l'article: http://www.alterinfo.net/Le-ton-monte-en-Israel-apres-une-saisie-d-armes_a38987.html?com#com_1044727

Pourquoi l’Egypte détruit-elle l’aide destinée à Gaza ?

Publié le samedi 7 novembre 2009 sur le site info-palestine.net
par Iqbal Tamimi/Palestinian Mothers

Des titres ont paru dans certains journaux il y a deux jours, disant « Les pauvres du Sinaï pillent l’aide destinée aux pauvres de la bande de Gaza » ... Cette situation est alarmante, pensais-je. L’aide était déjà là depuis un temps très long, et aucun personne dans la population pauvre d’AlAreesh n’avait jamais touché même à un seul grain de riz. Que se passait-il donc ?

AlReesh - Egypte - Des tonnes de produits périssables, destinés à la population assiégée dans GAza, sont exposés depuis des mois en plein soleil et se perdent de façon irrémédiable. Où est la soit-disant solidarité du monde arabe et musulman ?


J’ai alors appris qu’aux premières heures de l’aube, quelques garçons ont couru vers le stade sportif dans AlReesh où des tonnes d’aide humanitaire à Gaza s’accumulent. Ils ont commencé à prendre tout ce qu’il pouvait atteindre de leurs mains, puis des dizaines d’adultes leurs ont emboîté le pas pour prendre tout ce qu’il restait de nourriture et autres nécessités de base pour Gaza.

« Est-ce donc possible ? » me suis-je demandé ? Pourquoi n’y avait-il pas de forces de sécurité pour surveiller ces tonnes de nourriture et autres biens de consommation, surtout que tout cela est censé être distribué aux orphelins et aux nécessiteux dans la bande de Gaza qui subissent les bombardements israéliens et le blocus ?

Un des témoins de la scène a déclaré que « les enfants pauvres ont pu piller une grande quantité de l’aide alimentaire qui traînait sous le soleil depuis le mois de Janvier » ... Puis il a fondu en larmes...

Je suppose qu’il s’est mis à pleurer parce que ceux du côté égyptien qui ont commis le pillage, comme la population de Gaza de l’autre côté censée recevoir de l’aide, sont tous extrêmement pauvres. Au moins une partie d’entre eux devrait pouvoir profiter de cette nourriture.

Certains témoins ont fait savoir qu’il y avait sur place un minimum de police égyptienne, mais que les enfants leur ont jeté des pierres et les ont obligés à se tenir, d’autres témoins disant avoir téléphoné la police pour signaler qu’il y avait des pillages, mais qu’il n’y a eu aucune réponse.

On peut se demander pourquoi cette aide qui était étalée là-bas depuis Janvier n’a pas été pillée auparavant ou livrée [là où elle devait l’être]. La réponse vient des pauvres de AlAreesh eux-mêmes. Un garçon portant un sac de riz sur les épaules et se dépêchant, a déclaré : « Nous ne sommes pas des voleurs, nous sommes pauvres. Nous sommes venus prendre ce dont nous pouvions profiter parce que les autorités empilent tout ici pour ensuite le brûler. Nous prenons le riz, la farine, les conserves, l’huile, le fromage, et des couvertures ».

La police égyptienne a refusé de commenter le pillage, mais a confirmé que les tonnes empilées là avaient été rassemblées pour être brûlées, car tout cela n’était plus comestible - les dates de conservation ayant expiré - et n’était plus sûr pour la consommation humaine...

Comment est-il permis qu’une telle chose se produise sur terre ? Pourquoi des tonnes d’aide alimentaire destinées à des populations affamées n’ont-elles pas été autorisées à passer à Gaza ? Pourquoi nourrir le feu au lieu de nourrir les populations des deux côtés ? Pourquoi le gouverneur du nord du Sinaï, Mohamed Shousha, et le responsable du Croissant-Rouge, ont-ils omis de répondre à toutes les tentatives pour les joindre ? Pourquoi réduire en cendres tout cet effort qui a été un effort collectif de millions de personnes et de généreux donateurs à travers le monde ?

Pourquoi l’Egypte est-elle si intransigeante ?????

On a appris que les autorités égyptiennes ont déjà brûlé en mai dernier plus de 250 tonnes d’aide alimentaire - arrivée en janvier comme don du peuple libyen - après des mois d’exposition à la chaleur du soleil, et après que l’on se soit aperçu que ce n’était plus comestible et devenu impropre à la consommation.

Pourquoi l’Egypte ne facilite-t-elle pas l’acheminement de la nourriture pour les pauvres qui meurent de faim à Gaza ? À travers la mer ... à travers le poste-frontière ... par air ... ou même à travers les tunnels qui ont été gazés par les autorités égyptiennes pour dissuader toute pesronne affamée d’y chercher ne serait-ce qu’une miche de pain .....

Pourquoi l’Egypte a-t-elle si peur d’être prise en flagrant délit de vouloir nourrir des orphelins et des affamés ? Pourquoi l’Égypte ? POURQUOI ????

2 novembre 2009 - Palestinian Mothers - Vous pouvez consulter cet article à :
http://palestinian.ning.com/profile...
Traduction : Info-Palestine.net

Lien de l'article: http://www.alterinfo.net/Pourquoi-l-Egypte-fait-elle-bruler-l-aide-humanitaire-destinee-a-Gaza_a38975.html

آلاف المواطنين يؤدون صلاة الجمعة في رحاب المسجد الأقصى وحي البستان

Article publié sur le site alaqsa-online.com le 6 novembre 2009


أدى آلاف المواطنين المقدسيين، اليوم، صلاة الجمعة في رحاب المسجد الأقصى المبارك رغم الحواجز العسكرية الصهيونية والإجراءات المشددة التي تتخذها قوات الاحتلال في أيام الجمع وفي محيط المسجد الأقصى المبارك والتضييق على المصلين.

وخلافاً ليوم الجمعة الماضية، فقد امتلأت باحات وساحات ومُصليات المسجد الأقصى المبارك بالمُصلين، وفضل عدد كبير منهم المكوث برحاب المسجد إلى ما بعد صلاة العصر.

وكانت سلطات الاحتلال أبقت على إجراءاتها العسكرية في المدينة المحتلة، وخاصة على المعابر والحواجز العسكرية الثابتة على المداخل الرئيسية لمدينة القدس المحتلة، وسيّرت العديد من دورياتها الراجلة والمحمولة في الشوارع والطرقات.

وقد انتشر العديد من أفراد شرطة وحرس حدود الاحتلال في الشوارع والطرقات داخل القدس القديمة، والتي تفضي إلى المسجد الأقصى.

كما نصبت شرطة الاحتلال متاريس وحواجز على بوابات المسجد الأقصى وأوقفت الشبان واحتجزت بطاقاتهم الشخصية إلى حين الانتهاء من الصلاة.

بدوره، طالب الشيخ محمد حسين، في خطبة صلاة الجمعة بالمسجد الأقصى، من المواطنين الحرص الشديد على مواصلة شدّ الرحال إلى المسجد الأقصى الذي يشهد عمليات استهداف متصاعدة من قبل الجماعات اليهودية المتطرفة وقوات الاحتلال على حدٍ سواء.

واستنكر الشيخ حسين ممارسات الاحتلال واعتداءاته على منازل المواطنين بهدم منازلهم وتشريدهم في الشوارع، فضلاً اعتداءات اليهود المتطرفين وبحماية قوات الاحتلال على المواطنين وممتلكاتهم في القدس.

من جهة ثانية، أعطى الشيخ حسين بعض التوجيهات لحجاج بيت الله الحرام الذين يستعدون للسفر، وطالبهم بأن يكونوا خير سفراء لفلسطين وللقدس وللمسجد الأقصى المبارك.

وفي حي البستان في سلوان أقيمت اليوم، صلاة الجمعة وذلك في خيمة الاعتصام بدعوة من لجنة الدفاع عن حي البستان بمشاركة فعاليات وطنية من مختلف الأحياء المجاورة.

وقد خطب بالمصلين فضيلة الشيخ رياض محمود الذي حثّ أهالي الحي والمدينة المقدسة على الرباط والصبر في هذه الأرض وعدم الركون إلى المحتل الغاصب.

وأكد خطيب الجمعة على ضرورة توحيد الجهود والتكاتف في مواجهة الهجمة الصهيونية التي تسعى إلى هدم البيوت في مدينة القدس وتشريد المقدسيين وإبعادهم عن مدينتهم المقدسة.

Lien de l'article: http://www.alaqsa-online.com/ar/news.php?action=view&id=434

Chronologie de la Palestine (1947-2009)

Publié le samedi 7 novembre 2009 sur le site Al Oufok
par La Rédaction



29 novembre 1947 : l'ONU adopte un plan de partage de la Palestine en deux Etats indépendants, un juif et un arabe. Jérusalem est placé sous régime international.

14 mai 1948 : à la fin du mandat britannique sur la Palestine, David Ben Gourion, président du Conseil national juif, proclame l'indépendance de l'Etat d'Israël. Le 15, éclate la première guerre israélo-arabe, les pays arabes refusant le plan de partage. Début de l'exode des Palestiniens. Les combats prennent fin en 1949 avec les accords de Rhodes fixant une ligne de démarcation qui demeurera jusqu'en 1967.

24 avril 1950 : la Cisjordanie est annexée par le roi Abdallah de Jordanie. L'Egypte contrôle la bande de Gaza.

Octobre-novembre 1956 : après la nationalisation du canal de Suez par le président égyptien Nasser, la seconde guerre israélo-arabe est déclenchée. A la fin de 1956, les Israéliens commencent à évacuer le Sinaï. Israël retrouve ses frontières de 1949.
Octobre 1959 : premier congrès du Fatah, créé au Koweït.

28 mai 1964 : création de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), présidée par Ahmed Choukeiry.

5/10 juin 1967 : Israël déclenche la troisième guerre israélo-arabe dite des "Six jours", et occupe le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le plateau du Golan.

22 novembre 1967 : le Conseil de Sécurité de l'ONU adopte à l'unanimité la résolution 242 qui prévoit l'évacuation " des " (ou " de ", selon la version anglaise) territoires occupés, en échange de la reconnaissance mutuelle de tous les Etats du Proche-Orient.

Février 1969 : Yasser Arafat est élu président du Comité exécutif de l'OLP.

1969-1970 : une crise oppose, au Liban et en Jordanie, l'OLP aux gouvernements en place qui n'acceptent pas une présence palestinienne jugée envahissante.

17 septembre 1970 : l'armée jordanienne liquide les forces combattantes palestiniennes après la destruction de 3 avions de ligne occidentaux sur le territoire jordanien. les combats entre armée jordanienne et fedayins palestiniens font des milliers de victimes civiles palestiniennes ("Septembre noir").

5 septembre 1972 : un commando palestinien tue onze membres de la délégation israélienne aux Jeux olympiques de Munich.

6/25 octobre 1973 : quatrième guerre israélo-arabe dite "guerre de Kippour" ; l'armée égyptienne pénètre dans le Sinaï occupé mais doit se retirer.


22 octobre 1973 : le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 338 qui appelle à un cessez-le-feu et à des négociations.

28 novembre 1973 : la Ligue arabe reconnait l'OLP en tant que seul représentant du peuple palestinien.

13 novembre 1974 : discours de Yasser Arafat à l'ONU. Le 22, l'Assemblée générale de l'ONU reconnaît le droit des Palestiniens "à la souveraineté et à l'indépendance nationale".

13 avril 1976 : élections municipales en Cisjordanie et à Gaza occupés. Les candidats proches de l'OLP remportent 80% des sièges.

13 juin 1980 : le Conseil européen adopte une résolution affirmant que le "peuple palestinien doit exercer son droit à l'autodétermination" et que "l'OLP doit être associée à toute négociation".

1980 : naissance du Djihad islamique, scission des Frères musulmans, qui se cantonnent à l'action sociale.

Mars-avril 1982 : insurrection palestinienne dans les territoires occupés. Les maires élus sont destitués.

6 juin 1982 : l'armée israélienne envahit le Liban -opération "Paix en Galilée"- et chasse de Beyrouth les organisations palestiniennes, dont l'OLP.

17-18 septembre 1982 : assassinat à Beyrouth du président libanais Bechir Gemayel. Les Israéliens entrent à Beyrouth-Ouest. Massacre de civils par les milices chrétiennes dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, avec la complicité passive de l'armée israélienne.

1er octobre 1985 : un raid de l'aviation israélienne contre le quartier général de l'OLP à Tunis fait 70 morts.

6 août 1986 : le Parlement israélien vote une loi interdisant tout contact avec des dirigeants de l'OLP.

7 décembre 1987 : début de l'Intifada (soulèvement en arabe), également appelée "guerre des pierres" dans les territoires occupés.

9 décembre 1987 : création du Hamas (mouvement de la résistance islamique) par la société des Frères musulmans.

15 novembre 1988 : à Alger, le Conseil national palestinien (CNP, parlement en exil), proclame l'Etat palestinien indépendant et accepte les résolutions 242 et 338 de l'ONU, reconnaissant ainsi implicitement l'existence d'Israël. En décembre, devant l'ONU à Genève, Yasser Arafat, chef de l'OLP, reconnaît le droit d'Israël à vivre "en paix", et déclare renoncer totalement au terrorisme.

1989

2 mai : en France, Yasser Arafat est reçu pour la première fois à l'Elysée par François Mitterrand.

2 janvier : Ezer Weizman, ministre des Sciences (et futur chef de l'Etat israélien) est limogé pour avoir rencontré un membre de l'OLP.

1991

12 mars : le secrétaire d'Etat américain James Baker rencontre pour la première fois des personnalités palestiniennes des territoires occupés.

30 octobre : ouverture à Madrid (Espagne) d'une conférence de paix. Israéliens, Palestiniens -des territoires occupés, et non de l'OLP- , Jordaniens et Syriens se rencontrent sous le co-parrainage de George Bush (père) et de Mikhaïl Gorbatchev.

1992

14 janvier : les Palestiniens remettent à la délégation israélienne leur projet d'autonomie dans les territoires occupés.

27 avril : une session de pourparlers se déroule pour la première fois en présence d'observateurs de l'OLP à Washington

16 décembre : à la suite de l'assassinat d'un soldat israélien par le Hamas, Ie gouvernement expulse plus de 400 islamistes palestiniens au Sud-Liban.

1993

19 janvier : le Parlement israélien abroge la loi interdisant les contacts avec l'OLP.

Juillet-août : des rumeurs font état de contacts secrets entre Israël et l'OLP.

13 septembre : Israël et l'OLP signent à Washington un accord de principe ("Oslo I") sur une autonomie palestinienne transitoire de cinq ans. Le Premier ministre israélien Itzhak Rabin et Yasser Arafat échangent une poignée de main historique.

1994

25 février : un extrémiste juif, le docteur Baruch Goldstein, massacre 29 Palestiniens en prière au Caveau des patriarches à Hébron.

4 mai : accord du Caire sur l'autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho (Cisjordanie). L'Autorité palestinienne s'installe dans les zones nouvellement autonomes.

1er juillet : retour de Yasser Arafat à Gaza.

1995

28 septembre : Israël et l'OLP signent à Washington l'accord négocié à Taba ("Oslo II") étendant l'autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes.

Fin 1995 : Israël se retire de six villes de Cisjordanie qui deviennent autonomes.

1996

20 janvier : Yasser Arafat est élu président de l'Autorité palestinienne et ses partisans remportent les 2/3 des 80 sièges du Conseil législatif.

24 avril : le CNP (parlement palestinien en exil), réuni pour la première fois en Palestine, élimine de sa charte les articles mettant en cause le droit à l'existence de l'Etat d'Israël.

29 mai : les Israéliens élisent comme Premier ministre Benyamin Netanyahu, chef de la droite nationaliste, opposé aux accords d'Oslo.

24 septembre : l'ouverture par Israël d'un tunnel sous l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem provoque de violents affrontements entre l'armée israélienne et des manifestants palestiniens, qui font plus de 70 morts.

1997

15 janvier : Netanyahu et Arafat concluent un accord sur un retrait partiel israélien de la ville d'Hébron en Cisjordanie.

7 mars : l'annonce unilatérale par Israël d'un retrait de 9 % de la Cisjordanie (les Palestiniens réclament 30%) provoque une nouvelle crise.

18 Mars : Israël met en chantier une nouvelle colonie juive à Abou Ghneim (Har Homa) près de Bethléem, dans la partie occupée de Jérusalem-Est, ce qui enlise un peu plus le processus de paix.

30 novembre : Israël accepte le principe de retrait limité de Cisjordanie (sans en fixer l'ampleur ni la date), assorti de conditions draconiennes. La presse israélienne parle de 6 à 8% de territoires évacués.

1998

14 janvier : Israël annonce qu'il gardera sous son contrôle de larges parties de la Cisjordanie, même en cas d'accord de paix avec les Palestiniens.

21 juin : en dépit des critiques des Etats-Unis et de l'Union européenne, le gouvernement israélien décide la création d'une super-municipalité de Jérusalem qui englobe plusieurs colonies de Cisjordanie, et double ainsi de volume.

23 octobre : Arafat et Netanyahu signent à Wye Plantation (Etats-Unis) un accord destiné à sortir le processus de paix de l'impasse : Israël transfèrera à l'administration palestinienne, en trois étapes, 13% supplémentaires du territoire de la Cisjordanie encore sous son contrôle.

Décembre : Bill Clinton est le premier président américain reçu en visite officielle par un Etat Palestinien virtuel. Inauguration de l'aéroport de Gaza, sous contrôle israélien.

1999

17 mai : les Israéliens élisent Ehud Barak (travailliste) au poste de Premier ministre.

4 septembre : signature, à Charm-el-Cheikh (Egypte), d'un accord fixant les dates des retraits israéliens de Cisjordanie, afin de relancer le processus de paix moribond.

2000

13 février : nouveau retard dans les négociations ; les deux parties ne parviennent pas à signer un accord-cadre définissant les grandes lignes d'un règlement final, conformément au mémorandum signé à Charm-el-Cheikh en septembre 1999.

21 mars : avec un nouveau retrait de l'armée israélienne de 6,1% de Cisjordanie, l'Autorité palestinienne contrôle désormais, partiellement ou totalement, 40 % du territoire.

15 mai : le parlement israélien vote le transfert à l'autorité palestinienne de 3 localités proches de Jérusalem, dont Abou Dis, souvent présentée comme le siège de la capitale d'un futur Etat palestinien.

11-25 juillet : échec du sommet israélo-palestinien de Camp David. Aucun accord n'est conclu entre les deux parties.

28 septembre : la visite du chef du Likoud, Ariel Sharon, sur l'Esplanade des Mosquées (Jérusalem-est), troisième lieu saint de l'islam, provoque de violentes émeutes en Israël et dans les territoires palestiniens, faisant plus de 90 victimes. C'est le début de la deuxième Intifada (2000-2005).

2001

29 janvier : Israël et les Palestiniens annoncent avoir réalisé de sérieux progrès dans les négociations de Taba. Ehud Barak décide de les ajourner jusqu'à l'élection du chef du gouvernement le 6 février, estimant impossible un accord avant cette date.

6 Février : Ariel Sharon est élu premier ministre en Israël avec une avance de 25 points sur Ehud Barak.

4 décembre : Israël lance des raids d'ume ampleur sans précédent dans les territoires palestiniens. Yasser Arafat, déclaré «hors-jeu» par Ariel Sharon, ne peut plus sortir de Ramallah, encerclée par l'armée israélienne.

2002

29 mars : l'état hébreu lance une offensive dans les territoires occupés baptisée «rempart défensif». La Mouqataa, le quartier général d'Arafat à Ramallah, est partiellement détruit et le leader palestinien est coupé du monde.

15 avril : Marwan Barghouti, le chef du Fatah en Cisjordanie, est capturé par l'armée israélienne.

2003

14 février : cédant aux pressions internationales pour des réformes au sein de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat donne son accord à la nomination d'un Premier ministre.

19 mars : Yasser Arafat propose de nommer Mahmoud Abbas, un pragmatique notoire, au poste de Premier ministre.

29 avril : Mahmoud Abbas et son cabinet reçoivent l'investiture du parlement palestinien Son investiture lève le dernier obstacle à la publication de la «feuille de route», plan de paix international prévoyant la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005.

29 juin: Mahmoud Abbas obtient du Hamas, du Jihad islamique puis du Fatah, une trêve temporaire des attaques anti-israéliennes.

20 août: au lendemain d'un attentat suicide qui fait 21 morts et une centaine de blessés à Jérusalem-ouest, Mahmoud Abbas rompt les contacts avec les groupes du Hamas et du Jihad islamique.

25 août: à l'insu du premier ministre, Yasser Arafat nomme l'ancien chef de la Sécurité préventive en Cisjordanie, Jibril Rajoub, au poste de conseiller aux affaires de sécurité.

6 septembre: Mahmoud Abbas annonce sa démission au Parlement palestinien, invoquant des obstacles intérieurs, israéliens et américains à son action.

7 septembre: Yasser Arafat offre au président du parlement, Ahmed Qoreï, le poste de premier ministre.

5 octobre: Yasser Arafat décrète l'état d'urgence dans les territoires, au lendemain d'un attentat suicide en Israël qui a tué 20 personnes.

2004
2 février: Ariel Sharon annonce son intention de démanteler toutes les colonies de la bande de Gaza (regroupant un total de 7 500 habitants).

22 mars: Cheikh Yassine, le fondateur du Hamas, est assassiné lors d'un raid israélien devant une mosquée de Gaza.

17 avril: le nouveau chef du Hamas, Abdelaziz al-Rantissi, est tué par un raid aérien israélien à Gaza.

6 juin: le cabinet israélien adopte le principe d'un retrait échelonné de la bande de Gaza, qui devrait être terminé à la fin de l'année 2005.

13 juillet: l'envoyé spécial de l'ONU dans les territoires palestiniens, Terje Roed-Larsen, adresse de vives critiques à Yasser Arafat, estimant que la situation dans les territoires «tourne progressivement au chaos».

16 juillet: une série de rapts est organisée dans les territoires par des groupes armés qui entendent protester contre la corruption de l'Autorité palestinienne.

17 juillet : Yasser Arafat annonce une refonte des services de sécurité, après qu'Ahmed Qoreï a proclamé son intention de démissionner. Le Raïs nomme à la tête du service de sécurité générale son neveu, Moussa Arafat. La nomination de ce dernier, soupçonné de corruption, entraîne de violentes manifestations. Il est rétrogradé quelques jours plus tard.

29 octobre : Yasser Arafat, 75 ans, dont l'état de santé s'est dégradé subitement, est hospitalisé en France.

11 novembre: mort de Yasser Arafat à Paris. Sa dépouille est inhumée à Ramallah le lendemain, après des funérailles au Caire.

14 novembre : Mahmoud Abbas est choisi par le Fatah comme candidat officiel pour les élections présidentielles palestiniennes qui se tiendront le 9 janvier 2005.

16 novembre: le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Mahmoud Zahar, annonce que son mouvement boycottera l'élection présidentielle de janvier.

2005

9 janvier: Mahmoud Abbas, est élu à la tête de l'autorité palestinienne avec 62,5% des suffrages.

15 janvier: prestation de serment de Mahmoud Abbas. Ahmad Qoreï est reconduit à la tête du gouvernement.

27 janvier: élections municipales partielles dans la bande de Gaza ; le Hamas sort grand vainqueur.

8 février: sommet Abbas-Sharon à Charm-el-Cheikh (Egypte); ils proclament la fin des violences entre Israéliens et Palestiniens.

12 mars: le Hamas annonce sa participation aux élections législatives, prévues en juillet (puis reportées en janvier 2006).

5 mai: nouvelle série d'élections municipales partielles, à Gaza et en Cisjordanie. Le Hamas s'impose dans les grandes villes.

22 août: fin de l'évacuation des colons israéliens de Gaza.

12 septembre: retrait des derniers soldats israéliens de la bande de Gaza. Les forces de l'ordre palestiniennes entrent dans les 21 colonies démantelées.

29 septembre: le Fatah remporte l'emporte largement lors de municipales partielles en Cisjordanie.

25 novembre: réouverture du terminal de Rafah, poste frontière entre Gaza et l'Egypte, sous le contrôle conjoint des Palestiniens et d'observateurs européens.
Décembre

14: un groupe de jeunes dirigeants du Fatah crée une liste concurrente en vue des législatives pour protester contre la main mise de la vieille garde sur le parti.

15: le Hamas devance largement le Fatah dans les principales villes de Cisjordanie à l'occasion d'élections municipales partielles.

28: mettant fin à ses divisions, le Fatah inscrit une liste unifiée pour les législatives. La liste, dirigée par Marwan Barghouti, toujours emprisonné, fait la part belle à la jeune garde du parti.

2006

25 janvier: le Hamas remporte la majorité absolue aux élections législatives, avec 74 sièges sur les 132 que compte le Conseil législatif, contre 45 sièges pour le Fatah. Le premier ministre Ahmed Qoreï démissionne.

18 février: prestation de serment du nouveau parlement dominé par le Hamas ; le lendemain, le gouvernement israélien cesse de verser les taxes dues à l'Autorité palestinienne, correspondant au produit de la TVA et aux droits de douane prélevés sur les produits importés dans les territoires palestiniens et transitant par Israël.

21 février: un des responsables du Hamas, Ismaïl Haniyeh, est chargé de former le gouvernement.

29 mars: le gouvernement du Hamas prête serment.

7 avril: l'Union européenne suspend son aide directe au gouvernement dirigé par le Hamas.

10 mai: des responsables palestiniens emprisonnés en Israël, dont Marouan Barghouti (Fatah) et le cheikh Abdel Halek Al-Natshé (Hamas), font des propositions pour sortir de la crise opposant le Fatah et le Hamas. Figurent notamment l'idée d'un gouvernement de coalition Fatah-Hamas, la fin des attaques en territoire israélien, et la création d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967.

19 mai : un porte-parole du Hamas est arrêté au point de passage de Rafah, à Gaza, cachant une somme d'environ 1 million de dollars. En raison du blocus financier imposé aux Palestiniens, les ministres du Hamas se feront à plusieurs reprises «transporteurs de fonds».

14 juin: Mahmoud Abbas et le premier ministre Ismaïl Haniyeh parviennent à un accord sur l'intégration d'une force paramilitaire du Hamas à la police, dont la plupart des membres sont fidèles au Fatah.

27 juin: le Hamas accepte de signer le document d'«entente nationale» reconnaissant implicitement l'existence d'Israël.

28 juin: début d'une vaste offensive terrestre et aérienne dans la bande de Gaza, surnommée «Pluies d'été». L'armée israélienne arrête huit ministres, des dizaines de députés et autres responsables du Hamas.

Fin juillet: 29 personnes sont tuées lors d'une incursion terrestre dans Gaza. L'offensive israélienne dans les territoires palestiniens est étendue à la Cisjordanie.

1er septembre: la communauté internationale s'engage à verser 500 millions de dollars d'aide aux Palestiniens, lors d'une réunion de donateurs à Stockholm. Les Territoires palestiniens traversent une grave crise financière depuis la suspension de l'aide internationale et le gel des droits de douane par Israël au printemps 2006.
1er octobre: affrontements sanglants entre milices du Hamas et du Fatah.
1er-8 novembre: une offensive terrestre et aérienne israélienne provoque la mort de près de 60 palestiniens.

14 décembre: le convoi du Premier ministre Ismaël Haniyeh est pris pour cible par des tirs en traversant la frontière entre l'Egypte et Gaza. Le Hamas accuse le Fatah. Des affrontements armés éclatent entre les partisans des deux mouvements. En neuf mois, les violences interpalestiniennes ont fait 320 morts.

2007

6 janvier: Mahmoud Abbas déclare hors-la-loi la «force exécutive», groupe paramilitaire de 5 000 hommes créé en avril 2006 par le ministère de l'intérieur que contrôle le Hamas.

8 février : le Hamas et le Fatah signent en Arabie saoudite un accord sur la formation d'un gouvernement d'union censé mettre un terme aux violences interpalestiniennes.

17 mars : reconduit dans ses fonctions, Ismaïl Haniyeh, forme un gouvernement d'union nationale avec le Fatah, comprenant des personnalités indépendantes aux ministères clés.

Mai-juin : nouveaux affrontements Hamas-Fatah dans la bande de Gaza.

14 juin : le Hamas met en déroute les combattants du Fatah et prend le contrôle de la totalité du territoire de Gaza. Mahmoud Abbas déclare l'état d'urgence, limoge le gouvernement d'union nationale et charge Salam Fayyad, ancien ministre des finances de former un cabinet d'urgence.

18 juin : l'Union européenne, suivie par les États-Unis, décide de rétablir son aide financière directe à l'Autorité palestinienne et de normaliser avec elle ses relations, suspendues en mars 2006, après la victoire électorale du Hamas.

28 octobre : Israël impose des sanctions économiques à la Bande de Gaza décrétée "entité ennemie".

26-28 novembre : conférence internationale à Annapolis (Etats-Unis). Ehud Olmert et Mahmoud Abbas s'engagent à conclure un traité de paix avant la fin 2008.

2008

Février-mars : offensive de l'armée israélienne contre la Bande de Gaza pour tenter de mettre fin aux tirs de roquettes depuis la Bande de Gaza. Elle provoque la mort de près de 130 Palestiniens, sans pour autant mettre fin aux tirs du Hamas.

19 juin : après des mois de médiation égyptienne, un cessez-le-feu est conclu pour six mois entre Israël et le Hamas à Gaza. Israël s'engage à lever progressivement le blocus imposé depuis le coup de force du Hamas sur le territoire palestinien en juin 2007.

Juillet-août : à la suite d'un attentat meurtrier à Gaza imputé au Fatah, la police du Hamas déclenche des opérations de répression sur le territoire. Elle attaque le bastion du clan familial Helles (pro-Fatah). A la demande de Mahmoud Abbas, Israël accepte de secourir 180 membres du clan, pour leur permettre de se réfugier dans l'Etat hébreu.

25 août : Israël libère 198 prisonniers palestiniens.

Septembre : après la mort d'un policier abattu à Gaza par des membres du clan Doghmouch, famille liée à des organisations criminelles, les forces de sécurité du Hamas attaquent le bastion du clan pour arrêter les suspects. Les combats font onze mort.

4 novembre : l'armée israélienne effectue une incursion à Gaza causant la mort de six activistes palestiniens. Le Hamas réplique en tirant une cinquantaine de roquettes en direction du territoire israélien.

14 décembre : Khaled Mechaal, dirigeant en exil du Hamas, annonce que la trêve avec Israël ne sera «pas renouvelée» le 19 décembre en raison de la poursuite du blocus de la bande de Gaza.

15 décembre : Israël libère 227 prisonniers palestiniens.

16 décembre : Mahmoud Abbas, dont le mandat s'achève en janvier 2009, annonce qu'il va convoquer prochainement des élections présidentielles et législatives. Le Hamas récuse les élections législatives, le terme légal du parlement palestinien s'achevant normalement en janvier 2010.

20 décembre : les Brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas, revendiquent les premiers tirs d'obus de mortier sur Israël depuis la fin de la trêve.

27 décembre : Israël lance une attaque aérienne massive contre la bande de Gaza, baptisée "Plomb durçi".

2009

3 janvier : début de l'offensive terrestre à Gaza.

6 janvier : au moins 40 personnes qui s'abritaient dans une école gérée par l'ONU sont tuées par un tir israélien dans le camp de réfugiés de Jabalia.

17 janvier : cessez-le-feu. En trois semaines, l'offensive israélienne a fait 1 330 morts palestiniens, dont plus de 430 enfants, et 5 450 blessés, selon les services médicaux palestiniens. Côté israélien, 10 militaires et 3 civils ont péri, selon les chiffres officiels.

2 mars : la communauté internationale promet quatre milliards et demi de dollars pour la reconstruction de Gaza dévasté par 22 jours de bombardements israéliens en janvier.

11 août : après avoir reconduit Mahmoud Abbas à la tête du Fatah, le Congrès général du mouvement rajeunit sa direction avec 14 nouveaux membres du Comité central sur 18, dont Marwan Barghouthi, symbole de la "résistance", emprisonné à vie en Israël.

15 septembre : un rapport de l'ONU sur la guerre de Gaza en janvier 2009, conduit par le juge Richard Goldstone, accuse Israël et le Hamas de "crimes de guerre" et de possibles "crimes contre l'humanité". Celui-ci recommande de demander au Conseil de sécurité de saisir le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) si aucun progrès n'est réalisé d'ici six mois dans les enquêtes menées par les autorités israéliennes et l'Autorité palestinienne.

2 octobre : sous pression américaine, l'Autorité palestinienne accepte le report de l'examen, par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, du rapport Goldstone.

6 octobre : devant la levée de bouclier provoquée par la décision du 2 octobre, Mahmoud Abbas, annonce son intention de recommander de référer devant l'ONU le rapport Goldstone.

16 octobre : le Conseil des droits de l'homme de l'ONU adopte une résolution approuvant le rapport Goldstone et renvoie de facto le dossier au Conseil de sécurité à New York.

23 octobre : Mahmoud Abbas convoque des élections législatives et présidentielle pour janvier 2010. Le Hamas refuse la tenue d'élections à Gaza.

5 novembre : l'Assemblée générale de l'ONU adopte une résolution donnant trois mois à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes indépendantes sur les allégations de crimes de guerre commis lors du conflit de Gaza l'hiver dernier.
Mahmoud Abbas annonce qu'il ne briguera pas de nouveau mandat.

Lien de l'article: http://www.aloufok.net/spip.php?article1048

Mahmoud Abbas franchit le Rubicon

Publié le 7 novembre 2009 sur le site lexpressiondz.com/
Pr Chems Eddine CHITOUR


Dans le collimateur du Hamas, le président palestinien raccrocherait les gants au moment où les négociations entre les deux belligérants sont dans une impasse de tous les dangers.

Un scoop! Mahmoud Abbas renonce à la présidence palestinienne: coup de poker ou non? On est tenté de dire «tant mieux!» devant l’impasse actuelle. Petit retour en arrière pour voir comment l’allié des Occidentaux tente ce coup de poker. Il y a cinq ans, Arafat meurt; des élections propres et honnêtes sont organisées contre toute attente des stratèges occidentaux, le Hamas remporte haut la main les élections dont l’ancien président Carter et tant d’autres observateurs occidentaux diront qu’elles ont été légales. Résultat des courses: sur décision d’Israël, le Hamas fut diabolisé par l’Occident, les vivres sont coupés et Israël pacifie. Les populations meurent en silence. Mieux. L’Autorité palestinienne est par la force des choses et des dollars amenée à collaborer amenant le coup de force du Hamas sur Ghaza en 2007. Depuis plus de trente mois Ghaza est soumise à un blocus inhumain, l’aide internationale ne passe pas, les médicaments ne passent pas. Mieux. De décembre à janvier 2009, Israël procède à une véritable boucherie: 1400 morts dont 400 enfants, 5000 blessés, des destructions sans nombre, pas d’électricité, pas d’eau... Pour une fois, une enquête des Nations unies est décidée, du fait que les bâtiments des Nations unies ont été attaqués. «Le Rapport» fait par le juge Goldstone demande aux deux bélligérants (David et Goliath) de faire une enquête. On remarquera que la dizaine de morts israéliens est équivalente aux 1400 morts palestiniens.

Bluff ou décision irrévocable?
Israël a fait l’impossible pour annuler les effets de ce rapport. Il y a même un vote du Sénat qui demande au président Obama de mettre son veto au Conseil de sécurité. Les rodomontades des Arabes aux Nations unies seront sans effet. Le Rapport Goldstone ira rejoindre les centaines de résolutions de l’ONU qu’Israël bafoue régulièrement. A l’approche du scrutin qui se tiendra à l’initiative de Mahmoud Abbas le 24 janvier 2010 en Cisjordanie, en l’absence d’accord de réconciliation avec le Hamas, le président en exercice de l’Autorité palestinienne vient d’indiquer devant le comité de l’OLP qu’il jette l’éponge. Bluff stratégique ou décision irrévocable. Dans le collimateur du Hamas, et déstabilisé en interne par de vives critiques, le président palestinien raccrocherait les gants au moment où les injonctions de Barack Obama appelant Israël à geler la colonisation israélienne sont restées lettre morte, et où les négociations entre les deux belligérants sont dans une impasse de tous les dangers. Plusieurs dirigeants palestiniens, qui n’envisagent pas les élections sans le président sortant, ont aussitôt déclaré qu’ils le pressaient de revenir sur sa décision. Clinton avait soutenu publiquement le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui veut une reprise des négociations avec les Palestiniens sans gel préalable des colonies, revenant ainsi sur la position de Barack Obama. Hillary Clinton a ensuite fait machine arrière, mais ses propos continuent de susciter le désarroi du président palestinien. Le message, ajoute le politologue, s’adresse aussi à certains «frères arabes». Le ministre des Affaires étrangères égyptien, Ahmed Aboul Gheit, avait lui aussi, mercredi au Caire, semblé abandonner le préalable du gel des colonies, appelant Israéliens et Palestiniens à se «concentrer sur l’objectif final plutôt que de perdre du temps à exiger telle ou telle chose».(1)
Comment se fait-il qu’il y ait eu revirement? Pour Adrien Prier du journal Le Figaro, Le Premier ministre israélien a réussi l’impensable: résister aux mises en demeure de Washington et faire endosser le rôle du mauvais élève aux Palestiniens. Netanyahou a réussi à renverser les rôles. Hillary Clinton, en visite éclair au Proche-Orient, est repartie en félicitant le Premier ministre israélien et en rejetant les conditions palestiniennes à une reprise des négociations. «Ce que le Premier ministre israélien a proposé en matière de retenue dans la politique de colonisation est sans précédent», a affirmé la secrétaire d’État américaine, qui a aussi précisé que le gel de la colonisation n’avait «jamais été une condition préalable» aux pourparlers. «J’espère voir les deux parties reprendre les négociations le plus tôt possible», a ajouté Hillary Clinton. Ce revirement d’une Administration américaine qui exigeait, il y a quelques mois encore, le gel total des colonies israéliennes en Cisjordanie, a un goût de victoire pour Netanyahou. (...) Netanyahou a réussi l’impensable. Il a non seulement résisté aux mises en demeure de Washington, mais il est aussi parvenu à faire endosser le rôle du mauvais élève aux Palestiniens. L’Administration Obama, qui a compris au cours de l’été que le dossier israélo-palestinien était un peu plus complexe que prévu, a fini par se contenter de ces demi-mesures. Pas les Palestiniens, qui refusent de revenir s’asseoir à la table des négociations. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, trop faible politiquement pour se montrer accommodant, continue à s’arc-bouter sur le gel des colonies. Comment accepter qu’un processus de paix visant à faire cesser l’occupation soit accompagné de nouvelles constructions dans des colonies visant à perpétuer cette même occupation? demande-t-on dans son entourage. Netanyahou s’est offert le plaisir de relancer publiquement Mahmoud Abbas: «J’espère beaucoup que les Palestiniens vont comprendre qu’ils doivent s’engager dans le processus de paix, car c’est leur intérêt comme le nôtre.»
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton s’est faite «l’avocat du diable» lors de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères à Marrakech où elle a félicité le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pour, paraît-il, limiter les activités de colonisation.
Pour rappel, un gel total des colonies avait déjà été fixé comme une condition préalable aux pourparlers de paix, mais Clinton a annoncé qu’à son avis, les prétendues «concessions» de Netanyahou étaient suffisantes pour que les Palestiniens reviennent à la table des négociations. En public, les ministres arabes ont fait connaître leur déception avec le changement de ton des Etats-Unis qu’ils présentent comme une atteinte au processus de paix. Mais nous ne savons pas ce qu’ils ont dit à Clinton en secret lors des réunions à huis clos, d’autant que la secrétaire d’Etat américaine a réitéré sa demande préalable, à savoir que les pays arabes dits modérés prennent des mesures allant dans le sens de la normalisation avec le gouvernement israélien actuel. Cela, dit-t-elle, afin d’encourager les Israéliens à faire avancer le processus de paix. (2)
Nous craignons fort que les ministres arabes des Affaires étrangères ne souscrivent à la nouvelle position américaine sur les colonies et ne fassent pression sur l’Autorité [nationale] palestinienne pour qu’elle renonce à vouloir imposer un gel total des activités de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem comme préalable non négociable à une reprise des pourparlers. (..) Le prince héritier de l’un des émirats du Golfe arabe a même dit au président palestinien de ne pas provoquer, par ses hésitations, la colère du président des Etats-Unis (qui, lui, semblait le mieux disposé de tous les dirigeants américains à l’égard de la cause arabe et le plus désireux de négocier un accord de paix...). L’ex-président palestinien devrait s’en tenir à sa position qui est de ne pas reprendre les négociations avec ce gouvernement israélien extrémiste qui a pour seul but d’annexer les terres palestiniennes, de judaïser Jérusalem occupée, de mettre en morceaux la mosquée Al-Aqsa et de construire une synagogue à sa place. (2)

Clinton joue-t-elle le jeu?
«Assez de mensonges, Hillary Clinton! écrit Omar Himi el Gul dans une tribune d’Al Hayat! (...) Il ne fallait pas attendre de l’intervention d’Hillary Clinton qu’elle fasse avancer le dossier israélo-palestinien, ni des envoyés spéciaux de l’administration américaine qu’ils fassent pression sur l’Etat hébreu et le contraignent à trouver une solution négociée. Mais on ne pouvait pas imaginer que la secrétaire d’Etat américaine aggraverait les choses en tordant le cou à la vérité. A la suite de son entretien avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou [le 1er novembre à Jérusalem], elle a inversé les rôles et affirmé que ce sont les Palestiniens qui faisaient obstacle à la négociation. Selon une source israélienne haut placée, les Américains pensent à présent que les Palestiniens empêchent tout progrès dans le processus de paix. (...) Il est vrai que, par le passé, la direction palestinienne a accepté de négocier sans avoir obtenu l’arrêt de la colonisation. Cela veut-il dire pour autant qu’il faut se prêter au jeu israélo-américain? (...) C’est à se demander si la chef de la diplomatie américaine veut vraiment la paix. Est-ce bien dans l’intérêt de la paix de poursuivre l’implantation de colonies, les confiscations de terres et la judaïsation dans les territoires occupés depuis 1967, là où devrait être créé le futur Etat palestinien? Tout cela sert-il la négociation ou est-ce la loi de la jungle? Autant de questions dont les réponses se trouvent du côté d’Hillary Clinton et de son administration. La principale question toutefois est de savoir pourquoi elle se ment à elle-même, à son peuple et au reste du monde et cherche à travestir la réalité en accusant les Palestiniens de faire obstacle à la négociation. Pourquoi donc, Madame? Qui vous a achetée? Combien les pro-Israéliens vous ont-ils offert?»(3)
On se souvient du tollé provoqué par la demande de Mahmoud Abbas de différer la discussion du Rapport Goldstone au printemps! Khaled El Hroub décrit le scénario progressif ayant amené à cet état de déliquescence de la cause palestinienne. Ecoutons-le: «En demandant au Conseil des droits de l’homme le report du vote sur le rapport de l’ONU qui accuse Israël de crimes de guerre, l’Autorité palestinienne a provoqué la colère de la population. En Israël, l’ancien Premier ministre Ehoud Olmert comparaît devant la justice pour corruption et détournement de quelques dizaines de milliers de dollars. Dans son pays, il n’est pas le premier à devoir démissionner et s’expliquer devant les juges pour de telles affaires, des affaires qui, dans le monde arabe, passeraient pour tellement banales que les coupables n’auraient jamais été inquiétés. C’est ainsi qu’en Palestine, malgré les millions de dollars dilapidés durant les années des accords d’Oslo [1993-2000], une poignée de dirigeants continuent d’accaparer les décisions. Et, comme si la corruption financière ne leur suffisait pas, ils ont également corrompu la politique. Ils ont manipulé la cause nationale et gâché le peu de soutien international qui reste au peuple palestinien.»(4)
«Le dernier scandale en date est la demande faite par l’Autorité palestinienne d’ajourner le vote sur le rapport du courageux juge juif sud-africain Richard Goldstone. Les responsables de cette aberration politique doivent être démis de leurs fonctions et jugés. C’est un coup de poignard dans le dos pour ceux qui forment le front de solidarité internationale et humanitaire avec les Palestiniens. Le travail de centaines d’organisations des droits de l’homme est réduit à néant, tandis que les criminels de l’armée israélienne et leurs acolytes en sortent confortés. Au lieu de se retrouver dans le box des accusés pour crimes de guerre, ils peuvent continuer d’afficher leur superbe et d’aller et de venir en toute liberté. Qui a décidé d’étouffer le rapport? Comment est-il possible qu’il soit enterré, de la pire manière - et avec le soutien palestinien? Même s’il n’existe aucune instance de contrôle législative dans les Territoires, le peuple palestinien a le droit de savoir. (...) Repousser de six mois le vote sur le rapport revient à l’enterrer purement et simplement. Personne ne peut croire qu’il sera possible de mobiliser l’opinion publique mondiale une seconde fois. D’autant moins que nous savons que même un verdict de la justice internationale, pris à la quasi-unanimité, concluant à l’illégalité du mur de séparation raciste, n’a abouti à aucun résultat [en 2004, la Cour internationale de justice avait jugé que le mur de séparation était ´´contraire à la loi internationale´´]. L’Autorité palestinienne n’a rien entrepris pour profiter de ce jugement et n’a même pas cherché à maintenir le dossier ouvert. Tout ce que nous savons de ces pressions, c’est que Hillary Clinton et d’autres responsables américains auraient dit qu’un vote sur le Rapport Goldstone affaiblirait les possibilités d’une reprise des négociations, alourdirait le climat et réduirait les occasions pour une diplomatie constructive. (4)
Obama savait que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et son gouvernement s’opposeraient au principe d’un gel total des colonies. Par conséquent, pourquoi a-t-il tellement insisté? Que va-t-il faire maintenant? Washington risque de perdre la face et sa crédibilité si, confronté à l’entêtement israélien, le président américain recule. Obama risque également de ne gouverner que pendant un seul mandat et de voir échouer d’autres de ses grandes initiatives politiques s’il fait malgré tout pression sur Tel-Aviv sous peine de s’aliéner le lobby pro-israélien aux Etats-Unis, qui l’affrontera non seulement sur la question du Moyen-Orient, mais aussi sur des questions nationales. (...) Il aurait été plus logique d’exiger qu’Israël mette un terme à un acte illégal et immoral - la colonisation - et d’exiger également des Arabes qu’ils mettent un terme à des actes tout aussi inacceptables, comme le terrorisme contre les populations civiles, les manifestations antisémites ou la négation de l’Holocauste. Nous n’en sommes encore qu’à la phase d’apprentissage d’Obama dans la région.(5)
Nous savons maintenant qu’Obama a les mains liées. Que la secrétaire d’Etat ne cache pas ses affinités pour Israël. Que les Arabes ne feront rien pour aider la Palestine, que les pays modérés veulent avant tout sauver leur dynastie royale ou républicaine. C’est à se demander si la politique du pire menée par Israël n’est pas à terme la pire des politiques. Quand Saâb Urikat menace de revenir à la solution à un Etat, peut-être que c’est la solution. Un Etat laïc multiconfessionnel serait pour le Moyen-Orient un exemple à suivre. Dans ces conditions, l’affirmation que l’Etat d’Israël est un Etat juif comme le martèle Netanyahou, n’a plus de sens.

1. Pierre Prier: Abbas jette l’éponge avant l’élection de janvier. Le Figaro 05/11/2009
2.Bari Al Atwan: Hillary Clinton: l’avocat du diable. 5 Novembre 2009 http://www.bariatwan.com/index.asp
3.Omar Hilmi Al-Ghoul: Assez de mensonges, Hillary Clinton! Al-Hayat Al-Jadida02.11.2009
4.Khaled Al-Hroub:Palestine - Un peuple roulé dans la farine. Courrier international 15.10.2009
5.Rami G. Khouri: Des erreurs de débutant The Daily Star. 15.10.2009

Lien de l'article: http://www.lexpressiondz.com/article/8/2009-11-07/69358.html

« Le déséquilibre des forces retarde le règlement du conflit palestino-israélien »

Publié le 5 novembre 2009 sur le site hebdo.ahram.org.eg

Ancien secrétaire général adjoint des Nations-Unies et ex-ministre algérien des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi a été l’envoyé spécial de cette organisation internationale dans plusieurs zones de conflit. Il livre son expérience dans la résolution des conflits, notamment celui entre Palestiniens et Israéliens.

« Le déséquilibre des forces retarde le règlement du conflit palestino-israélien »

Al-ahram hebdo : Vous étiez l’envoyé spécial des Nations-Unies dans plusieurs conflits du monde, dont ceux de l’Iraq (janvier-juin 2004) et de l’Afghanistan (juillet 1997-octobre 1999). Quelles leçons tirez-vous de cette vaste expérience dans la résolution de conflits, tel celui entre Palestiniens et Israéliens ?

Lakhdar Brahimi : La première leçon que l’on apprend lorsque nous avons affaire à des conflits c’est qu’il n’y a pas deux situations que l’on peut comparer ou résoudre de la même manière. Donc, il n’y a pas de formule qu’on ait pu utiliser quelque part et qu’on pourra répéter ailleurs. Chaque nouvelle situation demande que l’on s’y adapte. Il y a parfois des éléments de ressemblance, mais la question fondamentale est que les situations sont toujours différentes les unes des autres, et donc, on ne peut pas les comparer. Dans le cas spécifique du conflit israélo-palestinien, la question la plus difficile c’est que les rapports de force ne changent jamais. En Afghanistan, par exemple, on voit par moments que les talibans deviennent de plus en plus forts, même face aux forces américaines et celles de l’Otan. Mais dans le cas des Palestiniens, cela ne se passe pas de cette manière. La situation de conflit dans ce cas ne coûte pas beaucoup aux Israéliens, et cela fait qu’ils ne se sentent pas pressés de le résoudre.

Y a-t-il un moyen de changer cet équilibre de forces ?

— Il est vrai que la majorité des Israéliens se sentent très à l’aise dans cette situation. Mais il y a quand même une minorité d’Israéliens très inquiète et qui pense que la paix est dans leur propre intérêt, surtout à long terme. Mais en même temps, il faut renforcer le côté palestinien, et pour cela, il faut qu’il y ait de l’unité dans les rangs palestiniens. De plus, je dis toujours que les Arabes semblent, depuis longtemps, avoir abandonné les Palestiniens. Il est temps qu’ils raffermissent leur attitude vis-à-vis d’Israël.

Vous étiez aussi l’émissaire du secrétaire général de l’Onu en Afrique du Sud à la veille de la fin du régime de ségrégation raciale et l’accession de la majorité noire au pouvoir en 1994. Quelles sont les différences entre le cas sud-africain et celui des Palestiniens dans les territoires occupés ?

— En Afrique du Sud, il y avait une résistance armée, mais il y avait aussi un soutien international très important que l’on ne voit pas tellement dans le cas de la Palestine. Le support que les pays africains apportaient alors à l’ANC (Congrès national africain) était beaucoup plus fort et important que celui que les pays arabes accordent aux Palestiniens. L’ANC était à 100 % soutenu par la totalité des pays de l’Afrique. Aussi dans le cas de l’Afrique du Sud, il n’y avait pas de luttes internes comme on le voit aujourd’hui chez les Palestiniens.

L’une des raisons qui fait que l’Etat hébreu refuse toute solution à son conflit avec les Palestiniens est qu’il se sent invincible, étant donné sa détention de l’arme nucléaire. Une situation qui crée des émules puisque l’Iran semble, lui aussi, chercher la possession de l’arme atomique. Que pensez-vous de l’effet de cette course à l’armement nucléaire dans la région ?

— Je pense que cette région doit être dépourvue de l’arme nucléaire. Il faudrait peut-être organiser une conférence internationale où Israël et l’Iran participeraient et accepteraient de dénucléariser la région. Si cela ne se passe pas, l’Iran va essayer d’avoir l’arme nucléaire et tout autre Etat arabe essayera de faire la même chose. Mais de toute manière, s’agissant de la question du nucléaire, il y a actuellement un mouvement qui est en faveur du désarmement nucléaire. Il devra y avoir une conférence sur cette question à la fin de cette année ou au début de l’année prochaine. Il y a un très grand intérêt autour de cette question et une pression palpable aux Etats-Unis pour le désarmement nucléaire.

Et comment ce courant en faveur d’une dénucléarisation va-t-il se répercuter sur les pays qui ont déjà l’arme nucléaire, comme Israël, l’Inde ou le Pakistan ?

— Il ne s’agit pas de faire une révolution, mais c’est quand même significatif que, pour la première fois, il y a eu une résolution internationale de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) qui demande à Israël, par exemple, de se soumettre au contrôle de l’AIEA.

Pensez-vous que l’Iran cherche à se doter de l’arme nucléaire et que son programme civil cache d’autres intentions plus belliqueuses ?

— Les Iraniens disent qu’ils ne sont pas intéressés à la bombe. Ce qu’ils font est certainement légal, tout à fait autorisé par l’AIEA. S’ils cachent quelque chose ou s’ils ont des intentions pour plus tard, on n’en sait rien. Mais pour le moment, ce qu’ils font est légal.

Où en est-on de la réforme tant attendue des Nations-Unies ?

— Le mouvement de réforme des Nations-Unies, c’est comme un cheval de mer. Quelque chose dont on parle tout le temps. Cela a commencé avec l’ancien secrétaire général Boutros Boutros-Ghali, continué avec Kofi Annan et se poursuit maintenant avec Ban ki-Moon. Dans cette question, il y a deux choses. D’abord, il y a l’aspect facile qui intéresse même les grandes puissances : la réforme administrative. Il s’agit par exemple de la diminution du personnel et des dépenses. On nous disait à un moment qu’il ne fallait pas, par exemple, imprimer sur le papier. Si on souhaitait le faire, il fallait sortit à l’extérieur. C’est ce que j’appelle les réformes pour amuser la galerie.

Mais il y a les réformes fondamentales, qui concernent notamment le Conseil de sécurité. Tout le monde est maintenant d’accord que celui-ci a été dépassé par les événements. Il a été constitué en 1945, après la deuxième guerre mondiale. Le monde a changé depuis, pas le Conseil de sécurité. Jusqu’à présent, les efforts pour élargir le Conseil de sécurité ont été un échec. Il est vrai qu’ils continuent encore, mais je n’ai pas l’impression qu’on soit proche d’une solution ou d’un changement. Le Conseil de sécurité ne reflète plus du tout la réalité du monde d’aujourd’hui qui possède de nouvelles dimensions, avec l’émergence de nouveaux pôles régionaux.

Etant donné cette incapacité à réformer le Conseil de sécurité, l’on parle de plus en plus aujourd’hui de créer de nouveaux organismes, comme celui du G20 dans le domaine économique. Mais cela ne va pas remplacer le manque existant au Conseil de sécurité, car les questions de paix et de sécurité ne peuvent pas être données au G20.

Pourquoi ?

— Parce que la charte des Nations-Unies dit que c’est au Conseil de sécurité de traiter ces questions. Pour charger le G20 des questions de la paix et de sécurité, il faut changer la charte. Et les cinq pays permanents, qui ont une position clef, et en particulier le droit de veto, ne vont pas accepter la réforme de la charte. Ce qu’on est en train d’essayer de faire c’est changer la charte pour que la composition du Conseil de sécurité soit modifiée, mais on n’arrive pas à se mettre d’accord sur cela. Et il sera encore plus difficile de se mettre d’accord sur la création d’un organisme qui dépossédera le Conseil de sécurité actuel de ses prérogatives. Là, il y a deux problèmes. Le premier c’est le P5, les cinq pays permanents qui sont très contents et très heureux de cette situation et ne veulent pas qu’elle change. Mais il y a malheureusement aussi le désaccord entre les pays du Sud. Les pays de l’Amérique latine ne sont pas d’accord pour que le Brésil les représente, les pays africains ne sont pas d’accord pour que l’Afrique du Sud ou le Nigeria les représente. Pour les pays asiatiques, il y a des pays qui s’opposent à la candidature de l’Inde. Même en Europe, il y a des divergences terribles. L’Italie a combattu ouvertement pour que l’Allemagne ne devienne pas membre permanent du Conseil de sécurité. Il y a aussi des gens qui disent que l’Union européenne a déjà deux pays membres du Conseil de sécurité et qu’il ne faut pas en rajouter un troisième, etc.

Le monde arabe devrait-il avoir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu ?

— Je pense que le monde arabe est trop affaibli pour pouvoir prétendre à un siège permanent au Conseil de sécurité de l’Onu. La coopération entre les pays arabes est tellement faible que l’on parle beaucoup plus aujourd’hui d’une représentation islamique, pas d’une représentation arabe. Alors, nous avons l’Iran qui a annoncé publiquement qu’il voulait un siège au Conseil de sécurité. Et il y a aussi l’Indonésie, ils n’ont rien dit, mais il y a des gens qui disent que l’Indonésie est le pays musulman le plus peuplé du monde. On parle donc d’une représentation de ce pays. Je regrette de dire que, pour le moment, on ne parle pas beaucoup d’une représentation arabe.

Lien de l'article: http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/11/4/invp0.htm

Les médias occidentaux et l’avilissement des Autres

Publié le 6 novembre 2009 sur le site Alter Info
par Chems Eddine CHITOUR

Il nous a semblé intéressant de poster cet article.

«Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz-de-marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.»
Houari Boumediene "(Discours à l’ONU 1974)"


Il est bien connu que le quatrième pouvoir, celui des médias est une force importante qui permet, en principe, dans les démocraties, de tenir le peuple informé du fonctionnement des institutions. Cette force peut, cependant, être au service d’une cause et de ce fait, s’avérer dangereuse aussi bien en temps de paix qu’en temps de guerre, notamment «la guerre permanente» qui consiste à diaboliser continuellement l’Autre quand il s’est agi de l’Empire soviétique: l’Empire du Mal pour Reagan, et les Autres quand il s’est agi des colonisés et plus tard des Arabes et de l’Islam. Joseph Pulitzer, le fondateur d’un Journalisme éthique, déclarait à juste titre:
«Notre République et sa presse prendront de l’essor ou s’effondreront ensemble.» Une presse compétente, désintéressée, dévouée à la chose publique, intelligente, exercée à discerner le bien et ayant le courage de le faire, peut préserver la morale publique sans laquelle un gouvernement populaire est une imposture et une parodie. Une presse cynique, mercenaire et démagogue finira par produire une population aussi vile qu’elle-même.

Ignacio Ramonet, ancien directeur du Monde Diplomatique, pour sa part, pointe du doigts les grands protagonistes que sont les acteurs d’une mondialisation dimensionnée à la taille des plus riches. Ecoutons-le: «Contre les abus des pouvoirs, la presse et les médias ont été, pendant de longues décennies, dans le cadre démocratique, un recours des citoyens. En effet, les trois pouvoirs traditionnels - législatif, exécutif et judiciaire - peuvent faillir, se méprendre et commettre des erreurs. Mais, dans les pays démocratiques aussi, de graves abus peuvent être commis (ce fut le cas aux Etats-Unis, durant plus d’un siècle, à l’encontre des Afro-Américains, et cela l’est aujourd’hui contre les ressortissants des pays musulmans en vertu du "Patriot Act"). Depuis une quinzaine d’années, à mesure que s’accélérait la mondialisation libérale, ce "quatrième pouvoir" a été vidé de son sens, il a perdu peu à peu sa fonction essentielle de contre-pouvoir. Le pouvoir véritable est désormais détenu par un faisceau de groupes économiques planétaires et d’entreprises globales dont le poids dans les affaires du monde apparaît parfois plus important que celui des gouvernements et des Etats».(1)

Souvenons-nous justement, de ce matraquage des médias et plus précisément du cinéma. Cela a commencé dès les années 60: il fallait donner une assise au niveau des médias, la légitimité de l’Israël biblique. Ce fut, on s’en souvient d’abord, les Dix commandements de Cecil B. de Mille et de la Metro Golwyn Meyer dont les producteurs et réalisateurs sont juifs. Ce fut ensuite Ben Hur. Nous qui étions collégiens avons vibré à la détresse de Ben Hur, nous avons applaudi quand Moïse a sauvé son peuple... Naïfs que nous étions de nous identifier à ces héros. Avec le temps nous nous apercevons que rien n’était fait par hasard. La machine sioniste était en marche. En fait, l’histoire du racisme latent européen ne date pas d’hier. Souvenons-nous, à titre d’exemple, comment Lawrence d’Arabie interprété magistralement par Peter O Toole, le racé, le civilisé, le blanc aux yeux bleus, avait une aura tandis qu’Antony Queen dans le rôle d’un chef bédouin qui avait un comportement qui frisait celui de la bête avide de rapines, de bonnes chères
et de luxure et qui, naturellement, ne connaissait rien à la politique.

Dans le même ordre, le professeur Jack Shaheen (Université Sud-Illinois) analyse dans un documentaire comment Hollywood fait preuve d’imagination pour avilir l’image de l’Arabe. Le projet de société pensé et planifié par les «maîtres du monde» passe par un conditionnement sournois qui utilise l’industrie cinématographique, de longue date, comme arme de propagande. Ce documentaire, totalement inédit, passe à la loupe un des aspects les plus calomnieux de l’histoire du cinéma et que personne n’avait jamais osé contester depuis l’époque du muet jusqu’aux grandes productions hollywoodiennes d’aujourd’hui. Le film relève la longue succession d’images dégradantes qui ont été utilisées pour représenter les Arabes au cinéma. Des bandits bédouins aux jeunes filles soumises, en passant par les cheikhs sinistres et les terroristes armés, ce documentaire jette un éclairage dévastateur sur l’origine de ces portraits stéréotypés et sur leur apparition à des moments clés de l’histoire des États-Unis, démontrant du même coup les lourdes conséquences de cette représentation aujourd’hui.(2)

Jack Shaheen montre comment, au fil des ans, la persistance de ces images a fait en sorte de banaliser les préjugés entretenus à l’égard des Arabes et de la culture arabe. «Depuis des décennies, Hollywood, c’est-à-dire le cinéma et la télévision américains, avilit et déshumanise les Arabes et les musulmans. Voilà pourquoi le drame palestinien reste entier depuis 60 ans, et pourquoi le public a consenti à l’invasion de l’Irak en 2003. Les préjugés contre eux sont antérieurs aux attentats du 11 septembre, bien que ceux-ci aient contribué à les diaboliser encore davantage.» Jack Valenti, longtemps président de la Motion Picture Association of America, disait que Hollywood et Washington ont les mêmes gènes. «Sur le Moyen-Orient, Hollywood a toujours collé aux choix politiques de Washington.» «Mais s’il est si facile de tuer, de torturer, de terroriser les Arabes, c’est que 1200 films recensés par moi les présentent soit comme des monarques lubriques, soit des voleurs, des tueurs et des menteurs, soit des terroristes sans foi ni loi, et souvent sans compétence.»

Jack Shaheen s’était fait connaître dès 1984 avec un livre, The TV Arab. Il s’est illustré par son combat contre l’empire Disney après la sortie d’Aladdin en 1992. La chanson d’ouverture de ce film d’animation parlait d’un pays «où l’on vous coupe les oreilles si on n’aime pas votre face», Disney a fini par enlever la chanson de la version DVD. Jack Shaheen reste optimiste malgré tout. On a déconstruit les stéréotypes négatifs qu’on avait sur les peuples autochtones, sur les Noirs, sur les Japonais, sur les Allemands. On finira par abandonner nos préjugés contre les Arabes et les musulmans. En incitant le spectateur à réfléchir sur les conséquences sociales, politiques et simplement humaines de ces caricatures hollywoodiennes, ce film souhaite faire reconnaître l’urgence d’offrir un point de vue opposé qui rendrait justice à la diversité et au caractère humain du peuple arabe, tout en faisant ressortir le vrai visage et la richesse de l’histoire et de la culture arabes.(2)

Que Hollywood soit une arme de propagande massive, ce n’est pas nouveau ; Combien de westerns ont décrit les Amérindiens comme des êtres vils, impitoyables, tueurs et sans morale de gentils pionniers blancs, aucun doute la dessus, et aucun doute sur le fait que «l’Arabe» c’est le nouvel Indien.
L’écrivain Alain Soral expliquait, lors d’une émission pourquoi le peuple américain était si profondément pro-israélien, et ressentait si peu de compassion pour les souffrances du peuple palestinien. Des colons fanatisés, des terres confisquées, des peuplades affamées et assoiffées, c’est le nouveau Far West...le Palestinien est juste le nouvel Amérindien avec un
keffieh: à éliminer, comme dans les bons vieux westerns de John Wayne! Il n’est pas étonnant d’entendre des jeunes dire: «Je suis arabe et quand je regarde les films américains où il y a des Arabes, je me déteste!!!»

Comme d’habitude, des acteurs pro-Israël font leur cinéma d’horreur, mais inexorablement la vérité finit par jaillir Le terrible massacre auquel s’est livré l’Etat sioniste contre la population de Ghaza [ lors du dernier épisode de janvier 2009] a fait réagir même les stars de Hollywood...Ils soutiennent de manière abjecte le massacre et appellent même à l’extermination des Arabes. Tom Cruise ravit la palme du déshonneur. En effet, le play-boy de Hollywood considère, ni plus ni moins, que les Arabes «sont la source du terrorisme et n’épargnent personne». Il souhaite, sauvagement, qu’Israël «les extermine tous». Richard Gere soutient que les Arabes «sont un fardeau pour le monde». Que propose-t-il? A l’image de ses compères, il décrète «qu’il faut les exterminer!». Harrison Ford ne fait pas exception à cette faune d’acteurs au verbe terrifiant. Pour lui, «les Arabes sont plus vils que les animaux», a-t-il affirmé toute honte bue. Et de fanfaronner que «nous les juifs sommes le peuple élu de Dieu». De même on apprendra que Steven Spielberg (auteur de Jurassic Park) soutient les crimes d’Israël. En août 2006, il a créé la Fondation des Justes et va donner un million de dollars pour soutenir Israël. Heureusement que ces propos partiaux ne sont pas partagés par le Tout-Hollywood. Loin s’en faut. L’élégant Mel Gibson, qui passe pour être la bête noire des juifs et des sionistes, avec son film sur Jésus, déclare: «Les Sionistes sont la source de la destruction. Je souhaite les combattre.» L’inégalable Al Pacino a liquidé Israël par cette petite phrase: «Si tu vois l’histoire d’Israël, tu sauras qui est terroriste!», assène-t-il, sec. Dustin Hoffmann, quant à lui, a prononcé une sentence sans appel contre Israël. «L’humanité a cessé d’exister à la naissance d’Israël», devait-il lâcher. George Clooney, qui n’a jamais caché son aversion pour Bush, et qui a bruyamment soutenu Obama, estime que
«Bush, Sharon, Blair et Rice sont des noms que l’histoire maudira».(3)

Patric Mougenet nous explique comment à travers les «actualités», la propagande pour valoriser la colonisation est mise en exergue. Dans un documentaire produit par Arte en 2001, Les trois couleurs de l’Empire, le projet colonial de la France en Afrique aux XIXe et XXe siècle est décrypté sans concession. Le mythe du soldat laboureur et l’oeuvre coloniale une
image(rie) positive qui se fonde sur la comparaison entre un passé obscur d’une Afrique sans progrès et sans technologie, où «les tribus, hostiles les unes aux autres» vivant sur des «terres jadis infestées» traînent «une existence misérable» et un présent annonciateur d’un avenir radieux symbolisé par autant de «routes» de «ponts», de tramways, de bâtiments administratifs, d’écoles, ou de charrues et de tracteurs qui font désormais de ces terres des plaines «florissantes»(5)

Les réalisateurs du documentaire d’Arte ont confronté ensuite ces extraits aux images d’archives privées, au texte lu de Tocqueville, tiré de ses Ecrits politiques de 1837, affirme que «nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, beaucoup plus désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle ne l’était avant de nous connaître». S’agissant de la «mission civilisatrice», on pourra faire observer que l’éducation est le fer de lance du «devoir» du civilisateur français (J. Ferry). Du début à la fin du documentaire, les enfants sont présents. On peut simplement rappeler qu’en Algérie 4,5% des enfants «indigènes» sont scolarisés dans le primaire en 1914, 8,8% en 1944. La situation de l’Afrique Noire française
n’est guère plus enviable: 10-12% en...1955. (4)

Enfin, le postulat de l’infériorité indigène et de la supériorité occidentale «race supérieure» et «race inférieure» se base sur une donnée prétendument naturelle et scientifique...et que la violence est le fait de l’Autre. Le documentaire rappelle que de 1877 à 1930 ce sont autant de «zoos humains», de «villages nègres», d’«expositions ethnologiques» qui s’offrent alors - derrière des grilles! - à un public métropolitain avide de curiosité et de distraction...Ces «spectacles» véhiculent des stéréotypes racistes et imprègnent durablement l’imaginaire des Occidentaux. Des stéréotypes physiques dévalorisants. Couleur noire sans nuance, épaisseur des traits, nez épaté, bouche lippue, yeux exorbités...sans cesse opposés aux traits raffinés du Blanc. De plus, la supériorité intellectuelle est mise en perspective, on remarque que dans les situations de dialogue entre un Occidental et un Maghrébin ou un Noir, la hiérarchie est filmée dans le but d’imposer l’image du savoir blanc face à l’ignorance africaine (doigt directif / Blanc surélevé / plongée et contre-plongée / celui qui explique et celui qui hoche la tête...). Enfin, la supériorité technologique. Dans les documentaires propagandes on peut remarquer que chaque fois que le chemin de fer et les routes-tous deux éléments essentiels de la propagande, développée par les gouvernements français - sont à l’image, la prise de vue favorise d’une part, les droites exagérées, donnant un aspect de gigantisme, privilégiant les lignes de fuite, et d’autre part, fait apparaître l’Européen à proximité. Il s’en trouve défini comme le propriétaire et le seul capable de maîtriser la
technologie.(4)

Probablement, on s’est éloigné un peu de l’image d’un universalisme qui, malgré la violence politique du XXe siècle, avait réussi à trouver sa traduction politique. La chute du mur de Berlin a substitué cet universalisme par quelque chose de plus dangereux et de plus grave: une vision communautaire du monde, ce qui a été appelé «l’ethnicisation des rapports sociaux».
D’une certaine manière, écrit Pascal Blanchard: «La frontière tracée entre le visité et le visiteur par les zoos humains fonctionne toujours. Il y a Eux et Nous. (...) On peut se demander si le spectacle n’a tout simplement pas quitté le zoo pour mieux entrer dans nos maisons, via la télévision...Il y aurait toujours nous (l’Occident) et eux (l’ailleurs), la "civilisation" d’un côté et la "barbarie" de l’autre».(3)

1.Ignacio Ramonet: Le cinquième pouvoir. Le Monde Diplomatique Octobre 2003

2.Jack Shaheen: Comment Hollywood villifie l’image des Arabes
http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4273 30 octobre 2009

3.La guerre contre Ghaza vue d’Hollywood http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php/t-45407.html

4.Patrick Mougenet. La colonisation démystifiée- lundi 27 janvier 2003

Pr Chems Eddine CHITOUR/Ecole Polytechnique Alger enp-edu.dz

Lien de l'article: http://www.alterinfo.net/LES-MEDIAS-OCCIDENTAUX-et-l-avilissement-des-Autres_a38888.html

En complément nous ajoutons ces vidéos fort intéressantes qui vous donnent envie de ne plus jamais regarder la télévision. Ce documentaire intitulé Hollywood et les Arabes date de 2008.

Ce documentaire totalement inédit passe à la loupe un des aspects les plus calomnieux de l'histoire du cinéma et que personne navait jamais osé contesté, depuis lépoque du muet jusquaux grandes productions hollywoodiennes daujourdhui. Présenté par Jack Shaheen, Ph.D., auteur réputé, le film relève la longue succession dimages dégradantes qui ont été utilisées pour représenter les Arabes au cinéma. Des bandits bédouins aux jeunes filles soumises, en passant par les cheiks sinistres et les terroristes armés, ce documentaire jette un éclairage dévastateur sur lorigine de ces portraits stéréotypés et sur leur apparition à des moments clés de lhistoire des États-Unis, démontrant du même coup les lourdes conséquences de cette représentation aujourdhui. Jack Shaheen montre comment, au fil des ans, la persistance de ces images a fait en sorte de banaliser les préjugés entretenus à légard des Arabes et de la culture arabe, ce qui aurait eu pour effet de renforcer une vision étroite des individus dorigine arabe et daccroître les répercussions des politiques intérieures et internationales des Etats-Unis sur leur vie. En incitant le spectateur à réfléchir sur les conséquences sociales, politiques et simplement humaines de ces caricatures hollywoodiennes, ce film souhaite faire reconnaître lurgence doffrir un point de vue opposé qui rendrait justice à la diversité et au caractère humain du peuple arabe, tout en faisant ressortir le vrai visage et la richesse de lhistoire et de la culture arabes.

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La "majorité morale"

Publié le samedi 7 novembre 2009 sur le site Al Oufok
par Al Faraby


"Le Foyer national juif rejette la décision de l’Assemblée générale de l’ONU"
"laquelle ?"
"la toute récente, celle qui reprend les conclusions du rapport du juge Goldstone"
"pour quel motif ?"
"il estime qu’elle n’a pas obtenu, je cite, "la majorité morale"
"c’est qui cette majorité morale ?"
"ceux qui ont voté contre ou se sont abstenus... soit respectivement 18 et 44, la plupart sont les pays occidentaux"
"et ceux qui ont voté en faveur de la résolution sont combien ?"
"114"
"je ne comprends pas... la majorité, c’est donc eux !"
"justement pas... ils ont seulement la majorité numérique mais pas morale"
"c’est quoi cette notion de morale ?"
"elle est en lien avec la notion du Peuple élu"
"c’est-à-dire ?"
"celui au-dessus des lois"
"... !?"
Al Faraby

Israël a rejeté la décision de l’Assemblée générale de l’ONU, estimant qu’elle n’avait pas obtenu le soutien de "la majorité morale" car de nombreux pays occidentaux s’y sont opposés ou se sont abstenus, selon un communiqué du ministère israélien des Affaires étrangères.

Lien de l'article: http://www.aloufok.net/spip.php?article1047

Mechaal appelle à geler le projet du compromis et à adopter une stratégie de choix ouverts

Publié le 7 novembre sur le site du Centre Palestinien d'Information


Damas- CPI
"Les Arabes devront geler décisivement la politique soi-disant compromis de paix et adopter immédiatement une stratégie de choix ouverts", a exigé le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, en indiquant que l'annonce du président sortant Mahmoud Abbas de présenter sa démission n'a pas gêné les Etats-Unis.

Mechaal a affirmé que la solution ne se fera qu'au travers d'un retour aux stratégies nationales et réelles du peuple palestinien.

"L'occupation ne devra être changée que par la force, l'Amérique ne modifiera sa stratégie qu'après être obligée de le faire, et le changement doit primordialement commencer chez les Palestiniens et les Arabes", a insisté Mechaal lors d'un discours au nom des factions palestiniennes, durant le festival organisé par le djihad islamique, le vendre 6/11, au camp d'Al Yarmou, à Damas, à l'occasion de l'anniversaire du lancement du mouvement Djihad.

En faisanr porter la responsabilité tout entière sur l'occupation, les Etats-Unis et le Quartet de l'échec du processus de paix, le dirigeant du Hamas a appelé les Arabes, les Palestiniens à changer leur stratégie et maintenir leurs choix ouverts face aux crimes, violations, politique de punition collective et stratégie discriminatoire de l'occupation israélienne.

"Il faut ouvrir les portes devant les activités populaires, pour entamer les premiers pas du changement", a souligné Mechaal.

En minimisant le choix de la démission d'Abbas et en le qualifiant d'inutile, Mechaal a insisté sur le fait que la solution réelle se trouve dans le renoncement de la politique honteuse due aux accords d'Oslo, et dans le maintien plus que jamais les véritables stratégies patriotiques, sur le chemin des droits Palestiniens et non plus via des négociations, mais par le djihad et la résistance.

Mechaal a fait rappeler l'échec des négociations palestiniennes avec l'ennemi occupant israélien, depuis la ratification des Acccords d'Oslo, en confirmant que l'occupation a prouvé par des faits réels sur terrain qu'elle ne veut plus la paix.

Le haut responsable du Hamas a protesté contre l'attitude injuste des Etats-Unis en faveur de l'entité sioniste, en se posant la question suivante:Ccombien avons-nous besoin de chocs pour être réveillés? En exhortant les Palestiniens, en particulier le Fatah, à déployer tous les efforts nécessaires pour la ratification de la réconciliation interne et le renforcement des agendas nationaux dont le droit légal de la résistance.

Il est à noter que la ministre américaine des Affaires étrangères, Hillary Clinton a soutenu lors de sa récente visite dans les territoires palestiniens occupés, l'agenda de l'entité sioniste, en disant que le colonialisme n'était plus une pré-condition pour la paix, ce qui a provoqué la colère des Palestiniens et des hommes libres dans le monde entier, en qualifiant cette stratégie américaine comme un soutien très flagrant et officiel au profit de l'entité sioniste.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7jdBe1XRaTz4Jt7auVEat60uaMFhKtAmUquKRaz%2bq8w1JHP38JLKxcbFDbI1j%2bSWNsYD%2frn9ivWhA13gkYPGqt5z1FhP2IBuvq4IU4Yw9TIc%3d

Rapport Goldstone : détail des votes Européens

Publié le 7 novembre 2009 sur le site Alter Info

Pour l'adoption du rapport Goldstone : Irlande, Portugal, Malte, Slovénie, Chypre, Suisse, Liechtenstein.

Contre le rapport Goldstone : Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Hongrie, Slovaquie, Rép.Tchèque.

Abstentions : France, Royaume-Uni, Autriche, Bulgarie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Suède, Roumanie, Luxembourg, Lituanie, Lettonie, Belgique.

(Suisse et Liechtenstein ne sont pas membres de l'Europe des 27)

FaridM@alterinfo.net

Lien du billet: http://www.alterinfo.net/notes/Rapport-Goldstone-detail-des-votes-Europeens_b1691720.html?com#com_1044335

Ban Ki-moon : le rapport Goldstone se transmettra le plus tôt possible au Conseil de sécurité

Publié le 7 novembre 2009 sur le site du Centre Palestinien d'Information



New York- CPI
"Je transformerai le rapport de Goldstone adopté à l'Assemblée générale de l'Onu, par 114 voix, le plut tôt possible au Conseil de sécurité", a déclaré, le vendredi 6/11, le Secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.

Selon les procédures onusiennes, la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU qui a été adoptée jeudi à une très large majorité demande officiellement et par obligation, au Secrétaire général de transmettre le rapport de la commission d'enquête, au Conseil de sécurité.

Cette résolution onusienne a approuvé le rapport Goldstone par 114 voix contre 18, avec 44 abstentions.

L'Assemblée générale de l'Onu va poursuivre pendant trois mois l'application de sa résolution qui contraigne l'occupation et les Palestiniens à entamer une enquête crédible et conforme aux normes internationales, sinon le Conseil de sécurité agira.

L'occupation israélienne a essayé par tous les moyens d'empêcher l'adoption du rapport Goldstone au niveau de l'Onu, et elle craint actuellement, après avoir refusé l'adoption de l'Assemblée générale, que ce rapport du juge sud africain finisse devant le Conseil de sécurité, et par la suite à la CPI de La Haye, où des poursuites contre ses hauts responsables militaires ou politiques devraient être prises.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s75ejKgmJtvXFM0nAXWwh8x6AVN3rYnYEn9ClMcX6rIJ61ncValstuwjdQWp1sT%2bu3LnL0O1Dlb7D9WgsZUUC0UOy%2bd7Sd7XpmVoSG6vFnEo8%3d

Le Conseil Législatif indonésien condamne les mesures sionistes contre la sainte mosquée d’Al-Aqsa

Publié le 7 novembre sur le site du Centre Palestinien d'Information


Jakarta – CPI
Les occupants israéliens continuent leurs agressions contre la ville d'Al-Quds et contre la sainte mosquée d’Al-Aqsa. Et le Conseil Législatif indonésien a catégoriquement condamné ces agressions. Il a appelé toute la nation islamique à assumer sa responsabilité et à travailler pour libérer les lieux islamiques saints de la Palestine.

Le Conseil Législatif indonésien a mis en place une commission spéciale pour la Palestine. Il a appelé son gouvernement à être plus actif dans les organisations internationales dont les Nations Unies et la Conférence Islamique, dans le but de stopper la sauvagerie de l’occupation israélienne pratiquée contre le peuple palestinien.

La commission a organisé un colloque, mercredi dernier, le 4 novembre. Plusieurs responsables et députés ont tous catégoriquement condamné les mesures sionistes menées contre le peuple palestinien, contre la mosquée d’Al-Aqsa et tous les lieux saints de la Palestine.

Dans un communiqué dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, le colloque a appelé à chasser l’entité sioniste de l’union mondiale des parlementaires, pour la profanation de la mosquée d’Al-Aqsa et pour l’arrestation de trente membres du Conseil Législatif Palestinien.

Le député Al-Mozmil Youssef a confié à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que le parlement indonésien a l’intention d’établir des relations avec le Conseil Législatif Palestinien pour les souffrances des membres du Conseil Palestinien causées par les occupants israéliens.

Lien de l'article: http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7D%2fcykuH4Lnbj06%2bk1K0kLSuS536l1vTUTCtucg7NaLaJnZjHqsDVgzGiH0A4AQXNtmFMgJqhj2YWErkTjcy2Ws1T9MCXCDubR%2b0px%2bxQga8%3d

Dehors dans le froid

Publié le 7 novembre 2009 sur le site the International Solidarity Movement
Par Saleh Al-Naami

Awatef Al-Assar a rempli des sacs de sable pour consolider les côtés de la tente, pour tenter en vain de la stabiliser. Ses enfants se souviennent encore des efforts qu’elle et son mari ont déployés, l’hiver dernier, pour maintenir le mât de la tente qui abritait leur famille, l’hiver dernier, alors que le vent soufflait fort et le faisait vaciller. Ils grelotaient de froid et de peur sous l’orage. La pluie avait trempé la tente et malgré leurs efforts, la tente s’est effondrée sur les enfants. La famille toute entière a dû chercher refuge dans une maison voisine.





Comme des milliers d’autres, la maison des Al-Assar a été détruite pendant la guerre d’Israël contre la Bande de Gaza. Aujourd’hui, elle redoute la répétition de la même expérience de punition que l’hiver dernier. Sa voisine, Hajja Fatma Hamdan, qui vit dans le même camp de réfugiés avec sa famille, se souvient de la quantité de pluie qui a inondé la tente pendant que sa famille dormait. Ils se sont réveillés paniqués et tout ce qu’ils ont pu faire fut d’abandonner la tente et ce qu’elle contenait et chercher refuge ailleurs.

Les résidents du camp de réfugiés, installé près de Beit Lahia, disent que les conditions de vie sous les tentes ont provoqué beaucoup de problèmes de santé chez les sans-abris, en particulier les enfants, vomissements, diarrhées et crampes d’estomac. Nehaya, dont le mari a été tué pendant la guerre israélienne, dit que l’hiver dernier, elle a dû continuellement emmener ses enfants à la clinique de Beit Lahia pour des rhumes et des bronchites.

Alors que l’hiver approche, les occupants de ce camp – comme ceux des autres camps – se plaignent de ne pas avoir suffisamment de couvertures. Suleiman Al-Masri, dont la maison à Beit Hanoun, au nord-est de Gaza, a été détruite, dit que pour les 15 membres de sa famille, il n’a reçu que sept couvertures d’une organisation caritative. Neuf mois après la fin de la guerre, beaucoup de familles sans abri reviennent dans leurs maisons détruites à la recherche de couvertures sous les tonnes de gravats. La plupart du temps, ils ne retrouvent rien, soit parce que tout a été brûlé, soit parce que tout est enseveli sous les décombres.

Ces familles n’ont aucun refuge, sauf les camps dressés par le gouvernement Hamas, l’UNRWA ou les associations caritatives qui travaillent à Gaza. Des camps pour ceux qui ont perdu leurs maisons sont disséminés partout à Gaza. En fait, des camps ont été installés dans chaque secteur détruit pendant la guerre.

Ceux dont les maisons ont été complètement détruites pendant la guerre ne sont pas les seuls à souffrir du froid de l’hiver. Les Gazaouis dont les maisons n’ont pas été complètement démolies pendant l’attaque souffrent aussi. Dans beaucoup de ces maisons, il faudrait remplacer les fenêtres mais à cause du siège, on ne trouve pas de vitres, ou seulement par les tunnels, et les prix sont montés en flèche. Toutes les fenêtres de la maison de la famille de Ghassan Abu Samha, dans le Camp de Réfugiés d’Al-Maghazi, au centre de Gaza, ont été détruites par l’attaque israélienne. Les huit membres de sa famille sont exposés à l’hiver glacial tandis que la saison froide approche, et aucune réparation n’est possible.

Abu Samha dit à Al-Ahram Weekly qu’il n’a pu se permettre de réparer les fenêtres avec les vitres disponibles, qui sont de toute façon de mauvaise qualité. « La réparation coûte 2.500 shekels (450€), ce qui est pour moi une somme énorme. Je n’ai pas d’autre solution que de couvrir les fenêtres avec du plastique, ce qui me revient à une centaine de shekels (18€). » Le fils d’Abu Samha, Ahmed, 10 ans, se souvient que le froid l’a souvent empêché de dormir l’hiver dernier. Néanmoins, couvrir les fenêtres de plastique est devenu la solution commune à beaucoup de familles de Gaza.

Des centaines de Gazaouis qui vivent près de la frontière entre Israël et la Bande de Gaza, et dont les maisons sont restées intactes, ont décidé de partir par crainte d’être bombardés par Israël. Ils se sentent particulièrement vulnérables parce que leurs maisons sont situées en face des bases de l’armée israélienne, sur la ligne démarcation.

Zaidan Sarar, qui vit sur la frontière, fait partie de ceux qui ont choisi de quitter leur maison et de déménager dans un appartement loué, par peur de l’armée israélienne. Sarar s’est installé dans un appartement à Deir Al-Balah et a abandonné sa maison, disant au Weekly qu’il préférait dépenser son argent dans une location plutôt que de prendre des risques pour sa sécurité. « Lorsque j’ai repensé aux corps des enfants tués pendant la dernière guerre, j’ai décidé de tout faire pour que mes enfants ne subissent pas le même sort, » dit-il. « C’est la raison pour laquelle j’ai cherché à louer un appartement et que j’ai laissé ma maison, dans la construction de laquelle j’ai mis toutes mes économies. »

D’autres familles se débattent avec l’entassement après avoir ouvert leurs portes à des familles sans abri. Gamal Al-Masri, 29 ans, dit qu’il attend la nuit avant de renter chez lui, dans le Camp de Réfugiés d’Al-Nosayrat, au centre de Gaza. Sa maison abrite en ce moment ses parents et ses jeunes frères et sœurs, depuis que leur maison du Camp d’Al-Maghazi, à l’est d’Al-Nosayrat, ait été anéantie l’hiver dernier. Al-Masri, qui est marié et père de cinq enfants, dit au Weekly qu’il passe le plus de temps possible hors de chez lui parce sa maison de trois chambres héberge maintenant 17 personnes. Tandis que l’hiver approche, il a de plus en plus de mal à rester dehors avec ses collègues de travail ou ses voisins, mais il est incapable de vivre dans une maison bondée. Son plus gros problème est aussi le manque de couvertures pour protéger chacun du froid de l’hiver.

Al-Masri n’est pas le seul à avoir été obligé de prendre sa famille chez lui après que l’armée israélienne ait détruit leurs maisons pendant la guerre. En fait, on pourrait dire qu’il a plus de chance que beaucoup d’autres qui doivent héberger leurs familles depuis la guerre israélienne. Adel Sala, 43 ans, n’a pas eu d’autre choix que d’accueillir les familles de deux de ses frères, après que l’armée israélienne ait détruit leurs maisons dans deux attaques distinctes.

Avec 25 personnes vivant maintenant dans sa maison de quatre chambres dans le village d’Al-Qarara, chaque famille s’est installée dans une chambre et les trois hommes dorment dans la quatrième. Sala reconnaît que ce sont des conditions de vie très difficiles, compliquées et embarrassantes. Par exemple, aller à la salle de bains demande une véritable coordination, et lui et ses frères vont à la mosquée pour leurs ablutions pour éviter toute gêne.

Les épreuves terribles sont sans fin cet hiver, et parmi les plus touchés sont les enfants dont les maisons ont été démolies et qui ont dû déménager loin de leur lieu de résidence. Ils ont maintenant à faire de très longues distances pour aller à l’école et manquent aussi de vêtements chauds pour les protéger du froid glacial de l’hiver.

Source : Al Ahram
Traduction : MR pour ISM

Lien de l'article: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12951&type=temoignage&lesujet=Blocus

Des Palestiniens ouvrent une brèche dans le mur de séparation

Publié le 7 novembre 2009 sur le site lemonde.fr

Photos à voir sur le lien suivant: http://www.lemonde.fr/proche-orient/portfolio/2009/11/06/des-palestiniens-ouvrent-une-breche-dans-le-mur-de-separation_1263882_3218.html

Réactions des lecteurs du Monde aux images publiées sur le site le monde.fr visant à témoigner par l'image de l’ouverture d’une brèche dans le mur de la Honte réalisée hier par de jeunes Palestiniens.
L’identité nationale française c’est aussi cela messieurs dames !!! On a un peu de mal à fiers d’être Français quand on lit bon nombre de commentaires justifiant l'existence et la nécessité de ce mur!!! CCY


Menfin le légaliste!!
07.11.09 07h44
2 poids 2 mesures , cela se retrouve même dans la tolérance au déni .Ex :le Hezbollah stupidement a fait interdire un manuel scolaire contenant des extraits tirés du journal d'Anne Franck ,le livre lui est toujours en vente.Cela suscite de façon légitime l'indignation .Par contre chez tous ceux qui sont outrés pas UN mot sur la censure Israélienne qui interdit que soit évoquée la Naqbah (Epuration ethnique fondatrice d'Israël)ou la ligne verte dans les manuels...Les murs sont dans la tête aussi

Menfin
07.11.09 04h13
Le marketing des palestiniens est très bon, en revanche le produit qu'ils essaient de nous vendre ne l'est pas. On n'achète pas un yaourt que pour son emballage. A quand une volonté sincère d'arriver a une paix juste et durable ? A force de détourner a leur profits les symboles tel que le mur de Berlin, l'apartheid, la colonisation, les crimes de guerre, les Palestiniens et leurs partisans inconditionnels vident de leur sens ces mots. Les occidentaux ne sont pas dupent et attendent des actes.

GERARD C.
07.11.09 00h37
Pourquoi ce mur en majorité chez les palestiniens si c'est pour la "sécurité" que les régimes israéliens ne cessent de miner en violentant les dits palestiniens ? Pourquoi pas de frontière dans les manuels scolaires israéliens ? in n'a pas fini d'expulser ?

un-mot-de-vérité
07.11.09 00h18
C'est une brèche dans l'humanité envers des civils innocents que ce Mur israélien vise à protéger : 532 civils israéliens tués dans 140 attentats-suicides palestiniens perpétrés depuis octobre 2000 et jusqu'en 2007 en Israël, 5676 civils israéliens blessés pendant la même période dans des attaques terroristes palestiniennes (www.mfa.gov.il/MFA/Terrorism-+Obstacle+to+Peace/Palestinian+terror+since+2000/Victims+of+Palestinian+Violence+and+Terrorism+sinc.htm). Ce Mur est juste, il garde la paix !

FE
06.11.09 23h41
On pense ce qu'on veut du proche orient, mais je trouve que pour le symbole, c'est bien trouvé.

palladio
06.11.09 23h14
Le mur n'est pas un élément isolé, il s'inscrit dans tout un système d'entraves imposées aux palestiniens des TO : le mur s'ajoute aux centaines de checkpoints en cisjordanie et au blocus contre Gaza. Il s'agit d'asphyxier l'économie palestinienne des TO, une façon "discrète" de détruire ce qui reste de la société palestinienne. La seule chose que "Oslo" a laissé aux Palestiniens, ce sont des miettes-prisons invivables. Et le moralisateur Occident approuve une telle infâmie ! Quelle honte !

MAURICE
06.11.09 22h34
Hélas, le mur a prouvé son efficacité. Il n'y a plus d'attentats suicides depuis son érection. CQFD.

Mosart
06.11.09 21h59
Et un mur condamné après enquête par la Cour de Justice internationale de Luxembourg ; sans suite . Mais pour les sanctions contre l'Iran ou l'Irak, on tient bon . Allez expliquer aux populations arabes, et à beaucoup d'autres d'ailleurs, pourquoi le 2 poids 2 mesures au Proche-Orient .

Riviere
06.11.09 21h08
La plupart des hommes politiques qui saluaient la chute du mur de Berlin se sont tus devant la construction de celui qu’Israël érige en Palestine. Bravo pour le courage des jeunes palestiniens.

HAMID E.
06.11.09 20h20
Que les israéliens construisent un mur, pourquoi pas. Plus rien ne m'étonne mais qu'ils le fassent chez eux!

Menfin l'anti Apartheid!
06.11.09 19h43
Depuis la construction du mur de l’Apartheid le nombre de civils Palestiniens tués par l'armée Israélienne est restée constant, la colonisation ainsi que le vol de terres et de l'eau Palestinienne se sont poursuivis. Belle initiative , à poursuivre .Prochaine étape Marche sur Jérusalem pour libérer la ville annexée illégalement.Marche sur les colonies pour affirmer la souveraineté Palestinienne ,la volonté de mettre fin à l’occupation.BDS(Boycott Désinvestissement Sanction)ou impunité?

Roger L.
06.11.09 19h01
"Depuis la construction de cette clôture... le nombre d'assassinats de civils israéliens a fortement diminué"... et les droits inaliénables des Palestiniens ont enfin été reconnus : c'est ce qu'il fallait ajouter. Je le fais pour vous mais par modestie vous ne vouliez pas être le premier à le dire.

alain c.
06.11.09 18h51
M'enfin, c'est bien sûr : il y a le bon mur : le mien, et les mauvais murs : ceux des autres ...

pect
06.11.09 18h50
Si ces jeunes palestiniens croient que les deux murs symbolisent la même chose, c'est qu'ils militent pour une unification Israel/Palestine et qu'ils souhaitent accélérer le processus de colonisation ? Non, ça n'est pas ça ? J'en ai pas compris le message ? Eux non plus peut être....

andré f.
06.11.09 18h48
Tant qu'un mur aura 2 cotés, le gouvernement israélien sera également emmuré.

ROGER
06.11.09 18h46
Qu'est-ce qui, mieux que ce mur, manifeste le racisme de l'Etat d'Israël? Abattez-le sans condition!

MICHEL D.
06.11.09 18h46
Ce mur doit être détruit et il le sera tôt ou tard.

Rudolf B.
06.11.09 18h39
bravo !!!

Gilles
06.11.09 18h38
Bravo! A bas les Apartheids! Vive la Palestine libre!

rastafarien
06.11.09 18h37
Pas sur que les Israéliens soient aussi cléments que ne le furent les communistes en 1989, mais il faut ce courage, puis que l'ONU qui a jugé illégale l'édification de ce mur est incapable de traduire cela dans les actes.

OEIL DE TIGRE
06.11.09 18h34
Le mur de "sécurité" édifié pour se protéger du Hamas,du Hezbollah,de la Syrie,de l'Iran,du Pakistan,des terroriste d'Al-Qaïda,etc Il faut comprendre Israël a reçu des dizaines de millions de roquettes ultra perfectionnées,depuis des décennies. Je vous donne un scoop;ce fameux mur va être délacé tout le long du Jourdain. deuxième scoop;Il est prévu de construire un mur au liban,juste au dessus du fleuve Litani,marchands de ciment affutez vos outils.

JEAN LOUIS D.
06.11.09 18h34
le totalitarisme , la dictature , la negation et la haine de l' autre sont une gangrene qui peut ronger n' importe quelle nation ,....israelienne incluse

Jean-Luc L.
06.11.09 18h26
l'accord de paix est un terrible illusion...autant demander à almadinejad et consort de se convertir au judaïsme cela sera plus facile à obtenir....

Merle observateur
06.11.09 18h24
Pure propagande : les Allemands de l'ouest ne transportaient pas de bombes en RDA et ne s'y faisaient pas sauter. Depuis la construction de cette clôture de sécurité (en général c'est pas un mur), le nombre d'assassinats de civils israéliens a fortement diminué.

Lien des photos et des réactions des lecteurs du Monde : http://www.lemonde.fr/proche-orient/reactions/2009/11/06/des-palestiniens-ouvrent-une-breche-dans-le-mur-de-separation_1263882_3218_2.html

Retour de Palestine

Publié le 4 novmebre 2009 sur le site france-palestine.org
par Nicole Kiil Nielsen,

Nicole Kiil Nielsen, Députée au Parlement Européen et adhérente du Comité Rennais de l’AFPS, s’est rendue en Palestine dans le cadre d’une délégation de femmes députées.
A l’initiative de « International Women Commission [1] » et de Luisa Morgantini [2], une délégation de femmes s’est rendue en Israël et dans les territoires occupés de Cisjordanie du 24 au 29 octobre 2009. Nous avons rencontré deux types d’acteurs, des responsables politiques et des responsables associatifs tant israéliens que palestiniens mais surtout beaucoup de femmes.


Parmi les politiques : Salam Fayyad, premier ministre palestinien, et des députés de la Knesset dont la première femme palestinienne siégeant dans cette assemblée : Hanin Zoabi, trentenaire très charismatique.

Nous avons longuement échangé avec des femmes palestiniennes du camp de réfugiés de Kalandia qui nous ont décrit les difficultés de leur vie quotidienne, les humiliations, les souffrances, et en particulier les nombreux obstacles qu’elles doivent surmonter pour rendre visite à leurs maris et leurs enfants emprisonnés. Parmi les milliers de prisonniers, plus de 400 sont mineurs. Hanan Ashrawi, du Conseil législatif PalestinienJ’ai pu aussi rencontrer le père du prisonnier Franco-Palestinien Salah Hamouri [3]détenu depuis 2005 pour des motifs contestés, sans preuves et sans que le gouvernement français ne se mobilise !

A Haifa, nous avons été reçues par la Coalition des Organisations pour les Femmes qui milite en faveur des droits des femmes arabes et juives et le Mossawa Center qui travaille sur le statut légal et les droits des Palestiniens citoyens israéliens. Une table ronde sur le statut des citoyens arabes en Israel avec le Mossawa Center se tiendra au parlement européen le 10 Novembre 2009 à 14h30 salle ASP 3H1.

A Jaffa ce sont des Combatants for Peace qui nous ont accueillies. Parmi eux, M. et Mme Arami dont la fille de 10 ans avait été tuée par balle devant son école en 2007, drame très médiatisé et qui a donné naissance à une pièce de théâtre présentée en Israël, le rôle de Bassam Arami, le père étant joué par un acteur Israélien Shlomo Vishisky dont le fils a été tué à Gaza en 2004. Haifa, au centre Isha

Au cours de cette soirée nous avons pu entendre le témoignage d’une jeune femme profondément marquée par son passage dans l’armée israélienne et qui milite dorénavant pour la paix. De plus en plus de femmes rejoignent le mouvement. Suite à cette rencontre riche et porteuse d’espoir, je souhaite organiser une audition des Combatants for Peace au Parlement Européen.

A Jérusalem ce sont des militantes de B’Tselem (Centre pour les Droits Humains dans les territoires occupés) qui nous ont fait part de leurs actions de solidarité avec les Palestiniens, de même que des membres de CCDPRJ (Coalition pour la défense des droits des Palestiniens à Jérusalem).

L’accès à la bande de Gaza nous ayant été refusé, l’association de jeunes palestiniens Pyalara a organisé pour nous une visio-conférence qui nous a permis de communiquer avec des jeunes garçons et filles de Gaza.

Dans un rapport en cours d’écriture, je donnerai davantage de précisions sur le déroulement de la mission et sur le contenu des entretiens.

Nous avions prévu de rendre visite à des familles de Jérusalem-Est expulsées l’été dernier de la maison où elles vivaient depuis plus de 30 ans, et qui depuis se sont installées sous des tentes sur le trottoir d’en face. Des colons juifs occupent maintenant leurs maisons. Le hasard a voulu que ce jour là, les militaires et policiers israéliens soient venus détruire le campement et chasser les familles Al-Ghawe et Hanoun (53 personnes dont 19 enfants sans abris). Expulsions de Palestiniens à Sheikh JarraNous avons manifesté notre désapprobation et notre solidarité avec les familles en nous interposant pacifiquement et en exprimant notre indignation face à cette expropriation, exemple flagrant de la discrimination subie par les palestiniens dit « citoyens arabes d’Israël ». Tous les médias arabes ont relaté l’affaire, Al Jazira en particulier… mais seuls les médias arabes.

Mes impressions sont ambivalentes : la situation s’aggrave, la colonisation s’accélère, le béton prolifère, de plus en plus de blocs d’habitations, de routes, de tunnels, de murs… J’ai eu beaucoup de mal à reconnaître des lieux que je connaissais, tant à Hébron, où la violence de l’occupation est toujours extrême, qu’à Jérusalem où de nombreuses maisons arabes sont rasées. Cependant, les témoignages des femmes israéliennes nous laissent penser que depuis l’agression contre Gaza, la société israélienne est ébranlée et que l’absurdité du système commence à être perçue comme une impasse.

[1] IWC : Coalition internationale de femmes pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens comprenant 1/3 de Palestiniennes, 1/3 d’Israéliennes, 1/3 d’internationales.

[2] Luisa Morgantini : Italienne, élue en 1999 et 2004 au Parlement Européen, Vice-présidente de 2004 à 2009, membre du groupe GUE-NGL, féministe, militante pour la paix au Proche-Orient…

[3] http://www.france-palestine.org/art...

http://europeecologie.eu/Retour-de-...

communiqué par le Groupe rennais de l’Afps

Lien de l'article: http://www.france-palestine.org/article13083.html

Palestine - Le coup de poker et faux départ de Mahmoud Abbas

Publié le 07 novembre 2009 sur le site francesoir.fr
Philippe Cohen-Grillet

Le premier objectif est atteint, la Maison-Blanche affirme son souhait de continuer à travailler avec le leader palestinien. Et la décision de ce dernier est loin d’être irrévocable.

C’est bien connu, il n’y a pas d’amour, seulement des preuves d’amour. Et le président de l’Autorité palestinienne est en manque d’affection, au moins de considération politique. Mahmoud Abbas n’a pas voulu signifier autre chose en menaçant et claironnant, jeudi soir, qu’il ne « souhaitait » pas se présenter à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielle prévue, sauf quiproquo à l’oriental jamais exclu, le 24 janvier prochain.

Motif officiel du coup de mou, Abbas « croit toujours aux vertus d’une solution négociée (NDLR : entre Palestiniens et Israéliens), mais il ne peut continuer sans obtenir quelque chose des Américains », dixit l’analyste palestinien Hani al-Masri.

Bref, Abou Mazen (de son nom de guerre), 74 ans, serait las des pas de trois de l’administration Obama sur le dossier du Proche-Orient. Illustration : le week-end dernier, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton en tournée dans la région a apporté, dans un premier temps, son soutien au chef du gouvernement israélien, soutenant Netanyahou, qui souhaite une reprise des pourparlers sans condition préalable et n’offrant qu’un gel partiel des colonisations.

Virage à 180° le lendemain, Clinton mettant alors l’accent sur la nécessité de stopper le développement des colonies israéliennes.

« Respect immense » et soutien forcé des USA

Mais la sortie du président Abbas ressemble surtout à un coup de poker sur le thème usé jusqu’à la corde : « Retenez-moi ou je fais un malheur. » En clair, la menace du chef de l’Autorité palestinienne (et accessoirement du Fatah, principale composante de l’OLP) vise, avant tout, à susciter un élan en sa faveur tant au sein de sa population qu’à Washington.

Au cours de sa longue carrière, Abbas a souvent brandi sa démission à seule fin d’affermir son emprise sur le poste qu’il occupait. Ses adversaires, au sein de camp palestinien, ne s’y sont pas trompés, dénonçant aussitôt une énième « manœuvre tactique ».

Mahmoud Abbas a sans doute eu raison de crier au loup une fois de plus. Pour preuve, à peine connue sa possible intention de jeter l’éponge, que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, l’exhortait à revenir sur sa décision et à briguer un nouveau mandat présidentiel. Pas dupes, les responsables américains n’ont eu d’autre choix que de lui tresser des lauriers.

Le « respect immense » pour le « dirigeant historique » a fait dire au porte-parole de la Maison-Blanche que l’équipe Obama comptait « continuer à travailler avec lui ». Même intention exprimée par Hillary Clinton, et ce « quelles que soient les fonctions » futures d’Abbas.

Au-delà de l’hommage, le dirigeant palestinien doit, entre les lignes, y voir un soutien appuyé, mais qui pourrait trouver ses limites. La Maison-Blanche fait comprendre qu’elle pourrait se résoudre à la voir quitter la scène comme, finalement, il semble le souhaiter.

Reste enfin les dirigeants israéliens. Un responsable gouvernemental cité par l’AFP a déclaré : « Nous considérons Abbas comme un partenaire pour la paix aussi longtemps qu’il est au pouvoir. Nous aimerions démarrer les négociations dès que possible avec la direction palestinienne modérée. »

Bref, on sait ce que l’on perd, etc. Autrefois le chef de guerre Abou Mazen faisait peur, aujourd’hui Abbas inquiète uniquement par défaut. Car il y a pire que lui, plus radical et plus dangereux. Il a encore tout le temps pour changer d’avis.

Lien de l'article: http://www.francesoir.fr/moyen-orient/2009/11/07/mahmoud-abbas.html